Tour de France 2022 - David Gaudu, la tête au podium et les pieds sur terre

Eurosport sur Google

TOUR DE FRANCE 2022 - Dixième du général jeudi, cinquième ce vendredi après sa sixième place au sommet de la Super Planche des Belles Filles, David Gaudu (Groupama-FDJ) est là où il voulait être après une semaine de Tour. Dans les Vosges, le Breton entrait sur un terrain enfin taillé pour lui et il a répondu présent ,en même temps que son équipe qui l'a accompagné très loin dans le final.

Le duel a été somptueux : Pogacar a puisé loin pour dépasser Vingegaard au sommet

Video credit: Eurosport

Ce n'est pas une guerre, pas même un petit jeu entre eux. Jeudi, Romain Bardet devançait David Gaudu d'une seconde pour le titre de meilleur Français du général. Après la première arrivée en altitude, le cadet a délogé son aîné, désormais sixième avec une place et… une seconde derrière lui. L'un comme l'autre ont bien résisté sur la Super Planche des Belles Filles, et du côté de la Groupama-FDJ on entretient l'espoir du podium, objectif avoué de la bande à Madiot avant le départ.
Non, Thibaut Pinot n'a pas pu, ou pas voulu plutôt prendre l'échappée du jour vers "sa" montée de la Planche. Marc Madiot, son manager, a reconnu que le Franc-Comtois avait carte blanche si un "gros groupe" d'une vingtaine d'unités sortait. Ça n'a pas été le cas mais les quelques efforts consentis l'ont empêché de jouer l'autre rôle qui lui était alloué : celui d'ange gardien de son jeune leader. Pinot s'est déçu mais ce ne fut pas assez pour enlever les sourires des hommes en bleu-blanc-rouge au sommet la Planche.

Pogacar et Vingegaard intouchables pour Gaudu

"Une bonne journée à l'arrivée, juge David Gaudu. J'avais de bonnes sensations, correctes, pas forcément les meilleures qui soient. C'est une cinquième place des favoris, il faut rester concentrer". En milieu d'ascension, le grimpeur de poche a même eu assez de cran pour se porter à la hauteur de Tadej Pogacar dont l'équipe menait grand train. Un court instant, avant de reprendre "sa" place un plus loin dans le groupe. S'il a été un peu trop juste, comme beaucoup d'autres, pour suivre l'attaque de Vingegaard et le contre de Pogacar, le Français s'en sort avec 19 secondes de débours, rien de déshonorant, donc. "David a fait une belle montée, relève Philippe Mauduit. Il était là où on l’attendait. On voit qu’il s’affiche clairement parmi les tous meilleurs dans ce genre d’arrivée".
"Il y a deux coureurs qui m'ont semblé être au-dessus dans le dernier kilomètre, les deux premiers", pointait Marc Madiot à notre micro. "Pour l'instant, Pogacar et Vingegaard sont au-dessus", abondait quelques instants plus tard Valentin Madouas à celui de France TV. Personne dans l'équipe tricolore n'a jamais imaginé Gaudu se battre avec les deux premiers du Tour 2021, sans doute un voire deux crans au-dessus de tout le monde en montagne. L'objectif du podium aurait pu se résumer à la troisième place. Et pour l'instant, celle-ci est toujours dans le viseur du coureur français, à 21 secondes précisément.
picture

"On est là où on voulait être" : la satisfaction de Marc Madiot après la Planche des Belles FIlles

Video credit: Eurosport

"Je suis satisfait, nous sommes là où nous voulions être, poursuit Madiot. On peut aussi bien faire troisième que dixième. Il y a un lot de coureurs assez proches les uns des autres qui fait que si on ne fait pas de faute et qu'on n'a pas de mauvais passage, on peut aller chercher quelque chose de bien." La lecture du classement général, où neuf hommes, de Geraint Thomas à Nairo Quintana, se tiennent en 56 secondes, confirme les dires de Madiot.

Attention à un nouvel épisode comme en Ventoux en 2021

"Je pense que l'objectif est réalisable et on y croit. David est capable de faire un beau truc", s'avance encore un Madouas excellent dans les Vosges. Globalement, l'équipe Groupama-FDJ fait un excellent début de Tour de France autour de son leader qui n'a jamais été piégé. Et vers la Super Planche, ses gardes du corps ont encore répondu présents. La preuve, même si tout ceci est très anecdotique, la Groupama-FDJ a terminé 3e de l'étape au classement des équipiers derrière Jumbo et INEOS.
"L'équipe a fait un gros travail, que ce soit en début d'étape ou avec Michael Storer qui a fait un super boulot dans la dernière montée", apprécie Gaudu. L'Australien avait pourtant connu un début de Grande Boucle difficile. Une tactique bien pensée selon Marc Madiot : "L'équipe tourne bien. Je note surtout que Storer a été avec lui jusqu'à un kilomètre de l'arrivée. Je pense que beaucoup de gens ont pu penser que Storer était la 'traînasse' dans les premiers jours, on l'économisait pour ici, ces arrivées-là, il est présent au rendez-vous. C'est bien."
Et maintenant ? Il va falloir que David Gaudu reste à ces hauteurs-là, et même qu'il grappille encore un peu de temps, s'il veut monter sur le podium. "Le Tour ne fait que commencer, ce n'était que le premier test. On se réjouit du début de Tour mais le plus dur arrive." Le plus dur ne sera sans doute pas pour déplaire au Français. Mais attention au jour sans : en 2021, Gaudu pointait au 10e rang du général avant de prendre 25 minutes dans la double-ascension du Ventoux. Une telle débâcle serait évidemment encore synonyme d'espoirs de podium envolés.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité