Cette fois, Oscar Pereiro n'hésite plus. Dans son esprit, il est bien le vrai vainqueur du Tour de France 2006. Après l'annonce du contrôle positif de Floyd Landis, voilà une dizaine de jours, l'Espagnol était resté discret et prudent sur le sujet. "Franchement, je préfère terminer deuxième et que la contre-expertise ne confirme pas ce résultat", avait-il confié. Coéquipier de Landis chez Phonak l'an dernier, on le sait assez proche de l'Américain. Oui mais voilà, l'échantillon B a démontré que Floyd Landis était effectivement positif à la testostérone.

Désinhibé par l'officialisation de ce cas de dopage, Pereiro s'est montré très clair samedi lors d'une conférence de presse tenue à Vigo. "Maintenant, oui, je me considère à 99% comme le vainqueur du Tour. C'est une victoire de toute l'équipe", estime-t-il. Évidemment, il aurait préféré gagné autrement. "Ce n'est pas la meilleure façon de gagner le Tour, admet le coureur de l'équipe Caisse d'Epargne, mais je ne considère pas cela comme un cadeau, je l'ai gagné sur la route, il faut arriver deuxième. Landis était mon ami, mais il m'a surpris et je le regrette ".

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Prudhomme pas très chaud

Il sait toutefois pertinemment qu'il ne peut encore être officiellement intronisé comme le lauréat de l'édition 2006, ce qui lui permettrait de rejoindre Federico Bahamontes, Luis Ocana, Pedro Delgado et Miguel Indurain au rang des vainqueurs espagnols. "Aujourd'hui c'est un nouveau pas de fait mais je ne connais pas encore la décision de l'UCI ni la ligne de défense de Floyd" , confirme-t-il. "Nous sommes dans l'attente la plus absolue ", avait confié un peu plus tôt Francis Lafargue, porte-parole de l'équipe des Baléares. Tout n'est effectivement pas si simple.

Christian Prudhomme a d'ailleurs refusé de considérer Oscar Pereiro comme le nouveau triomphateur du Tour. "La logique voudrait que le numéro 2 devienne le numéro 1 mais je ne considère pas que Pereiro puisse être le vainqueur, estime le patron du Tour dans un entretien accordé à Reuters. Exemple, si Cyril Dessel avait conservé son maillot jaune après les Pyrénées plutôt que de le laisser à Landis, la course aurait été très différente et Pereiro ne serait pas revenu dans le jeu... Nous savons aussi que les procédures disciplinaires seront longues et nous avons quelques mois devant nous pour nous poser cette question." On ne le sent tout de même pas très chaud...

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