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Tour d'Italie - Sagan, Thomas, Fuglsang... Les 7 attractions de la 103e édition
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Publié 02/10/2020 à 23:50 GMT+2
TOUR D’ITALIE - A peine deux semaines après l’arrivée du Tour de France, c’est déjà l’heure du deuxième Grand Tour de la saison, avec le Giro qui prend le départ de Palerme, samedi. Si la plupart des cadors sont absents, l’épreuve peut quand même se targuer d’avoir une start-list emballante. A l’image de ces 7 attractions.
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Peter Sagan, pour sauver son année
Meilleur résultat : / 1re participation
Spécialiste des Flandriennes, le Slovaque de la Bora-Hansgrohe avait décidé cette année de zapper les courses pavées pour se focaliser sur les sprints et sur le Giro. Le chamboulement du calendrier l’a incité à participer auparavant au Tour de France, avec une réussite loin de celle qu’il connait habituellement sur l'épreuve (0 victoire, pas de maillot vert). Du coup, Sagan mise toute sa saison sur le Tour d’Italie, une grande première forcément risquée. Si le Slovaque ne parvenait pas à trouver la mire sur l’épreuve, il pourrait finir cette saison sans le moindre succès, ce qui ne lui est jusqu’ici jamais arrivé chez les professionnels. C’est dire la pression avec laquelle Peter Sagan va s’élancer samedi de Palerme...
Geraint Thomas, la revanche du délaissé
Meilleur résultat : 80e, en 2012 4e participation, aucune victoire d’étape
Courir le Giro, le Gallois ne l’avait surement pas imaginé au moment de préparer sa saison. Mais son manque supposé de forme sur le Dauphiné a poussé sa formation Ineos-Grenadier à ne pas le sélectionner sur le Tour de France, pour laisser les coudées franches à Egan Bernal. Un coup de poignard dans le dos du Britannique et, surtout, un énorme raté tant le Colombien n’était pas en état de lutter. Pendant ce temps-là, sans faire de bruit, le vainqueur du Tour 2018 s’est préparé sereinement en vue du Tour d’Italie en brillant sur Tirreno-Adriatico (2e) et sur les Mondiaux (4e du chrono). De quoi aborder avec confiance une course qui ne lui a jamais réussi et dont il garde un très mauvais souvenir, avec une chute en 2017 alors qu’il était - enfin – leader. Un scénario qu’il espère ne pas revivre cette saison, avec une bonne distance de contre-la-montre qui le favorisera, surtout si des étapes de montagne venaient à être annulées en raison de la neige.
Jakob Fuglsang, la dernière chance
Meilleur résultat : 12e, en 2016 2e participation, aucune victoire d’étape
C’est l’histoire de l’un des meilleurs coureurs de l’histoire sur une semaine à ne jamais y arriver sur trois. Impressionnant, notamment ces dernières années, sur les épreuves de huit à dix jours, le Danois fait régulièrement partie des favoris annoncés des Grands Tours, sans jamais concrétiser. Il ne compte ainsi qu’un Top 10 sur trois semaines et celui-ci date du Tour 2013 ! Devenu l’un des meilleurs classicmen du monde (Liège 2019, Lombardie 2020), Fuglsang rêve toujours, au minimum, d’accrocher le podium d’un Grand Tour et, à 35 ans, ce Giro semble sa dernière chance. Mais, avec Miguel Angel Lopez et Aleksandr Vlasov à ses côtés, le Danois n’aura pas le droit à l’erreur. Surtout au sein de sa propre équipe.
