Geraint Thomas : "J'y pense depuis que je suis gamin"

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TOUR DE FRANCE – Après une 15e étape très tranquille, Geraint Thomas va passer la seconde journée de repos en jaune. Le Gallois, qui regrette le désamour du public pour le Team Sky, est maintenant tourné vers la troisième semaine. Celle des Pyrénées, de tous les dangers, mais aussi des espoirs les plus fous pour le maillot jaune. Un maillot qui a peuplé ses rêves d'enfance.

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Jour après jour, un possible triomphe prend de l'épaisseur. Et le principal intéressé, passé de simple équipier à leader bis en quelques jours, y croit lui aussi de plus en plus. Comment pourrait-il en être autrement ? Au soir de la 15e étape, Geraint Thomas pointe tout en haut du classement général. Avec 1'39" d'avance sur son équiper mais néanmoins rival Chris Froome et 1'50" sur le Néerlandais Tom Dumoulin, le Gallois devrait aborder la seconde journée de repos en toute sérénité. Pour mieux se balancer dans les Pyrénées à partir de mardi.
"Je me sens plutôt bien. Un jour comme celui-ci (dimanche) est toujours sympa à vivre. Vous ne voulez pas appuyer sur les pédales", a commenté Thomas après avoir rejoint Carcassonne. Ce 15e opus a permis à tous les favoris au classement général de ne pas s'époumoner. Une bonne chose avant le programme pyrénéen qui s'avance la semaine prochaine.
En revanche, les sifflets à l'encontre du Team Sky n'ont pas cessé sur les routes de l'Aveyron, du Tarn puis de l'Aude. Une situation que regrette Thomas : "Nous aimerions que tout le monde nous aime, regrette-t-il. Il se trouve que ce n'est pas le cas. Pourtant on n'a rien à se reprocher. Il faudrait peut-être demander au public le pourquoi de cette désaffection. Il faudrait aussi peut-être se demander comment nous sommes perçus dans les médias français. Être sifflé avec le maillot jaune, ça ne me fait pas plaisir."
Après avoir fait évoluer quelque peu son discours depuis qu'il arbore fièrement la tunique jaune, le Gallois reste néanmoins mesuré sur une éventuelle victoire dans une semaine : "Pour l'heure, je ne pense pas à gagner le Tour de France, avance-t-il. Je prends chaque jour comme il vient. Et je m'inquiète juste de la prochaine étape chaque jour". Mais Thomas s'attache de plus en plus à sa tunique dorée. C'est un fait.
Comment ne pas y croire un tout petit peu quand on vient de passer cinq journées complètes en jaune ? "Porter ce maillot est quelque chose d'unique, reconnaît fièrement le Gallois de 32 ans, vainqueur à la Rosière (11e étape) et à l'Alpe d'Huez (12e étape) lors de cette deuxième semaine. J'y pense depuis que je suis gamin." Et d'ajouter : "Le maillot jaune booste forcément votre confiance. C'est un honneur de le porter chaque jour. Et ce Tour est définitivement la course de ma vie."
"Je suis désormais habitué à me parer de jaune, après Paris-Nice, le Dauphiné et le Tour de l'an dernier", s'amuse celui qui n'a jamais fait mieux qu'une 15e place à l'arrivée d'un grand Tour et qui avait dominé les quatre premiers jours de la Grande Boucle 2017 avant d'abandonner sur chute lors de la 9e étape, entre Nantua et Chambéry. Tourné vers la troisième semaine, Thomas sait que le plus difficile commence : "Dans les Pyrénées, ça va être 50% dans les jambes et 50% dans la tête. Je sais que je dois rester fort", ambitionne-t-il. Ce fameux "money time" qui ne lui a jamais réussi dans le passé ne l'effraie pas pour autant : "Je ne sais absolument pas comment va se passer la troisième semaine. Je sais juste une chose : qu'elle va être difficile pour tout le monde."
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