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Tour de France - 1re étape : Bienvenue en terres de vélo
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Publié 07/07/2018 à 00:16 GMT+2
TOUR DE FRANCE - Depuis Noirmoutier-en-l’île et jusqu’en Bretagne, la première semaine de la 105e édition de la Grande Boucle fait la part belle à des départements reconnus pour leur amour de la Petite Reine.
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"Le Tour, c’est le sommet de la pyramide ! C’est la plus grande épreuve cycliste, mais rien de tout cela ne peut exister sans la base, et la base, ce sont les clubs, les amateurs, les bénévoles, les amoureux du vélo avec un maillage extraordinaire sur toute la France." La démonstration de Christian Prudhomme est rodée, et elle s’accompagne d’un geste qui amuse les équipes d’organisation du Tour, lorsque leur patron exhibe devant lui, à hauteur de visage, une main immense dont les doigts puissants s’articulent en une forme pyramidale. C’est expressif. Mais surtout, le patron de la Grande Boucle, qui n’a de cesse de vanter les territoires de la France et du Tour, joint les actes aux paroles et au geste.
Pour le 105e Tour de France, le Grand Départ et les premiers tours de pédales des champions cyclistes sont offerts à quelques-unes de ces terres où la base est la plus solide, entre la côte vendéenne et les côtes bretonnes. Samedi, la première ligne de départ sera tracée en Vendée pour la cinquième fois, un joli total qui prend plus d’ampleur lorsqu’on réalise qu’il se concentre sur les 25 dernières années, depuis la victoire de Miguel Indurain dans le prologue du Puy-du-Fou. Le département et ses habitants sont des privilégiés de la grand’ messe de juillet. Et ils ne le doivent qu’à leur passion du vélo, à en croire les organisateurs de la Grande Boucle.
"Le Tour de France, ce sont 3500 kilomètres de sourires", poursuit Prudhomme, ancien journaliste, jamais avare d’images pour soutenir son joyau. "La Vendée est un département qui a un vrai savoir-faire, en qui on a confiance. Je suis fier de sentir une passion incontestable, chez les jeunes, les anciens, les hommes, les femmes… Il y a une grande fierté d’accueillir le Tour." Il y a bien eu des sifflets jeudi soir, lors de la présentation des équipes à La-Roche-sur-Yon, dans un contexte tendu autour de Chris Froome et son équipe Sky, mais la ferveur est par ailleurs indéniable.
En Vendée, elle se cristallise particulièrement autour d’un homme, Jean-René Bernaudeau, et ceux qu’il considère presque comme ses fils, les coureurs qu’il fait grandir. Il y a d'abord eu le Vendée U, fondé au début des années 1990, et au tournant du siècle est venue la structure pro, ancienne Bonjour, Brioches La Boulangère, Bouygues ou Europcar, aujourd’hui Direct Energie avec un Sylvain Chavanel de retour à la maison et prêt à devenir le coureur avec le plus grand nombre de participations à la Grande Boucle (18).
Icône locale, Bernaudeau est indispensable à la popularité du cyclisme dans un département qui revendique aujourd’hui 10 300 licenciés, le troisième total le plus important de France (la Fédération française de cyclisme en compte 120 000 sur l'ensemble du pays), et "autant de courses qu’il y a de jours dans l’année". Il y a sept ans, lorsque le Tour s’élançait devant les Essarts chers à Bernaudeau, ils étaient 2200 licenciés en Vendée…
Les drapeaux bretons vont (encore) fleurir
Après la Vendée, place à Cholet et La Baule (qui avait accueilli le Grand Départ en 1988, avec la naissance du Village Départ à cette occasion), puis en route vers l’immuable Bretagne, terre de Bernard Hinault et tant d'autres, terre de vélo. "Le Tour, en Bretagne, avec une équipe bretonne… Je vais voir ce que ça donne mais c’est exceptionnel", se projetait Warren Barguil à la mi-mai, lors d’une reconnaissance à Mûr-de-Bretagne.
Le grimpeur de Fortuneo-Samsic, né à Hennebont dans le Morbihan, sera servi, avec quatre étapes dans sa région. La première, au quatrième jour de course, est promise aux sprinteurs avec une arrivée à Sarzeau. "La plus belle ligne droite d’arrivée du Tour, elle fait quatre kilomètres, et sans doute un beau sprint massif”, promet David Lappartient, président de l’UCI et maire de cette commune riche en pistes cyclables fréquentées par de nombreux touristes à l’été venu.
Mais ensuite, ce sera beaucoup plus piégeux, avec deux étapes musclées vers Quimper et Mûr-de-Bretagne, avant de s’enfoncer dans les terres lors de la 7e étape qui s’élancera de Fougères. "J’ai cherché les plus petites routes que je pouvais trouver, s’amuse Thierry Gouvenou, directeur de la course. Le Tour ne va pas se gagner en Bretagne mais ce sera un passage important", anticipe Barguil.
Les organisateurs du Tour attendent 40 à 50 000 spectateurs sur les zones de départ et d’arrivée, comme partout où la Grande Boucle s’installe. Mais ils comptent également sur la ferveur populaire tout au long du parcours, où les drapeaux bretons devraient fleurir cet été, plus encore qu'à l'accoutumée. Ils s’exporteront ensuite vers le Nord, puis les Alpes et les Pyrénées, symboles omniprésents de la ferveur cycliste qui émane de la Bretagne.
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