Tour de France I 7e étape I Tadej Pogacar (UAE-Emirates) : s'il est vulnérable, c'est maintenant

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Tadej Pogacar a beaucoup à craindre du contre-la-montre de 25 kilomètres entre Nuits-Saint-Georges et Gevrey-Chambertin vendredi, lors de la 7e étape du Tour de France. Le Slovène, leader du classement général, a affiché ses limites dans cet exercice ces dernières années, surtout face à Remco Evenepoel et Jonas Vingegaard. Mais il a pris un soin particulier à se préparer en conséquence.

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Jusqu'ici, tout va bien. Très bien même. La pancarte de favori pour le Tour de France, Tadej Pogacar la porte sans souci sur cette première semaine. Il a pris ses marques et jaugé ses rivaux en Italie. Il s'est découvert avec succès dans le Galibier pour s'imposer à Valloire, prendre le maillot jaune et creuser un petit écart au classement général. Il a signé un exercice d'équilibriste pour éviter une grosse chute sur la route vers Saint-Vulbas. Il était idéalement placé pour éviter le piège des bordures au cœur des vignes bourguignonnes jeudi, contrairement à ses équipiers. Le Slovène semble intouchable. Pour l'instant.
Le Tour est encore long et un premier gros test arrive vendredi pour "Pogi". Ce contre-la-montre individuel de 25 kilomètres entre Nuits-Saint-Georges et Gevrey-Chambertin, c'est le moment où il peut être vulnérable. Déjà, par définition, parce qu'il sera tout seul. Si le Slovène s'est senti un peu abandonné par son équipe dans la bordure survenue mercredi sur la route de Dijon, il a en revanche bien pu compter sur elle pour faire une grosse sélection dans le col du Galibier. L'un de ses atouts majeurs sur ce Tour, c'est l'armada dont il dispose. Elle ne sera pas à ses côtés sur le chrono.

Evenepoel et Vingegaard l'ont dominé

Surtout, Pogacar a montré ces dernières années qu'il n'était pas infaillible sur cet exercice. En particulier face à ses deux poursuivants au classement général, Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step) et Jonas Vingegaard (Visma I Lease a Bike), qu'il devance respectivement de 45 et 50 secondes. Il n'a d'ailleurs jamais fait mieux que le Belge sur leurs cinq confrontations en contre-la-montre. La dernière remonte à août 2023 lors des championnats du monde à Glasgow et Pogacar avait accusé un retard de plus de trois minutes sur Evenepoel à l'arrivée.
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Son bilan face à Vingegaard dans les chronos sur lesquels ils ont été opposés reste favorable (6 victoires en 10 confrontations). Mais Pogacar a perdu les deux dernières. D'abord sur le Tour de France 2022, quand il avait concédé 9 secondes au Danois à Rocamadour. Surtout l'an dernier, quand le Slovène avait subi la domination écrasante du futur vainqueur de l'épreuve sur les 22 kilomètres ralliant Passy à Combloux. Relégué à 1'38 de Vingegaard, Pogacar avait pris une grosse claque sur un exercice qu'il a ainsi des raisons de craindre.

Un travail qui porte ses fruits

"Pogi" en a bien conscience. Il a agi en conséquence l'hiver dernier. "La position était trop extrême et j'avais mal partout", reconnaissait-il en marge du Giro. Pogacar a ainsi changé d'entraîneur cet hiver. Avec Javier Sola, il a modifié sa manière de travailler le contre-la-montre. "On a changé pour travailler différemment, en passant plus d'heures sur le vélo de chrono, a expliqué Matxin Fernandez, son directeur sportif, à l'AFP. On a surtout travaillé la position pour trouver le bon équilibre entre confort et aérodynamisme."
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Un choix qui semble porter ses fruits sur le début de saison. "J'ai beaucoup bossé le chrono et je continue à progresser à chaque entraînement, je suis très satisfait de la direction qu'on a prise avec l'équipe", reconnaît Pogi. Cela s'est senti sur le Giro, où il a remporté le premier chrono de l'épreuve à Pérouse avant de prendre la deuxième place sur le second à Desenzano del Garda, à 29 secondes du spécialiste italien Filippo Ganna. "J'avais de bonnes sensations au Giro et depuis on a amélioré encore un peu le matériel en allégeant notamment le vélo", a précisé le Slovène.

"J'adore ce parcours"

Jeudi, la ligne d'arrivée à peine coupée à Dijon, Pogacar a filé sur son vélo de contre-la-montre pour préparer ce rendez-vous déterminant, sans être totalement décisif. Entre Nuits-Saint-Georges et Gevrey-Chambertin, le tracé sera dénué de difficultés, taillé pour les rouleurs. Il a pris soin de l'étudier. Et il l'apprécie. "J'ai fait la 'reco' il y a déjà longtemps, j'adore ce parcours, a assuré le leader d'UAE-Emirates après la course. C'est un très beau chrono, très rapide. Il faut aussi avoir de la puissance, ce n'est pas le tout d'être aérodynamique."
Il ne faut pas se leurrer. Pogacar est en danger sur un exercice qui lui a causé des soucis ces dernières années. Mais il reste très compétitif sur un contre-la-montre. Et le Slovène avance masqué. L'étiquette d'épouvantail qu'il endosse facilement pour le Tour, il la laisse volontiers aux autres pour ce chrono. "Pour moi le favori c'est Remco (Evenepoel, NDLR), a-t-il affirmé à Dijon. Il est champion du monde de la spécialité, il est capable de battre tout le monde. Il est celui à surveiller, mais je peux faire un chrono solide." C'est peut-être le moment où il sera le plus vulnérable sur ce Tour. Mais il est fin prêt à l'affronter.
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Tour de France : Cycling - Tour de France - Stage 7 - Clip - Map

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