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Giro 2022 - Bardet, plan parfait, casse du siècle sur le Tour d'Italie ?
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Publié 05/05/2022 à 10:39 GMT+2
TOUR D'ITALIE 2022 - Romain Bardet peut-il être en rose à Vérone dans trois semaines ? Si la question pouvait paraître un brin saugrenue en 2021, elle ne l'est plus douze mois plus tard. Car Bardet a pris ses marques dans le Team DSM, qu'il a eu, selon lui, "la préparation idéale" et qu'il sort d'un Tour des Alpes remporté. Le Français fait au moins partie de la liste des outsiders du 105e Giro.
Bardet : "Ce que j’y ai fait l’an dernier m’a donné envie de préparer le Giro à fond"
Video credit: Eurosport
Romain Bardet a-t-il déjà touché la victoire du doigt sur un grand tour ? Deux podiums sur le plus prestigieux d'entre eux suffisent-ils à répondre oui à l'interrogation ? Sans doute pas. Et même s'il a fait jeu égal en montagne avec Chris Froome sur le Tour de France 2017, même s'il n'était qu'à 23 secondes du Britannique avant l'ultime chrono, l'Auvergnat n'a jamais donné l'impression de pouvoir le faire. Cinq ans plus tard, et alors qu'il a changé d'équipe "pour voir ce [qu'il] avait dans le ventre", le coup semble jouable. Oui, Romain Bardet peut remporter le Tour d'Italie 2022.
C'est peu dire que Bardet s'est fait discret depuis la reprise de la saison. Trois courses à étapes (UAE Tour, Tirreno et Tour des Alpes) et une apparition remarquée pour son sens de l'amitié envers Julian Alaphilippe sur Liège-Bastogne-Liège. Si l'annonce de sa participation au Giro a tardé, une habitude pour sa formation qui souhaite ainsi préserver ses hommes de la pression, tout était en fait prévu depuis plusieurs mois. "Ce que j'ai fait l'an dernier sur le Giro (7e) avec un niveau physique qui ne me satisfaisait pas vraiment m'a donné envie de revenir, de me préparer pour ça depuis le mois de novembre", nous disait-il dans l'émission Bistrot Vélo lundi.
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Romain Bardet arrive sur le Tour d'Italie 2022 avec beaucoup d'ambitions
Crédit: Marko Popovic
Bardet pense au Giro depuis six mois
Voilà donc six mois que Bardet pense à ça. Et pour ceux qui suivent sa carrière de près, cela veut dire beaucoup. Talent évident, le coureur de 31 ans n'a aussi pas son pareil pour maximiser son potentiel. Ascète pour certains, il va loin dans les sacrifices quand il se fixe un objectif. "Le plan de route a été suivi", a-t-il expliqué mercredi en conférence de presse.
Il y a deux raisons, qui s'entrechoquent évidemment, pour expliquer la discrétion de Bardet en 2022. "L'équipe m'a laissé me préparer pour avoir le maximum de fraîcheur sur le Giro". Voilà pour la première. La seconde, corollaire de la première, furent ces deux stages en altitude, de trois semaines chacun, qui font dire à Bardet qu'il a eu "la préparation idéale".
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Pluie, souci mécanique, mur décisif : la grande journée de Pinot et Bardet
Video credit: Eurosport
Tout ceci s'est ainsi confirmé au Tour des Alpes où il a triomphé en battant Pello Bilbao, Mikel Landa, Hugh Carthy ou Miguel Angel Lopez, quelques-uns de ses adversaires probables sur le Giro. Il en manquait quelques autres, et non des moindres, (Carapaz, Almeida, Yates) mais peu importe au fond. "C'était très bon de gagner le Tour des Alpes. C'était une course importante parce qu'elle arrivait après un bon bloc important d'entraînement. Ça me donne de la confiance pour le Giro. Tester les jambes et l'équipe était forcément une bonne chose", a-t-il dit mercredi lors de sa conférence de presse.
Se servir des erreurs de 2021
Ne comptez cependant plus sur Romain Bardet pour donner des objectifs précis. Puisqu'il a changé d'équipe, "pour se mettre en danger, essayer de nouvelles méthodes, pour se stimuler", le Français embrasse la philosophie du Team DSM, très avare de communication tonitruante. Il faut le pousser dans ses retranchements pour obtenir quelque chose. "C'est néfaste de penser à un résultat brut", rétorquait-il dans Bistrot Vélo. "Bien sûr, je pense que je peux faire mieux que l'an dernier", a-t-il nuancé mercredi. Mieux que 7e donc, seulement serait-on tenté d'ajouter ?
"On démarre avec de grosses attentes évidemment, finit-il quand même par concéder. Le Giro est l'une des courses les plus imprévisibles et l'une des plus dures." Justement, l'imprévisibilité des événements, Bardet aime ça. Cérébral, il aime analyser ses erreurs pour ne pas les répéter. Et c'est pourquoi le Giro de 2021 lui a donné si envie de revenir. "J'ai eu un bon premier essai mais il faut aussi s'habituer à courir en Italie et sur le Giro, déroule Bardet. J'espère utiliser l'expérience de l'année dernière pour progresser. Je découvrais la route, les détails qui peuvent faire la différence. J'espère me servir de ce savoir pour améliorer mon classement et prendre les bonnes décisions quand ça compte."
Vraiment loin de Carapaz ?
Prendre les bonnes décisions ne suffira évidemment pas tant la liste de candidats au podium est longue. "Carapaz, Yates, Bilbao, Lopez, Landa, Almeida, Buchman, Kelderman, Hindley, Martin, énumérait-il dans Bistrot Vélo. Et j'en oublie sans doute..." Pour lui, l'absence de long chrono - le premier fera 9 kilomètres lors de la 2e étape, le second 17 lors de la dernière -, est évidemment un avantage. La difficile troisième semaine sied à sa faculté de récupération. La fraîcheur, sur laquelle il a donc décidé de miser, jouera aussi forcément un rôle.
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Le parcours présenté par Bardet : "Le Blockhaus sera le premier révélateur"
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Quant à ses adversaires, un seul semble aujourd'hui objectivement au-dessus de lui (Richard Carapaz). Mais l'Equatorien n'est pas imbattable et oublier Bardet dans la liste de ses potentiels tombeurs serait une erreur. Être capable de battre le favori ne vous attribue-t-il pas automatiquement l'étiquette d'outsider a minima très sérieux ?
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