Pour la première fois depuis près d’une semaine, les sprinteurs devraient être de sortie jeudi en direction de Trévise. Alors que les bolides du peloton subissent les cols, les forts pourcentages depuis samedi dernier, la 17e étape leur offrira une ultime bouffée d’air frais et d’ambition dans ce Tour d’Italie 2022. Mais encore fallait-il passer les deux premières étapes de montagne de cette troisième semaine. Une gageure qu’a passé sans encombre Arnaud Démare, toujours en course pour s’offrir une deuxième fois le maillot cyclamen, après 2020.
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On a encore très bien géré
Championnats de France
Démare : "On sait qu'on veut nous faire la peau"
26/06/2022 À 15:53
"On a encore vécu une journée difficile, avouait-il à l’arrivée. On n’est pas encore arrivé à bout de ce Giro mais celle-ci, elle est faite". Elle s’est même très bien passée. "On a encore bien géré aujourd’hui, constatait-il. Le départ était très musclé avec la pluie notamment, mais on a aussi connu pire". Le pire, Démare et les autres sprinteurs l’ont craint un temps lorsqu’ils ont logiquement été distancés dans le Passo del Tonale, placé dès le départ de la course. Mais tous ont réussi à reprendre leur place au sein du peloton à l’occasion de la descente et n’ont ensuite lâché prise que dans les 50 derniers kilomètres.

Arnaud Démare (Groupama-FDJ) dans la roue de ses équipiers, avec Mark Cavendish (QuickStep-AlphaVinyl) de l'autre côté de la chaussée

Crédit: Getty Images

Jamais inquiété par les délais, le sprinteur de la Groupama-FDJ a même pu se permettre de récupérer un peu à la veille de l’étape de Trévise, dernière opportunité pour les sprinteurs. "C’est toujours le but du gruppetto, quand on est sprinteur : s’économiser au maximum dès l’instant où on sent que l’on peut en garder pour le lendemain ou pour trois jours après quand il y a un sprint, expliquait Démare. C’est la même chose sur le Tour avant les Champs-Elysées : on ne pense qu’aux Champs-Elysées et on s’économise à fond. Nous, là, il reste encore Trévise".
Les échappés vont nous donner du fil à retordre
Mais contrairement aux Champs-Elysées sur le Tour de France, la 18e étape n’est pas certaine de s’offrir aux sprinteurs. Loin de là. Et le Français ne s’y trompe pas. "Sur le papier, on aura encore droit à un départ musclé, estime t-il. On sera un peu dans le même cas qu’à Cuneo je pense, avec des échappés qui vont nous donner du fil à retordre". Mais ils ne seront pas les seuls. La distance, très courte (156km), ne facilitera pas la tâche des sprinteurs. Mais l’obstacle principal à leurs ambitions sera sans doute le Muro di ca’ del Poggio.

Arnaud Demare (Groupama-FDJ), Giro 2022

Crédit: Getty Images

Cette ascension de 1100m à 12,3% (max 19%), placée à 54km de l’arrivée, risque de faire très mal aux jambes déjà éprouvées par ces derniers jours montagneux. Et certains sprinteurs pourraient être piégés. Jusqu’ici, Arnaud Démare et la Groupama-FDJ ont toujours parfaitement géré les étapes de plaine, même si le Tricolore a déjà été battu par Mark Cavendish (3e étape) et Alberto Dainese (11e étape). Mais le Français se verrait bien rééditer sa performance de 2020, à savoir gagner 4 étapes et le maillot cyclamen. Si ce dernier est acquis, sauf abandon, Trévise est la dernière chance de Démare de réussir la passe de quatre. Et il ne compte pas la laisser passer.
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