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Le patron, c'est Contador
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Publié 11/09/2008 à 16:45 GMT+2
Selon toute vraisemblance, c'est chez Astana que Lance Armstrong devrait reprendre sa carrière l'an prochain. Problème, la formation de Johan Bruyneel dispose déjà d'un incontestable leader en la personne d'Alberto Contador. L'Espagnol marque déjà son ter
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Décidément, Alberto Contador doit se dire que depuis qu'il a signé chez Astana, sa relation avec le Tour de France ne peut plus être simple. L'Espagnol, vainqueur de la Grande Boucle en 2007, n'a pu défendre son titre cette année, ASO ayant refusé d'inviter l'équipe Astana. Contador venait de payer les errements de Vinokourov, Kashechkin ou Mazzoleni, tous contrôlés positifs sous les couleurs de la formation kazakhe l'année précédente. Cette fois, c'est un revenant, débarqué du Texas, qui vient compliquer les choses pour 2009. Lance Armstrong est de retour, et l'Américain agit comme une sorte de poil à gratter pour Contador.
Cela ne fait guère de doutes, Armstrong va trouver refuge chez Astana, formation dirigée par Johan Bruyneel, l'homme avec qui L.A. a remporté ses sept Tours de France. "Il veut courir gratis, sans argent, et il n'aura pas de problème pour trouver une équipe, mais notre relation est claire: je ne pourrai pas permettre qu'il aille dans une autre équipe", a lancé Bruyneel devant les journalistes après l'officialisation du comeback d'Armstrong. Et le manager belge d'ajouter qu'il allait rencontrer les dirigeants d'Astana en fin de semaine afin de préparer la venue du champion américain. Soit.
"Il pourrait y avoir des complications"
Et Contador dans tout ça? Le Madrilène est aujourd'hui l'indiscutable leader de la formation basée au Luxembourg. S'il remporte la Vuelta dans 10 jours à Madrid, il aura réussi l'exploit de gagner les trois grands Tours en l'espace de 14 mois. Un fait historique dans l'histoire du cyclisme, qui lui donnera une légitimité immense. Impossible dès lors d'imaginer qu'il ne puisse pas s'aligner en leader de son équipe en juillet 2009 au départ de Monaco. Mais la remarque vaut aussi pour Armstrong. Même après trois ans d'inactivité, au regard de son passé, le natif d'Austin ne viendra certainement pas pour viser une place dans le Top 10. Seul le maillot jaune l'intéresse.
Mercredi soir, à Burgos, Contador était donc très recherché au terme de la 11e étape de la Vuelta, et ce n'était pas pour parler de la victoire au sprint d'Oscar Freire, ou même de l'Angliru, qui se profile samedi. C'est à propos d'une autre montagne, susceptible de lui faire de l'ombre, que la presse souhaitait recueillir son avis. Politiquement correct, Alberto a fait bonne figure. "C'est une bonne nouvelle pour le cyclisme car elle va susciter beaucoup d'intérêt, et à Astana, nous serions ravis de l'accueillir à bras ouverts", a-t-il assuré. Mais il n'a pas exclu un choc d'ambitions. "Si nous voulons tous les deux gagner le Tour, alors oui, il pourrait y avoir des complications", a-t-il averti.
Le message est délivré poliment, mais fermement. Astana est aujourd'hui son équipe, et n'a pas vocation à ses yeux à devenir une Discovery Channel bis. Conscient du problème, Johan Bruyneel s'est attaché à rassurer son champion. "J'ai parlé avec Alberto, qui est le meilleur, indiscutablement. Je lui ai expliqué la situation, il n'a pas à s'inquiéter", estime le Belge. Reste une donnée importante: qui peut savoir aujourd'hui si Armstrong sera en mesure de contester sportivement le leadership de Contador. "Je ne crois pas qu'il puisse revenir au meilleur niveau", a d'ailleurs commenté le grimpeur espagnol, comme pour marquer son territoire. De toute façon, Armstrong ou pas Armstrong, il va marteler son message: "En supposant que je participe au Tour de France l'année prochaine, ce sera pour le gagner ". Read my lips (1), Lance...
(1) Lis sur mes lèvres, sous-entendu "écoute bien ce que je dis".
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