Pluie et nervosité, van Vleuten et Longo Borghini à la chute : oui, ce Tour de France Femmes 2023 est bien lancé

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Décidément, la deuxième étape commence peu à peu à prendre des airs de traquenard pour les coureuses du Tour de France Femmes. A l'instar de 2022 où les chutes avaient été spectaculaires, l'accident de Marta Cavalli en tête, cette seconde sortie de 2023 était encore teintée de nervosité. Presque comme attendu par les coureuses qui ont aussi dû jongler avec une météo capricieuse ce lundi.

Van Vleuten impliquée dans une chute collective

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Le visage d'Eva van Agt en disait long sur l'état de tension qui régnait dans le peloton ce lundi. Partie en échappée avec ses deux compatriotes Yara Kastelijn et Anouska Koster à trente bornes de l'arrivée, la Batave de la Jumbo-Visma semblait quelque peu lassée par l'attitude de la première citée, déterminée à agiter ses consoeurs de fuite.
Plus que cet épiphénomène, la coéquipière de Marianne Vos a surtout été victime de la première "grosse" chute de ce Tour de France Femmes 2023, quelques kilomètres plus loin dans un virage. Comme un symbole du piège attendu dans ce second acte, ponctué de quelques sorties de route notables.
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Lippert surprend Kopecky à l'issue d'une journée marquée par les chutes : le film

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La pluie en baromètre de la course

Sur un parcours relativement piégeux entre Clermont-Ferrand et Mauriac, le curseur "nervosité" était attendu sur de sacrées hauteurs. Les conditions météorologiques de fin d'étape n'ont pas aidé à calmer "l'agitation" du peloton. "Le plus important, c'est qu'on ne soit pas tombé, que Demi (Vollering) n'ait pas perdu de temps", a confié l'actuelle maillot jaune Lotte Kopecky, deuxième ce lundi à Mauriac. "Avec la pluie, les routes étaient très glissantes. C'était vraiment très dangereux, on a fait attention dans les virages. On a essayé de ne pas prendre trop de risques."
Le final dans le Cantal a eu son lot de surprises. Outre la violente sortie de route d'Eva van Agt, d'autres coureuses ont été piégées par cette chaussée détrempée et très piégeuse comme Maria Giulia Confalonieri (Uno-X) ou encore Lauretta Hanson (Lidl-Trek).
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Lippert : "Je n'arrive pas à croire que j'ai passé la ligne en tête"

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Les favorites épargnées… ou presque

Si certains écarts ont été violents et ont marqué ce deuxième acte, les favorites et les prétendantes au général ont été relativement épargnées. Toutes à l'exception de la tenante du titre. Prise dans une chute à 47 kilomètres de l'arrivée avec Elisa Longo Borghini et sa coéquipière Liane Lippert, Annemiek van Vleuten a eu droit à sa petite frayeur. "Je suis en fait tombée deux fois, dans le fictif et dans la montée. Ça a été un peu stressant, mais l'équipe a si bien travaillé", racontait la championne d'Allemagne, vainqueure du jour qui plus est.
Plus de peur que de mal pour les deux grimpeuses de la Movistar, finalement bien remontées à l'avant et sans égratignure comme l'a confiée la championne du monde après la course. Mais cette légère embardée souligne une nouvelle fois l'état de nervosité attendu et anticipé par les coureuses de cette Grande Boucle. "Chaque année, les premières étapes sont tendues. C’est la plus grosse course au monde, tout le monde veut bien faire et arriver à 100 % pour ne pas faire d’erreur", nous disait Evita Muzic la semaine passée.
"On sentait que les filles étaient sur des œufs, on s'en sort plutôt bien", soulignait aussi Jacky Durand sur le plateau des Rois de la Pédale après la course. Les duels à distance et les quelques batailles sont bel et bien lancés, cette deuxième étape a été un beau rappel. D'autant que la pluie pourrait encore s'inviter dans les prochains jours…
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"Elle avait de bonnes jambes Juliette Labous, ça peut la rassurer"

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