Bardet attend son heure
Par Laurent Vergne
Publié 17/07/2018 à 23:12 GMT+2
TOUR DE FRANCE – Resté sagement dans le groupe des favoris, Romain Bardet a regardé la sélection s'opérer par l'arrière mardi lors de la première étape de montagne. Une réserve assumée chez AG2R. Ce n'était ni l'heure ni le lieu pour lancer les hostilités.
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Crédit: Eurosport
Sur le Tour, il y a des journées pour (essayer de) gagner, et d'autres pour ne pas perdre. Mardi, la première bataille des Alpes a tourné court. Mais s'il n'y a pas eu de gagnants, il y a déjà eu beaucoup de perdants. Romain Bardet n'était pas de ceux-là et, pour l'instant, il s'en contentera. "C'était une bonne journée de reprise", juge-t-il.
Pourquoi ne pas être passé à l'offensive, alors que sa position au classement général avant la montagne l'exige ? Le contexte du jour, d'abord : "Il y avait beaucoup de vent de face dans le final, ça a calmé les ardeurs." Le timing, ensuite. "C'est la plus grande course du monde avec les meilleurs cyclistes du monde, il faut pas mal d'humilité et attendre le bon moment, l'ouverture." Ce n'était donc pas pour le Grand-Bornand.
Pierre Latour, qui a accompagné son leader jusqu'au bout dans la Colombière, dernière difficulté du jour, et a récupéré au passage le maillot blanc de meilleur jeune, ne dit pas autre chose. L'heure des grandes offensives n'était pas encore venue. "Il y a encore des grosses journées qui nous attendent, la route est encore longue, dit-il. Aujourd’hui, notre but était de prendre des marques en montagne. Il est toujours difficile de savoir comment le corps va réagir après une journée de repos. Cela montait vraiment vite, on va vu des favoris craquer dans la Colombière."
14e du général après cette première passe d'armes à fleurets mouchetés, Romain Bardet reste à une cinquantaine de secondes de Chris Froome, sans doute son principal point de repère dans la course au maillot jaune. Le leader de l'équipe AG2R La Mondiale assume sa réserve du jour. "Nous étions observateurs de la situation et à l’affût", dit le dauphin de Froome sur le Tour 2016.
Alors, l'offensive est-elle pour mercredi, sur la route de la Rosière ? Possible, à moins qu'il ne choisisse encore de compter les morts, car il y en aura pour mieux porter l'estocade jeudi à l'Alpe d'Huez. Une chose est sûre, Bardet ne pourra pas se contenter beaucoup plus longtemps de rester en spectateur, même aux premières loges.
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