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Tour de France I Le Tour du jour : Il fallait se mouiller la nuque
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Publié 09/07/2024 à 19:14 GMT+2
Jasper Philipsen a signé sa première victoire sur cette édition du Tour de France mardi, mais le succès du Belge n'a pas vraiment sauvé l'ennui général sur l'ensemble de la course. Un scénario malheureusement sans surprise, dans un contraste saisissant avec la frénésie de l'étape de dimanche à Troyes. Mais au moins, elle a permis à l'équipe Alpecin-Deceuninck de lancer enfin son Tour.
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Le fait du jour
Il faut bien reconnaître qu'on s'est ennuyé ferme. Une petite échappée furtive de deux coureurs, un petit moment de nervosité à l'approche d'Issoudun, un sprint rondement mené par Alpecin-Deceuninck pour une victoire incontestable de Jasper Philipsen… C'est bien maigre pour s'emballer sur une étape du Tour de France. Il y avait un petit sevrage après la journée de repos au bout d'une première partie d'épreuve globalement emballant. Ce n'est clairement pas cette étape qui va le combler.
On n'en attendait pas monts et merveilles. Mais la perspective d'un terrain propice aux bordures dans les 50 derniers kilomètres laissait envisager un scénario un peu plus enthousiasment. Il n'a jamais pu se mettre en place, restant désespérément dans la lignée des premières étapes réservées aux sprinteurs dans ce Tour de France. Il n'y avait pas matière à vibrer, jusqu'à ce sprint final loin de donner lieu à une véritable empoignade.
Oui, il fallait vraiment se mouiller la nuque. On était beaucoup trop loin de la course de mouvement passionnante sur les chemins blancs autour de Troyes dimanche pour avoir une autre impression le spectacle était pauvre ce mardi. Il faut certainement de tout pour faire un Tour, et cela ne rend probablement les étapes enlevées que plus savoureuse. De ce point de vue, celle qui arrive mardi entre Evaux-les-Bains et Le Lioran s'annonce bien plus enthousiasmante. Alors, vivement demain.
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"Respect Messieurs" : Le sprint parfait d'Alpecin-Deceuninck en palette
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Le grand perdant
On attendait mieux de Bryan Coquard. L'arrivée semblait convenir assez bien à ses qualités de sprinteur. Mais le Français n'est jamais parvenu à se mêler à la bagarre pour la victoire. Coquard s'est finalement contenté de la 13e place, trois rangs derrière son équipier Axel Zingle. Ils ont sprinté chacun de leur côté. Pas forcément la meilleure stratégie…
On a aimé
La victoire de Philipsen. Si l'étape a été décevante, elle a au moins permis à l'équipe Alpecin-Deceuninck de montrer enfin de quoi elle est capable sur les étapes promises aux sprinteurs. Avec un Mathieu Van der Poel impérial au moment de lancer son équipier Belge, un Philipsen supérieur comme il a pu l'être l'an passé, l'Alpecin-Deceuninck a manifestement su profiter de la journée de repos pour reprendre ses esprits.
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Van der Poel, décisif dans la première de Philipsen : "Il ne fallait pas qu'il doute"
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Aussi, le petit moment de tension à l'approche d'Issoudun, à environ 60 kilomètres de l'arrivée. Voir les UAE-Emirates se mettre en ordre de marche pour protéger Pogacar, un peloton étiré avant un changement de direction… C'était bien trop court pour s'emballer un peu, mais c'est bien le seul moment où cette course a réservé un peut d'intérêt.
On n'a pas aimé
On avait pris l'habitude de voir les Français briller. Ce n'était pas le cas ce mardi. Aucun Tricolore dans l'échappée, Valentin Madouas seul parmi les poursuivants mais vite repris par le peloton, personne pour peser réellement sur le sprint final parmi les représentants de l'Hexagone. C'était plutôt un jour sans pour la France sur ce Tour. Mais on leur pardonne volontiers après les trois victoires sur les dix premières étapes.
Et le petit mouvement de Philipsen quand il a coincé Biniam Girmay vers les barrières lors du sprint intermédiaire. Un geste bien trop dangereux compte tenu de l'enjeu, gratter deux petits points à l'Erythréen dans la course au maillot verts…
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Encore un sprint houleux : comment Philipsen a devancé Girmay à l'intermédiaire
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La stat : 6
Biniam Girmay (Intermarché-Wanty) n'a pas gagné ce mardi, mais il a pris une très belle deuxième place pour confirmer une régularité assez remarquable. Vainqueur de deux étapes, deux fois deuxième, il a également terminé 9e à deux reprises, soit six étapes sur dix dans le Top 10. Fort.
La décla : Jasper Philipsen (Alpecin Deceuninck), vainqueur de l'étape
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Zingle : "Je crois que j'ai battu mon record de non-puissance"
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Juste pour savoir
Alpecin-Deceuninck est la 9e équipe à remporter une étape sur ce Tour. A ce rythme, on en vient à se demander (ironiquement) s'il restera une équipe sans victoire…
Philipsen a grapillé quelques points pour revenir à 74 unités de Girmay dans la course au maillot vert. On n'ira pas jusqu'à dire qu'elle est relancée… pour l'instant.
Philipsen a signé sa première victoire, il reste trois étapes pour sprinteurs… égalera-t-il ses 4 succès de l'an passé ?
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