Tour de France Femmes I 10 fois moins que Tadej Pogacar : les primes de Pauline Ferrand-Prévot après son sacre
Par Vincent Bregevin
Publié 04/08/2025 à 11:01 GMT+2
Un peu plus de 60 000 euros. C’est le montant des primes cumulées par Pauline Ferrand-Prévot après sa victoire dimanche sur le Tour de France femmes. Une somme à peu près dix fois inférieure à celle empochée par le Slovène Tadej Pogacar, qui avait perçu 628 030 euros en primes grâce à son sacre chez les hommes il y a huit jours. Mais la comparaison est évidemment limitée.
Reine pour toujours : Ferrand-Prévot au bout d'elle-même après son exploit
Video credit: Eurosport
L’écart saute forcément aux yeux même s’il était annoncé. Avec un total de 264 250 euros, le montant global des primes distribuées sur le Tour de France féminin 2025 était quasiment dix fois inférieur à celui du Tour masculin (2,3 millions d’euros). Cela se lit aussi au regard des sommes récoltées par les vainqueurs. Pauline Ferrand-Prévot, brillamment sacrée à Châtel après un week-end glorieux, a amassé 61 050 euros. Une semaine plus tôt, Tadej Pogacar était reparti de Paris avec 628 030 euros après son quatrième titre sur la Grande Boucle. Une somme un peu plus de dix fois supérieure.
La victoire au classement générale a rapporté 50 000 euros à la championne olympique de VTT cross-country. A cela, elle a ajouté 8 000 euros grâce à ses succès au sommet du Col de la Madeleine, samedi, puis à Châtel, dimanche, chaque victoire d’étape offrant une récompense de 4 000 euros. PFP a également gagné 100 euros après avoir porté le maillot jaune sur le dernier jour de course, la somme allouée à chaque porteur de maillot distinctif, 1 000 euros pour sa troisième place à Plumelec sur la 1re étape et 800 euros pour sa quatrième place au classement final du maillot à pois.
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Le jaune lui va si bien ! Le podium du sacre pour Ferrand-Prévot
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La Rémoise a encore récolté d’autres primes en fonction de son classement sur d’autres étapes, comme sa 5e place à Guéret (400 euros), et son passage au sommet du Col de la Madeleine, répertorié hors-catégorie, lui a rapporté 160 euros. Demi Vollering, dauphine de PFP au classement général, arrive en deuxième position avec un total de 33 560 euros et Maëva Squiban, victorieuse de deux étapes, complète le podium avec 14 220 euros. A titre de comparaison, le montant total des primes perçues par PFP la situe au niveau de Ben Healy, sixième de ce classement chez les hommes avec 61 100 euros.
"Il faut y aller pas à pas"
Les deux épreuves ne sont cependant pas comparables. Ne serait-ce que sur la durée de la compétition, trois semaines pour les hommes et neuf jours pour les femmes, qui entraîne déjà une grande différence sur les retombées économiques. Le cyclisme féminin reste en phase de développement mais il avance dans le bon sens, notamment grâce à la vitrine du Tour. "Maintenant, il y a beaucoup plus d'argent dans les équipes, cela s'est structuré, avait souligné Marion Rousse la directrice de l’épreuve, en début d’année sur Eurosport. L'équilibre financier reste précaire, mais cela n'a plus rien à voir."
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Émue, en pleurs, Ferrand-Prévot triomphe avec une masterclass
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Les primes des coureuses augmentent d’ailleurs doucement mais sûrement sur le Tour de France féminin. En 2021, la somme totale était de 250 000 euros. "Le Tour de France, c'est une course cycliste, mais aussi toutes les infrastructures qui vont avec : la caravane, qui est essentielle pour nous, le village-départ, qui n'existe pas sur les autres compétitions de cyclisme féminin etc, avait expliqué Marion Rousse. On voulait – et on veut toujours – avoir un standing digne de celui du Tour de France masculin, et, pour cela, on en a repris les codes. L'éventuelle augmentation des primes ne se fera pas au détriment de ce dispositif."
Le Tour de France féminin a connu un franc succès cette année, confirmant sa popularité grandissante au fil des ans. "Passer de huit à neuf étapes, c'est un gros message envoyé, concernant le développement du cyclisme féminin, avait souligné Mario Rousse. La course fonctionne, on a l'impression qu'on existe depuis longtemps, alors que ce ne sera que la quatrième édition. Quand on a pris cette décision de relancer un Tour de France Femmes, notre priorité était qu'elle soit encore là dans cent ans. On tend vers ça. Il faut y aller pas à pas." La victoire d’une Pauline Ferrand-Prévot toujours plus iconique pourrait être un coup d’accélérateur bienvenu en ce sens.
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