Tour de Catalogne 2026 | Victorieux, confiant, Jonas Vingegaard fonce tout droit vers le Giro : "Je serai à un très bon niveau là-bas"
Par Paul Citron
Mis à jour 30/03/2026 à 15:06 GMT+2
Jonas Vingegaard n'a rencontré aucun adversaire de sa trempe en Catalogne. Le Danois s'est imposé pour la première fois dans l'épreuve avec la sérénité froide qui le caractérise, victorieux deux fois en solo quand la pente s'est élevée. Lenny Martinez, Remco Evenepoel et les autres n'avaient pas de quoi le suivre. Une nouvelle démonstration de force avant son premier grand objectif : le Giro.
Et à 2 km de l'arrivée, Vingegaard a encore largué tout le monde : le résumé de la 6e étape en vidéo
Video credit: Eurosport
Une victoire nette. Sans bavures. Une victoire à la Vingegaard. Avec une minute et vingt-deux secondes d'avance sur son premier concurrent, Lenny Martinez, le Danois de la Visma-Lease a bike repart ce dimanche de Catalogne fort d'un succès qui lui ressemble, conquis avec méthode et sans emballement.
Assailli de toutes parts par Remco Evenepoel et la troupe Red Bull-Bora-Hansgrohe lors de la dernière étape à Barcelone dimanche, Vingegaard a défendu sans faiblir son avance au classement général jusqu'à l'arrivée. "Ils m'ont bien mis sous pression, a-t-il reconnu après coup, heureusement, j'avais les jambes pour répondre." Exactement ce qui frustrait son concurrent belge. "Jonas a encore couru de manière très défensive, comme il l'a fait toute la semaine, en fait, sifflait-il devant Sporza. Je ne pouvais rien faire contre ça." Précisément.
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Une planète d'écart : comment Vingegaard a écrasé la concurrence sur l'étape-reine
Video credit: Eurosport
Je suis optimiste pour le Giro
De la troisième étape pétaradante où il a tué dans l’œuf la sortie enflammée d'Evenepoel à la montée finale de samedi vers Queralt, où il n'a rien eu d'autre à faire que monter à son rythme pour se retrouver seul en tête, Vingegaard a tout bonnement cadenassé l'épreuve. C'était son plan, il l'a exécuté. Comme sur Paris-Nice, il y a deux semaines à peine. "J'ai connu un super début d'année, approuvait-il dimanche. Gagner sur Paris-Nice et en Catalogne me donne de la confiance pour ce qui vient." Les courses se suivent, se ressemblent et il n'y avait rien de tel pour donner de l'assurance au double vainqueur du Tour de France avant la suite de son programme. Celle qui importe.
"Historiquement, cette course a toujours été une course de préparation pour le Giro et c'est aussi une raison pour laquelle je suis là, a-t-il glissé à Barcelone dimanche soir, rapporte CyclingNews, accompagnant ceci de la courtoisie d'usage : "C'est aussi une belle course en elle-même et j'ai toujours voulu la gagner." Personne n'est dupe et ça ne fait rien, de toute manière. Vingegaard a calibré son printemps pour être en forme en Italie au mois de mai, et tout ce qu'il fait est fait en fonction de cet objectif.
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L'échappée de Vingegaard et Evenepoel, la chute du Belge et la victoire de Godon : le résumé vidéo
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"Ma forme est bonne, sans que je sois à mon meilleur niveau encore, a-t-il même averti dimanche. Je suis optimiste pour le Giro, je serai à un très bon niveau là-bas." Désormais, jusqu'au départ du dernier grand Tour qu'il n'a pas remporté, le 8 mai prochain à Nessebar (Hongrie), le Danois va rester dans son coin. "Pas de courses, juste des camps d'entraînement." L'homme du Nord fond sur la Méditerranée, il a déjà conquis Nice et Barcelone. Reste à marcher sur Rome.
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