Evenepoel 12" devant Pogacar : revivez le dénouement du contre-la-montre
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Le fait du jour
On attendait Remco Evenepoel et il n'a pas déçu. On avait de quoi émettre quelques doutes sur Tadej Pogacar, dans le cadre d'un chrono bien sûr, et il les a levés. On pouvait craindre le pire pour Jonas Vingegaard et il a fait mieux que limiter la casse. Et pour couronner le tout, on a retrouvé un Primoz Roglic impactant avec sa troisième place. Le chrono de la 7e étape entre Nuits-Saint-Georges et Gevrey-Chambertin promettait de livrer ses enseignements dans la course entre les favoris pour le classement général. Il a surtout permis de confirmer une tendance.
Ce Tour est indécis, et il n'en devient chaque jour que plus passionnant.
Il y a eu la petite part de dramaturgie qui fait les bons moments. Ce petit saut de chaîne qui, l'espace d'un très court instant, laissé penser qu'Evenepoel pouvait tout perdre. La récupération d'un petit saut de cabri du Belge a ajouté sa pointe de show à un suspense déjà haletant. Elle a évité une petite injustice. Remco signe une entame remarquable sur la première Grande Boucle de sa carrière. Il avait tenu le choc dans le Galibier, il lui fallait marquer le coup sur sa spécialité. C'est ce qu'il a fait, de manière remarquable, pour confirmer qu'il était un candidat à la victoire finale.
Un problème mécanique et un saut de cabri : Evenepoel s'est fait peur mais a bien réagi
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On pouvait éventuellement imaginer Evenepoel endosser le maillot jaune. Le parcours ne s'y prêtait pas forcément. Un peu trop court, pas suffisamment sélectif, il n'a pas favorisé les grands écarts. Pogacar a bien tiré son épingle du jeu dans ces circonstances. Le Slovène avait connu quelques déboires sur le chrono ces deux dernières années. Cela n'a pas été le cas en Bourgogne. Il a encore une grosse trentaine de secondes d'avance sur Evenepoel au classement général. Vingegaard n'est guère qu'à 1'15 et Roglic à 1'36. Tout reste à faire entre les quatre fantastiques. Avec la douce impression que ce Tour a tout d'un grand cru.
Le grand perdant
Le terme de "grand perdant" est certainement beaucoup trop fort, mais c'est quand même Vingegaard. C'est surtout le classement qui parle. Quatrième, le Danois a perdu du temps sur tous ses rivaux au classement général, Pogacar (25 secondes), Evenepoel (37 secondes) et même Roglic (3 secondes). Mais il est difficile de ne pas croire que le Danois aurait signé des deux mains pour des écarts si réduits après ce chrono. Le double tenant du titre revient de loin après sa terrible chute sur le Tour du Pays basque, il a démarré ce Tour sans grandes certitudes. Il a plus de raisons de se rassurer que de s'inquiéter. Même s'il a concédé un peu de temps.
Primoz Roglic, Tadej Pogacar, Remco Evenepoel et Jonas Vingegaard, quatre fantastiques au rendez-vous
Crédit: Quentin Guichard
L'image du jour
C'est aussi pour ça qu'on aime le Tour. Pour voir Julien Bernard, le local de l'étape, passer haranguer une foule où figuraient de nombreux amis et beaucoup de membres de sa famille. Le coureur français de la Lidl-Trek a savouré jusqu'au bout, se permettant même un petit arrêt pour embrasser sa femme. Ce n'était pas le virage Pinot, c'était la Côte Bernard !
Un air de virage Pinot pour Bernard : le Français obligé de s'arrêter au milieu de ses fans !
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On a aimé
Kévin Vauquelin a pris ce chrono à bras le corps. Oui, il a connu une nouvelle frustration, quand il a vu Victor Campenaerts lui chiper le meilleur temps provisoire pour moins d'une seconde, après avoir perdu le titre de champion de France au profit de Bruno Armirail pour trois petites secondes. Le Français n'en a pas moins pris une très belle sixième place. Avec sa superbe victoire à Bologne, cela confirme la tendance d'un premier Tour réussi pour le Normand.
Dans le même style, on a apprécié de voir Lenny Martinez après avoir signé un temps le meilleur chrono. Le grand espoir du cyclisme français, retenu un peu à la surprise générale par la Groupama-FDJ, n'avait pas connu un début de Tour des plus faciles. Le voir dans de bonnes dispositions sur ce contre-la-montre est d'autant plus réjouissant.
Martinez premier chrono de référence : revivez l'arrivée du Français
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On n'a pas aimé
La longueur de ce contre-la-montre. Le spectacle a été superbe entre les quatre premiers du général (Pogacar, Evenepoel, Vingegaard et Roglic) mais les 25 kilomètres du jour sur un parcours magnifique ne suffisent pas, premièrement à faire de vrais écarts, et deuxièmement à tirer de vrais enseignements. A quand le retour d'un vrai long chrono sur le Tour ?
Bien sûr, cet incident ne lui a pas coûté la victoire mais, la malchance a, une nouvelle fois, frappé Stefan Küng (Groupama-FDJ) sur un contre-la-montre. Il avait déjà connu les douloureuses défaites aux championnats du monde et d'Europe, des coups du sort et même une terrible chute, il a encore été victime d'un problème mécanique ce vendredi.
Catastrophe pour Küng, victime d'un saut de chaîne
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La décla
La stat : 109
Ce vendredi, Remco Evenepoel est entré dans la confrérie des vainqueurs sur les trois grands tours. Le Belge est le 109e coureur de l'histoire à réussir pareille performance après ses succès sur la Vuelta (2022 et 2023) et le Giro (2023). Mieux, à 24 ans et 162 jours, il est le quatrième coureur le plus jeune de l'histoire à compléter la trilogie.
Evenepoel : "On va commencer à penser au podium, j'ai les jambes pour ça"
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Juste pour savoir
Kévin Vauquelin a distancé Bruno Armirail de 49 secondes. Un écart décisif avant l'annonce de la sélection française pour les JO lundi ?
Vauquelin, premier coureur sous la barre des 30' : le Français prend la tête du chrono
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Le premier Français au classement général, Guillaume Martin, est désormais 24e. Y aura-t-il un Tricolore dans le Top 20 à l'arrivée à Nice ?
Tadej Pogacar, Juan Ayuso et João Almeida : on a trois UAE-Emirates dans le Top 6. Et s'ils étaient trois dans le Top 5 à la fin de ce Tour ?