J-100 : la Vendée attend la Grande Boucle

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TOUR DE FRANCE - À 100 jours du grand départ de Noirmoutier, les organisateurs de la Grande Boucle étaient en Vendée jeudi. Ils en ont profité pour se projeter sur les festivités à venir et s’assurer que la préparation de l’événement suit son cours.

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Crédit: Eurosport

En Vendée, il ne pleut presque jamais. Dans la grisaille de jeudi, les locaux n’avaient de cesse de le répéter aux visiteurs occasionnels. Espérons donc que les averses qui ont arrosé le bocage à cent jours du grand départ du Tour de France ont vidé les nuages et sont un gage de soleil pour le rendez-vous de juillet. Car ce sont des routes détrempées que Thierry Gouvenou, responsable du parcours pour l'épreuve, a présentées jeudi à la petite équipe de journalistes qui l’ont accompagné en Vendée pour reconnaître les premiers jours de la Grande Boucle.
On aura un premier rendez-vous ici avec la présentation des équipes le jeudi soir”, annonce Gouvenou en indiquant la place Napoléon, à La Roche-sur-Yon. En ce début de printemps, la ville commence à se parer de ses atours de juillet. Des premières installations aux motifs du Tour, à l’image d’une 4L jaune surmontée d’une galerie de vélos, sont déjà installées. De grandes bicyclettes les rejoindront bientôt. Et des affiches aux couleurs de l’épreuve annoncent l’arrivée de la 2e étape, dimanche 8 juillet, au bout d’un faux-plat montant qui mettra les grosses cuisses à rude épreuve.

À Fontenay, on attend les purs sprinteurs

Après la présentation des équipes et avant l’arrivée à La Roche-sur-Yon, l’attention se tournera vers Fontenay-le-Comte. Le premier maillot jaune du Tour y sera remis le samedi 7 juillet. “Avec cette première étape, on traverse le marais poitevin”, explique Thierry Gouvenou. “On n’est pas à l’abri d’un coup de bordure, ça va être très nerveux, mais tous les sprinteurs ne vont pas se faire piéger. C’est une belle occasion pour eux de prendre le maillot jaune.” Sous la grisaille vendéenne, il faut un peu d’imagination pour voir les Kittel, Groenewegen ou Démare l’emporter en juillet devant environ 50.000 spectateurs.
Stéphane Boury, responsable des arrivées pour ASO, voit lui très bien à quoi cela va ressembler. Où sera la ligne ? “Tu es dessus”, s’amuse-t-il, au bout d’une dernière ligne droite de 500 mètres, très légèrement montante et large de 6,5 mètres. “Dans les derniers kilomètres, je vais faire enlever le mobilier urbain”, se projette-t-il. “On va avoir un peloton nerveux, jusqu’à 176 coureurs lancés à pleine vitesse, on va leur faire de la place. Il n’y a jamais de mauvaises surprises, on a un cahier des charges bien précis avec les municipalités.”
Bon alors, qu’est-ce qu’ils vous ont raconté sur le parcours ?” s’enquiert finalement Thomas Voeckler, fraîchement retraité mais toujours local de l’étape après sa reconversion (il travaille avec ASO pour les relations publiques et officie comme consultant auprès du service public audiovisuel). “Ce qui est sûr, c’est que ça va être une belle fête”, s’engage le Vendéen d’adoption. “Ça monte tout doucement. Il faut bien se rendre compte de la chance qu’on a, c’est le quatrième Grand Départ du Tour en Vendée en vingt ans !” Le rendez-vous est pris, dans cent jours.
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