Geraint Thomas : "Je me sens comme à la veille de la finale des Jeux"
Par Laurent Vergne
Publié 27/07/2018 à 21:36 GMT+2
TOUR DE FRANCE – Geraint Thomas n'a pas été mis en difficulté lors de la dernière étape de montagne, vendredi. Le voilà donc plus près que jamais de la consécration. Il lui reste à ne pas craquer dans le chrono, samedi. Largement dans ses cordes. L'excitation est là, un peu comme avant une finale olympique, explique le Gallois.
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Crédit: Eurosport
Jusqu'au bout, Geraint Thomas aura donc été impérial en montagne. Non seulement le Gallois a contrôlé tous ses adversaires mais il a même repris six secondes à Tom Dumoulin. C'est donc avec une marge de deux minutes et six secondes qu'il s'élancera samedi, à 16h29, sur les 31 kilomètres du contre-la-montre au Pays basque.
Il lui faudrait céder plus de quatre secondes au kilomètre sur le Néerlandais pour trébucher de son piédestal à la veille de l'arrivée. Improbable, quand bien même Dumoulin est champion du monde de la spécialité. Thomas lui-même n'est pas manchot dans l'exercice. "Le chrono est dur, la dernière côte après 25 kilomètres est même très, très dure donc il faudra avoir sauvé un peu de jambes pour la passer. Alors je vous dirai samedi après-midi si ce chrono me plait..."
Bien sûr, il refuse de crier victoire et on peut le comprendre. "Je me rapproche, c'est certain, mais il me reste encore une journée, dit-il. Je dois livrer un bon contre-la-montre maintenant. J'ai un avantage important, mais je dois encore tout donner samedi. Ce n'est pas fini." Discours convenu, car Thomas sait pertinemment qu'il a fait le plus dur : "Je suis content que la montagne soit derrière nous et je suis heureux que ça se soit bien passé."
A aucun moment il n'aura été mis en difficulté vendredi. L'offensive lointaine de Mikel Landa et Romain Bardet a menacé ses poursuivants (l'Espagnol et le Français ont virtuellement été sur le podium en cours d'étape), mais jamais son maillot jaune : "Je m'attendais à ce que la journée soit éprouvante et elle l'a été. Quand Landa et Bardet ont pris plus de trois minutes, c'était un peu stressant, mais tout est rentré dans l'ordre. Nico (Portal, le directeur sportif, NDLR) a été très bon à la radio. Il a eu les mots pour que nous restions calmes."
En revanche, il n'a jamais été inquiet devant les rares attaques de Tom Dumoulin. "Quand il a accéléré, j'étais assez confiant de pouvoir le suivre, je n'étais pas particulièrement stressé. Je savais que la seule chose que j'avais à faire, c'était de rester avec lui." Au final, seul Primoz Roglic lui a repris un peu de temps, mais là n'était pas l'essentiel pour le Britannique, resté focalisé sur Dumoulin. "On s'est rendu compte que Roglic était le plus fort. J'ai dit à Bernal de laisser Dumoulin boucher les trous et ça a marché", ajoute Thomas.
Après avoir effacé ce dernier obstacle montagneux presque sans sourciller, le voilà à 24 heures du plus grand moment de sa carrière cycliste. Il essaie de rester calme, mais il l'admet, ce n'est pas simple : "Je me sens maintenant comme à la veille de la finale de la poursuite aux Jeux de Londres. J'avais ressenti une grande tension. Il faut que je récupère."
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