Tour de France 2024 | Le Tour du jour : Pogacar-Evenepoel-Vingegaard : Alliance et désistement

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Tadej Pogacar (UAE-Emirates) et Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step) se sont trouvés sur la 9e étape du Tour de France et ses magnifiques chemins blancs autour de Troyes. Cette alliance qui paraissait évidente sur le papier a pris forme dans la réalité mais elle est tombé sur un os : la stratégie défensive d'un Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike) qui n'a jamais voulu collaborer.

Les cadors en action, Turgis leur vole la vedette : résumé d'une étape passionnante

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Le fait du jour

Le petit guide de la gestuelle cycliste par Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step). Quand il a attaqué à plus de 70 kilomètres de l'arrivée de la 9e étape, le Belge a vite vu revenir Tadej Pogacar (UAE-Emirates) et Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike). Geste du doigt pour proposer à tout le monde de "tourner", du coude pour inciter le Slovène puis le Danois à prendre un relais... Un seul des deux a répondu à l'appel. Personne ne sera surpris d'apprendre que celui-ci fut Pogacar, pas Vingegaard.
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Violente attaque d'Evenepoel, Pogacar et Vingegaard suivent avec un temps de retard

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S'ils se sont rarement affrontés, "Pogi" et "Remco" partagent la même façon de courir, la même envie de dynamiter la course sur tous les parcours et dans toutes les situations. On voyait avant ce Tour de France une alliance possible entre ces deux forces de la nature, entre deux amoureux de la course, cette 9e étape l'a confirmé. Même à plus de 70 bornes de l'arrivée, les deux n'ont pas eu besoin de se parler pour se comprendre. A fond, tel était le mot-clé.
Oui, mais. Dans la roue, ils avaient un certain Jonas Vingegaard qui, on l'aura compris, n'avait qu'une idée en tête ce dimanche sur les chemins blancs : ne prendre aucun risque pour ne pas perdre de temps. Jamais, le double tenant du titre n'a passé le moindre centimètre de roue devant ses deux rivaux, même s'ils pouvaient être des alliés de circonstances pour éliminer Primoz Roglic, Carlos Rodriguez, Juan Ayuso ou Joao Almeida.
Vingegaard s'en tient au plan et celui-ci n'incluait certainement pas une stratégie offensive sur les chemins blancs. Une fois les sentiments écartés, l'envie de voir ces trois-là se faire la guerre, on comprend aisément pourquoi le Danois n'a pas roulé avec ses rivaux. Après tout, il avait plus à perdre qu'à gagner, lui qui n'aurait jamais lâché Evenepoel et encore moins Pogacar ce dimanche. La Visma était la meilleure équipe du jour et Vingegaard a eu raison de s'appuyer dessus.
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Pogacar accélère à 90km de l'arrivée, Evenepoel va le chercher

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Le grand perdant

Mathieu Van der Poel (Alpecin-Deceuninck) s'est plus montré que jamais sur cette 9e étape. Après tout, lui l'ancien vainqueur des Strade Bianche, trouvait là un terrain à sa convenance. Problème, il lui a manqué deux choses. Le timing premièrement, lui qui a toujours semblé à contre-temps. Les jambes ensuite puisqu'il n'a jamais su réellement faire la différence. Bilan, il a raté une belle occasion de lever les bras sur le Tour.

On a aimé

Tout ! Qu'elle fut belle cette 9e étape. Bravo aux coureurs mais aussi, et surtout peut-être, aux organisateurs qui ont permis un spectacle rare grâce à un magnifique parcours, propice au mouvement. La seule absente fut la malchance, ce que personne ne regrettera.
Les attaques de Tadej Pogacar et Remco Evenepoel. On se demandait si le menu proposé était propice à des attaques entre favoris, elles ont eu lieu et furent multiples. Bien sûr, à l'arrivée personne n'a fait d'écart mais certains ont tenté
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Pogacar abat sa pénultième carte du jour, Vingegaard tracté par ses coéquipiers

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On n'a pas aimé

On comprend que pour un coureur cycliste qui tombe, la seule chose qui compte est de repartir mais dans le cas d'Aleksandr Vlasov, il était évident que le coureur de la Red Bull-BORA-Hansgrohe avait pris un gros coup sur la tête. Le protocole commotion est difficile à mettre en place dans le cyclisme mais il est plus que nécessaire…
Allez, quand même, qui n'a pas ressenti une pointe de frustration en voyant Jonas Vingegaard ne pas rouler avec Tadej Pogacar et Remco Evenepoel ? On a expliqué pourquoi il n'avait pas aidé ses compagnons mais…
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Vingegaard ne "passe" pas avec Pogacar et Evenepoel

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La stat : 2 556

Cela commençait à faire long. La dernière victoire pour les hommes de Jean-René Bernaudeau sur le Tour de France remontait au 8 juillet 2017, avec le succès de Lilian Calmejane aux Rousses. C'était alors sous les couleurs de Direct Energie. Sept ans plus tard, à un jour près, le manager de la formation vendéenne a revu l'un de ses coureurs lever les bras avec le brillant succès d'Anthony Turgis à Troyes. La fin de 2 556 jours d'attente, et un soulagement bienvenu pour une formation invitée sur le Tour cette année.
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Anthologie Turgis : comment le Français s'est imposé au bout d'une journée épique

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La décla : Anthony Turgis

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Turgis : "Gagner sur le Tour, c'est le Graal"

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Juste pour savoir

Ils sont où ce dimanche soir ceux qui disaient qu'un tel parcours n'avait pas sa place sur le Tour de France ?
Les trois victoires en neuf jours ou aucun représentant dans le Top 20 du général, que doit-on retenir de la première semaine des Français sur le Tour ?
Pogacar-Vingegaard-Evenepoel, tient-on déjà le trio pour le podium, dans le désordre ou pas ?
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Bernaudeau : "Anthony sait tout faire, je milite pour de telles étapes"

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Le sondage

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