Joao Almeida, le prodige de secours
Meilleur résultat : / 1re participation
Il aurait dû être le lieutenant de luxe de Remco Evenepoel, comme le reste de la saison, mais la chute du Belge sur le Tour de Lombardie et son forfait ont tout remis en question, y compris le rôle du Portugais de 22 ans sur le prochain Tour d’Italie. Sauf énorme surprise, on ne devrait pas voir la Deceuninck-Quick Step véritablement rouler pour lui mais on devrait le laisser jouer sa carte librement, sans pression. Impressionnant depuis le début de l’année (3e du Tour de Burgos et de la Semaine Coppi&Bartali, 2e du Tour d’Emilie), l’ancien coureur d’Hagens Axeon montre de vraies aptitudes en montagne. Si le 7e du Tour de l’Avenir, qui n’a jamais couru plus de dix jours de suite, tient la distance, il pourrait être une belle surprise de ce Giro et, pourquoi pas, accrocher le Top 10 et le maillot blanc.
Steven Kruijswijk, des cauchemars à effacer
Meilleur résultat : 4e, en 2016 8e participation, aucune victoire d’étape
Qui actuellement peut vraiment se dire qu’il garde un pire souvenir du Giro que Steven Kruijswijk ? Contraint à l’abandon en 2017, le Néerlandais avait surtout perdu le maillot rose à deux jours de l’arrivée en 2016, à la suite d’une chute dans la descente enneigée du Col d’Agnel. Il avait réussi à repartir mais n’avait même pas pu sauver un podium, meurtri qu’il était. Depuis, le grimpeur de la Jumbo-Visma a enfin accroché son premier podium en Grand Tour à l’occasion du Tour de France 2019 et apparaît sur le papier comme l’un des trois favoris du Giro, avec Thomas et Nibali. Mais personne ne sait vraiment comment Kruijswijk s’est remis de sa chute sur le Critérium du Dauphiné qui l'a privé du Tour, son objectif initial. De sa récupération dépendra beaucoup le Giro de la Jumbo-Visma, qui mise tout sur son Néerlandais.
Brandon McNulty, un Pogacar bis ?
Meilleur résultat : / 1re participation
A l’instar de Joao Almeida, l’Américain fait partie de cette nouvelle génération qui pousse et qui ne semble avoir peur de rien. Quelques semaines après la victoire de Tadej Pogacar sur le Tour de France, la formation UAE Emirates ne vient évidemment pas sur le Giro armé des mêmes ambitions, mais compte bien étalonner son autre prodige. Très prometteur dès ses débuts (7e du Tour de Californie en 2018) avec la Rally Cycling, le natif de Phoenix avait signé un excellent début de saison (4e du Tour de San Juan, 7e du Tour d’Andalousie) avant que celle-ci ne soit stoppée par la Covid-19. Moins fringuant depuis la reprise, l’Américain reste un coureur dont les qualités (très bon rouleur, solide grimpeur) pourraient faire merveille lors d'un Grand Tour, même si sa récupération reste la grande inconnue. Mais on devrait le voir aux avant-postes en première semaine, d’autant que Palerme et ses environs lui laissent d’excellents souvenirs (vainqueur du Tour de Sicile en 2019).
Movistar, qui pour la jouer comme Carapaz ?
24 participations, 4 victoires finales et 23 succès d’étapes Au moins un coureur dans le Top 10 et une victoire d’étape depuis 2013
Contrairement au Tour de France ou au Tour d’Espagne, il n’est pas rare que la Movistar envoie une équipe "bis" sur le Tour d’Italie. Cela lui permet bien souvent de donner leurs chances à des coureurs équipiers le reste de la saison, voire de révéler des talents méconnus, à l’image de Richard Carapaz (4e en 2018 et vainqueur l’an dernier) ou d’Andrey Amador (4e en 2015). Alors, qui sera la révélation de 2020 ? On suivra avec attention les deux lieutenants de Carapaz en montagne l’an dernier, Hector Carreterro et, surtout, Antonio Pedrero, 4e quelques mois plus tard du Tour de Burgos 2019. Mais la belle surprise pourrait bien venir d’Einer Rubio. Le Colombien de 22 ans, 2e du Baby Giro l’an passé, reste sur une prometteuse 12e place à la Semaine Coppi&Bartali. Vu ses qualités en montagne, une victoire d’étape est tout à fait envisageable. Pour le classement général, il faudrait plus qu’un exploit...
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