Tour de Catalogne, 3e étape - Remco Evenepoel victime d'un "gros trou"… et de la tactique de Jonas Vingegaard
Par Laurent Vergne
Publié 25/03/2026 à 19:25 GMT+1
Remco Evenepoel était fort ce mercredi. Lors de la 3e étape du Tour de Catalogne, le Belge a initié un coup de force en compagnie de Jonas Vingegaard. Malgré l'absence de soutien du Danois, peu enclin à collaborer, il aurait pu aller chercher la victoire. Mais un défaut dans la chaussée à 500 mètres de l'arrivée en a décidé autrement. Il a fini à terre, alors qu'il méritait bien mieux.
"Rien de cassé" pour le malheureux Evenepoel : "Il y avait un trou dans la route"
Video credit: Eurosport
Quelle journée ! Quel final ! Et quelle poisse... On pourra toujours débattre 107 ans sur la nécessité d'une telle manœuvre pour un gain qui, même sans sa mésaventure du dernier kilomètre, aurait de toute façon été au mieux extrêmement marginal. Mais Remco Evenepoel n'en reste pas moins une bénédiction. Une machine à abolir l'ennui. Mercredi, dans cette 3e étape dite de transition sur le Tour de Catalogne, la star belge a mis le feu, obligeant Jonas Vingegaard à sauter dans sa roue. À défaut de gagner gros, il aurait pu gagner tout court. Puis, patatras !
Juste avant de contourner le tout dernier rond-point du jour, le leader de l'équipe Red Bull-Bora-Hansgrohe s'est retrouvé au tapis, perdant toute chance de victoire. À vitesse réelle, la séquence, filmée via l'hélicoptère, n'a pas permis de comprendre exactement le pourquoi du comment. Et le premier témoignage de Jonas Vingegaard, encore calé dans la roue de Remco, n'a pas apporté davantage de précisions. "C'était complètement fou, a confié le Danois au micro d'Eurosport à l'arrivée. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. J'espère juste que ça va."
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Vingegaard sur la chute d'Evenepoel : "Je ne voulais pas tirer avantage de cette situation"
Video credit: Eurosport
A priori, oui. "J'ai mal, c'est clair, mais je n'ai heureusement rien de cassé, je suis debout, donc c'est positif", a vite rassuré le héros malheureux du jour. "Ça n'a pas l'air si grave, heureusement, mais on verra comment il se sent demain (jeudi)", a confirmé de son côté Patxi Villa, un des directeurs sportifs de Red Bull. Mais alors, comment en est-il arrivé à tout perdre à 500 mètres à peine de la ligne ? "Il y avait un trou dans la route, a expliqué Evenepoel. Je voulais juste prendre mon guidon en bas pour faire le sprint et, à ce moment-là, j'ai pris le trou. C'est dommage, car je pense qu'on allait sprinter pour la victoire, mais c'est la vie."
Quand Remco ironise : "La coopération était super…"
C'est peu dire qu'il n'aura pas été récompensé de ses efforts. Car il avait, comme souvent, des fourmis dans les jambes. Au point, donc, de placer un bâton de dynamite dans le peloton en jaillissant d'une bordure à 30 bornes de la ligne. Jonas Vingegaard l'a accompagné et ce duo royal s'est fait la belle. "Je ne m'attendais pas du tout à ça, assure le double vainqueur du Tour de France, je pensais voir un groupe plus important, mais il est y allé et j'ai sauté dans sa roue. Remco était très fort, vraiment aéro sur le plat. Et je suis content d'être resté avec lui".
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L'échappée de Vingegaard et Evenepoel, la chute du Belge et la victoire de Godon : le résumé vidéo
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Content, Evenepoel ne l'a pas vraiment été, lui. Car avant d'être victime de ce gros trou dans la chaussée, il lui a d'abord fallu composer avec la tactique d'un Vingegaard ayant refusé de collaborer jusqu'au bout. Suivre, bien sûr. S'associer, non. "La coopération était super…", a ironisé le Belge, un brin frustré. "À un moment, il était mécontent contre moi, mais c'est le cyclisme et la tactique qui veut ça. On avait notre propre stratégie", s'est défendu l'homme fort de la Visma-Lease a Bike.
À cinq kilomètres de l'arrivée, Remco Evenepoel a semblé se relever avant de se raviser et d'en remettre une couche, tenant à lui seul en respect ce qu'il restait encore du peloton. Impressionnant, quand bien même l'écart oscillait entre 10 et 15 secondes à peine. Un gros numéro, faute d'un énorme coup, le tout dans l'improvisation. "On voulait faire des bordures, mais ce n'était pas prévu que Remco attaque comme ça avec Jonas. Mais c'était bien", glisse Villa.
C'était fort, surtout. "Je voulais aller jusqu'à l'arrivée, car je trouvais que l'écart était assez grand, a plaidé Remco Evenepoel. J'ai poussé jusqu'à l'arrivée pour gagner. Mais malheureusement, les 500 derniers mètres ne se sont pas terminés comme on le voulait. C'est la course." Au moins a-t-il évité le pire.
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Evenepoel à terre, Vingegaard repris, Godon vainqueur : le dernier km complètement fou en vidéo
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