Les sanglots de Mattéo Vercher (TotalEnergies), 2e de la 18e étape du Tour de France : "Pour moi, la course était finie"

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Belle histoire… inachevée. Jeudi, Mattéo Vercher est tombé avant le départ réel de la 18e étape du Tour de France, puis il a craint de ne pas peser sur le final malgré sa présence dans l'échappée. Mais à force d'opportunisme et de pugnacité, il s'est retrouvé à jouer la gagne, jusqu'au bout. Résultat ? Des pleurs, de tristesse et non de joie, avec une 2e place derrière Campenaerts à Barcelonnette.

D'une chute dans le fictif… à une victoire loupée de peu : Vercher, quelle journée

Video credit: Eurosport

Au sol avant même le départ. A terre et en pleurs, peu après l'arrivée. La journée de Mattéo Vercher est un condensé de la brutalité du Tour de France. Le jeune coureur de la formation TotalEnergies a tutoyé un succès phénoménal jeudi à Barcelonnette. Seulement battu par Victor Campenaerts, il a mis plusieurs minutes à faire le deuil de cette potentielle première victoire chez les professionnels.
"Concernant ma chute dans le fictif, j'ai pris une barrière bêtement, rien de bien grave, juste le cuissard arraché", a d'abord éludé dans un rire nerveux le presque héros de la 19e étape. "On avait pour objectif de mettre des coureurs à l'avant, poursuit le Français de 23 ans. On a bataillé fort pour en placer quatre (sur 36, ndlr) dans l'échappée. On a essayé de jouer collectivement."
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Les larmes de déception après la 2e place à Barcelonnette : Vercher relâche la pression

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Vercher n'était pas la carte maîtresse de sa formation, qui pensait aussi au général avec Steff Cras (passé de 14e à 12e). Et pourtant… "J'ai pris mon relais au pied d'une bosse. On était piégés, je pensais me relever. Je me suis mis dans les roues. Pour moi, la course était finie, raconte l'opportuniste. De l'arrière, j'ai vu Victor [Campenaerts] qui attaquait, j'ai juste suivi sa roue. Derrière, ça a fait rideau. J'étais vraiment surpris. Comme quoi, il ne faut jamais perdre espoir."
Valentin Madouas (Groupama-FDJ, 27e) en a souri, notant qu'il avait souffert aux côtés de son compatriote dans les côtes et soulignant ainsi son joli coup tactique. Parce qu'à partir de là, Mattéo Vercher a bien manœuvré : "On a retrouvé Kwiato [Michal Kwiatkowski] dans la descente. On a fait le boulot à trois. On s'est mis d'accord sur le fait de ne pas s'attaquer jusqu'au dernier kilomètre, pour être sûrs d'arriver pour la gagne."
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Vercher : "Je ne voulais pas spécialement attaquer sous la flamme rouge, mais c'est comme ça..."

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Tout a roulé comme dans un rêve pour lui… jusqu'à une tentative d'anticipation plus ou moins forcée, aux 900 mètres. "J'ai attaqué parce qu'ils m'ont laissé un trou, mais je ne voulais pas forcément, déplore-t-il. J'ai tenté de saisir l'opportunité." Loupé, puisque la cartouche alors grillée lui a manqué, quand Campenaerts – qui a réussi à mettre Kwiatkowski à la planche – a dégainé. A la clef, des regrets, sans doute. Des promesses, aussi.
"La troisième semaine, c'est pour les durs au mal, salue Jacky Durand sur le plateau des Rois de la Pédale. Et sur cette étape, ilest de la trempe de Kwiatkowski et de Campenaerts, deux des coureurs les plus expérimentés du peloton, c'est juste énorme." La veille, Richard Carapaz, Simon Yates et Enric Mas constituaient le podium du jour. Ce Tour (particulièrement) n'offre pas de victoire – ni même de place d'honneur – à n'importe qui. Cela ne consolera probablement pas Mattéo Vercher.
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Campenaerts frustre Vercher sur la ligne : l'arrivée en vidéo

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