Tour de France Femmes 2023 : FDJ-Suez, un autre statut, mais toujours une indéniable envie d'en découdre
Eurosport sur GoogleC'est l'une des places fortes du peloton féminin. Bien pourvue avec plusieurs coureuses de renom comme Cecilie Uttrup Ludwig, Marta Cavalli ou encore Evita Muzic, la FDJ-Suez aborde ce Tour de France Femmes 2023 avec un leitmotiv légèrement différent par rapport à 2022. Mais toujours avec l'envie de peser sérieusement sur la course. Décryptage avec le manager général Stephen Delcourt.
"Mais c'est quoi cette poisse !" : au coeur de l'équipe FDJ-Suez quand Uttrup Ludwig chute
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Nouveau Tour, nouvelles ambitions pour la FDJ-Suez. Propulsée formation numéro un, ou presque, pour la première édition notamment après l'excellent Giro Donne 2022 de Marta Cavalli, la bande de Cecilie Uttrup Ludwig et Evita Muzic aborde le Tour de France Femmes 2023 avec d'autres intentions. Mais toujours avec l'ambition de s'inscrire parmi les références du plateau.
Derrière le duel attendu entre les deux cannibales Annemiek van Vleuten et Demi Vollering, les Tricolores se tiennent prêtes pour bousculer la course. Plus qu'une simple arbitre de l'escarmouche entre les deux Bataves, l'équipe de Stephen Delcourt entend jouer les premiers rôles comme elle l'a fait l'an dernier en plaçant deux filles dans le top 10 du général. Avec un autre costume cette année toutefois, bien différent de celui de la dernière cuvée.
Tour de France Femmes
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25/10/2023 à 12:18
Jouer pour ne rien regretter
Cette première édition du Tour de France Femmes, la FDJ-Suez l'a traversée par toutes les émotions. "On peut faire tous les plans possibles en amont sur notre stratégie ou autre. On l'a fait l'année dernière et au bout de deux étapes, on a dû tout changer", nous confie le manager général Stephen Delcourt, joint par téléphone en début de semaine, et faisant notamment écho au grave accident de Marta Cavalli sur la deuxième étape.
La philosophie est donc différente pour cette nouvelle campagne. "L’année dernière, on arrivait comme quasi favoris après le Tour d’Italie de Marta. On arrive comme outsiders. Nos adversaires sont très forts et on sait qu’il y a un gap entre eux et nous. Il y avait un gap avec Vollering sur le début de saison et avec Van Vleuten."
Pour tenter de bouleverser l'ordre (presque) établi, il faudra aussi dompter un tracé très exigeant cette année encore. "Le parcours est hyper intéressant, hyper complet. Il y a de tout, de quoi s’amuser pour déjouer nos adversaires. On a vraiment envie de marquer cette édition. Ce Tour de France, c’est quasiment huit courses indépendantes, comme des Classiques. On doit être capable de jouer la gagne six étapes sur les huit", abonde le dirigeant.
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Ludwig dépose Vos dans la côte finale à Epernay : l'arrivée en vidéo
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Uttrup Ludwig, Cavalli et Muzic en cheffes de meute
Pour mener à bien sa quête de victoire, la formation tricolore pourra encore compter sur un collectif de rodé, emmené par Cecilie Uttrup Ludwig, sixième du dernier Giro Donne. "Son pic de forme est programmé pour le Tour. Elle était au Giro pour aider Marta et Évita. Elle s’est vite retrouvée comme notre principale carte."
De son côté, Marta Cavalli retrouve les joutes du Tour, un an après son accident. L'Italienne recouvre peu à peu des sensations et a montré qu'elle avait des cannes sur le Tour des Pyrénées ou en début de Giro "Elle n’est pas guérie à 100 %, mais il y a beaucoup de signaux positifs, elle retrouve du plaisir. On est vraiment dans la reconstruction d’une athlète qui reviendra au très, très haut niveau", continue Stephen Delcourt qui a également salué "la progression constante et linéaire" d'Evita Muzic, "un rêve pour tous les managers" comme il le confesse.
Le "boss" de la FDJ a de nouveau insisté sur la puissance de son collectif. "Il va falloir être stratège et jouer sur nos armes face au plus gros collectif du peloton à savoir SD Worx. Grace Brown et Loes Adegeest ont aussi fait un énorme début de saison. On a de la chance d’avoir un collectif très fort, agressif et ambitieux pour déjouer les plans de nos adversaires."
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Uttrup Ludwig : "Je ne peux pas copier Van Vleuten, je dois trouver ma propre voie"
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Profiter de la bagarre van Vleuten-Vollering
Parmi ces adversaires, deux sortent de la mêlée : Annemiek van Vleuten et Demi Vollering. "On peut les comparer avec Pogačar et Vingegaard", analyse le dirigeant qui voit dans ce duel une fenêtre de tir à exploiter. "Cette rivalité est aussi notre meilleure opportunité. C’est à nous de pouvoir déjouer leur plan et d’être 'le caillou dans leur chaussure'. Il va falloir être stratège, anticiper et ne pas avoir peur de perdre."
Non, il ne faudra pas être passif sur la route la semaine prochaine. "Si on joue, et que nos adversaires jouent contre la SD Worx, le Tour de France va en sortir grandi. Il faut continuer à courir avec de l’instinct, de l’audace et le plus de générosité possible. Il ne faut pas prendre le Tour de France à l’envers, ne pas être spectateur."
Et lorsqu'on lui demande ce qui le comblerait à l'issue de ce Tour, Stephen Delcourt ne passe pas par quatre chemins. "Un Tour de France réussi, c’est un bon classement général ou une victoire d’étape. Les émotions de lever les bras sont indescriptibles. Demain, on me dit : 'vous gagnez la première étape, mais vous ne faites rien derrière', je signe tout de suite." La FDJ-Suez a de belles cartes pour atteindre les moyens de ses ambitions.
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