TOUR DE FRANCE - Bardet a vu l’enfer de (très) près

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TOUR DE France – Victime de trois crevaisons, Romain Bardet a vécu une journée galère sur la route de Roubaix, lors de la 9e étape. Plusieurs fois repoussé aux alentours de la minute, le leader d’AG2R La Mondiale n’a finalement – quasi - rien perdu et peut toujours rêver à la victoire.

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Crédit: Eurosport

"C'est un miracle que je ne perde que sept secondes, c'est un miracle que je sois encore en course !" La réaction de Romain Bardet à l’issue de la 9e étape témoignait de la journée galère vécue par le Français sur la route de Roubaix. Il n’a rien repris à ses adversaires, à l’exception d’un malchanceux Uran, alors qu’il espérait profiter de l’expérience de Dillier et Naesen pour en gagner mais il n’a rien perdu non plus. Vu le déroulement de cette 9e étape, c’est une petite victoire. Ce dimanche soir, le grimpeur d’AG2R La Mondiale pointe certes à 1’39’’ du Geraint Thomas, meilleur des favoris. Soit 7’’ de perdues sur les pavés. Un moindre mal vu la malchance qui s’est acharnée sur le Français.
En mars, Bardet était venu sur A Travers les Flandres pour travailler les pavés, conscient de sa faiblesse dans l’exercice (73e, + 6’47’’) par rapport à certains favoris. Mais le Français n’avait alors pas connu la plus grosse difficulté des courses pavées : la malchance. Et, sur cette 9e étape, elle n’a cessé de frapper le Tricolore. Dès le premier secteur pavé, une crevaison de la roue arrière a obligé le 3ede l’édition 2017 à un premier effort, même s’il a été assez vite ramené dans le peloton par Tony Gallopin.

Deux grosses inquiétudes mais jamais de panique

Une première galère bien insignifiante comparée à celles qui allaient suivre. Sa deuxième crevaison, à 48km de l’arrivée, à l’abord du secteur de Mons-en-Pévèle, l’a mis en bien plus grande difficulté. Relégué à une minute d’un groupe des favoris agité par des attaques, Bardet s’en est remis à ses coéquipiers, sa boue de sauvetage ce dimanche : "J'ai la chance d'avoir sept mecs qui sont prêts à tout donner pour moi sur le vélo, a concédé le Français. Oliver (Naesen), c'est tout à fait le genre d'étape qu'il pourrait gagner, Silvan (Dillier) a fait deuxième de Paris-Roubaix. Tony (Gallopin) est un coureur de classe internationale. Mais on a bien géré nos efforts. On a serré les dents à chaque fois. Cette résilience a payé. Si mon Tour n'est pas fini ce soir, c'est vraiment grâce à eux", a encore une fois souligné Bardet, qui aura mis 24km à rentrer au sein du groupe maillot jaune.
Mais, alors qu’il aurait pu se contenter de ne rien perdre, Romain Bardet avait une autre idée en tête. "Je comptais vraiment faire tout exploser sur les pavés, j'avais vraiment des bonnes sensations, regrettait-il. Je voulais faire la course et j'ai passé mon temps derrière". A peine a-t-il eu le temps de placer une offensive à 12km de l’arrivée que la guigne a encore frappé. A la sortie du secteur d’Hemn, le dernier de la journée, le Français s’est à nouveau arrêté, encore en raison d’une crevaison. Vite dépanné mais pointé à 40’’, il a la chance dans son malheur de retomber sur le groupe Landa (Movistar), en chasse depuis près de 40km. Bien aidés par Erviti et Naesen, les deux hommes sont parvenus à terminer à 7’’ des meilleurs. Une misère. Surtout après avoir vu l’enfer de si près.
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