Tour de France femmes 2026 - "Le staff a cru en moi, alors que j’avais moi-même quelques doutes" : l’évidence Lorena Wiebes n’en était pas une

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Sur une arrivée difficile à Lausanne, on attendait plus les puncheuses que les sprinteuses, mais Lorena Wiebes a surpris son monde en tenant bon dans la montée finale pour s’imposer et se parer du maillot jaune. Un petit exploit dont la Néerlandaise elle-même doutait au départ. Pourtant, quand l'arrivée est groupée, il n'y a personne ces derniers temps pour la faire dévier de son but.

Les favorites se sont jaugées et Wiebes en a profité : le résumé de la 1re étape

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Il est des victoires qui portent le sceau de l'évidence, et certaines évidences ne se révèlent qu'une fois les pronostics démentis. Voir Lorena Wiebes lever les bras au terme d’un sprint appartient depuis longtemps au paysage familier du cyclisme, comme les démonstrations de Tadej Pogacar. Pourtant, ils n’étaient pas nombreux ceux qui imaginaient la Néerlandaise pouvoir triompher à Lausanne.
La côte Saint-François et ses 2,6km à 4,6% semblait dresser une frontière infranchissable pour la sprinteuse de la SD Worx-Protime. Mais les certitudes ne résistent pas toujours à la volonté. En allant puiser au plus profond d’elle-même, Wiebes a repoussé les limites qu’on lui prêtait pour endosser le premier maillot jaune du Tour de France Femmes 2026.
Après l’attaque de Géry, je me sentais toujours bien
"C'était un sprint long, un effort terrible, racontait-elle après son 6e succès sur le Tour. Je me suis accrochée dans les plus forts pourcentages de la côte finale à 1,5 km de la ligne. Arrivée sous la flamme rouge, je me suis dit que les puncheuses ne pourraient plus me décrocher". Elle avait raison. Après tout, elle avait déjà résisté à Kim Le Court et à Célia Géry. "Je m’attendais à ce qu’il y ait des attaques, avouait-elle. Mais, après l’attaque de Géry, je me sentais toujours bien". Restait encore à contenir l’ultime accélération de Demi Vollering, mais sa compatriote de FDJ United-SUEZ avait attendu un instant de trop pour espérer la faire céder.
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Wiebes : "J’ai lancé un peu tôt mais ça s’est bien passé"

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"Quand Demi a attaqué, je me suis dit : 'Il faut que je la suive', poursuit-elle. Je devais tenir bon, je ne pouvais plus me laisser distancer. Je me suis ensuite retrouvée un peu bloquée parce qu’EF Education-Oatly avait lancé sur la droite, mais j’ai fini par trouver un passage. C’était un peu tôt, mais il fallait que j’y aille maintenant !' Ça a été un long sprint, mais je suis vraiment ravie de ce résultat".
Un résultat que craignait la plupart de ses adversaires, qui connaissent la finalité quand Wiebes se retrouve à jouer la gagne. "Quand elle est dans le groupe, on sait que personne n'a vraiment une chance contre elle, raconte Kim Le Court-Pienaar, 2e de l'étape. Nous espérions qu'elle pouvait être un peu entamée après une montée aussi exigeante. Quand elle a lancé son sprint, elle n'a pas pris un énorme écart, mais c'est Lorena, la meilleure sprinteuse du monde". Pourtant, cette victoire à Lausanne, elle-même ne s’y attendait pas vraiment.
Ravie du soutien de l’équipe
"J’ai du mal à y croire, avouait-elle après sa 14e victoire de la saison, soit 50% de celles décrochées par son équipe SD Worx-Protime. Mes équipières ont travaillé d’arrache-pied, même Anna van der Breggen s’est placée en tête à un kilomètre de l’arrivée". Même Lotte Kopecky a dû mettre ses ambitions entre parenthèses face à la détermination de sa sprinteuse. "Je me sentais plutôt bien, a-t-elle déclaré à Sporza après la course. Mais quand Lorena sent la victoire, il n'y a plus grand-chose à faire".
Surtout quand la Néerlandaise est boostée par le soutien de ses équipières. "Je suis vraiment ravie du soutien de l’équipe. Ça m’a donné un surplus d’énergie. Le staff a cru en moi à 100 %, alors que j’avais moi-même quelques doutes. Je leur en suis extrêmement reconnaissante". Difficile d’offrir plus belle preuve de gratitude qu’une victoire assortie d’un nouveau maillot jaune, quatre ans après celui décroché sur les Champs-Elysées lors du lancement de la première édition.
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Reusser vire trop large et chute à 20km de l'arrivée

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Une tunique de leader qu’elle défendra dimanche sur la route de Genève, avec une 2e étape une nouvelle fois vallonnée, mais qui devrait encore plus facilement convenir à la sprinteuse néerlandaise, une arrivée massive étant très probable dans la capitale de la Paix. Et si Genève devait se conclure par un sprint massif, difficile d'imaginer un autre scénario qu'une victoire de Lorena Wiebes. Depuis près de deux ans, la Néerlandaise n'a plus laissé échapper la moindre arrivée au sprint, au point d'avoir fait de l'exercice son territoire, presque sa propriété. Une victoire de Wiebes relèverait alors de l'évidence.

Kool, deux ans après ?

Sauf que le destin aime parfois s'en amuser. La dernière femme à l'avoir privée d'une victoire sur un sprint massif n'est autre que Charlotte Kool. C'était déjà sur le Tour de France, en août 2024. C’était déjà sur la 2e étape. Et c'est justement la sprinteuse de Fenix-Premier Tech qui apparaît de nouveau comme la seule capable de se dresser sur la route de Wiebes à Genève. Reste à savoir si la Néerlandaise s'imposera une fois encore... Une évidence ne fait pas toujours le poids face à la récurrence du destin.
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Entre Aigle et Genève, une 2e journée en Suisse propice aux sprinteuses

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