Tour de France I Les débats du Tour : La 11e étape, pour l'échappée ou pour les cadors ?

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La victoire de Jasper Philipsen mardi à Saint-Amand-Montrond change-t-elle le rapport de force sur les sprints de manière générale, et sur la course au maillot vert en particulier ? Le profil de l'étape de mercredi au Lioran sourira-t-il aux échappées, ou verra-t-il une empoignade entre des favoris désireux de jouer la victoire. Ce sont les questions de nos débats du Tour mardi.

"Respect Messieurs" : Le sprint parfait d'Alpecin-Deceuninck en palette

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Un nouveau rapport de force sur les sprints ?
Julien Chesnais
Après tant de frustrations depuis le départ de Florence, Jasper Philipsen a enfin trouvé l'ouverture. C'était même un boulevard vu l'avance du Belge sur Biniam Girmay sur la ligne. Peut-on dire que la machine belge est enfin lancée ? Qu'il va rafler les trois derniers sprints potentiels pour égaler son score de l'an dernier ? Difficile à dire, mais la flèche d'Alpecin-Deceuninck a fait une très forte impression ce mardi, tout comme son train et son poisson-pilote de champion du monde, Mathieu van der Poel, qui l'a déposé comme dans un rêve, comme l'an passé.
Cela demande confirmation, bien sûr, mais le plus dur a peut-être été fait en débloquant le compteur. Il va sans doute lever les bras à nouveau, peut-être dès jeudi, à Villeneuve-sur-Lot, mais Biniam Girmay demeure mon favori pour le maillot vert. Il faudrait que l'Erythréen se loupe complètement sur un sprint pour voir le match être relancé véritablement. Or, pour l'heure, il est d'une régularité quasiment irréprochable. Et si Philipsen remporte les trois derniers sprints et que Girmay finit 2e, ce dernier se retrouverait mathématiquement toujours en tête. La confiance a changé de camp, oui. Mais Girmay conserve les chances les plus sérieuses en vue du classement par points.
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Philipsen - Van der Poel, le retour du duo de choc : le sprint en images

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Vincent Brégevin
On a assisté à la plus grosse démonstration sur un sprint depuis le début du Tour. La maîtrise et la domination de l'Alpecin-Deceuninck, le rôle de poisson pilote de Mathieu van der Poel qui a pris tout son sens sur la route de Saint-Amand-Montrond, la puissance retrouvée de Jasper Philipsen pour devancer nettement ses rivaux comme il savait le faire l'an dernier… Tous les éléments sont réunis pour redonner de la confiance à la formation belge, et elle semblait lui faire cruellement défaut. Cela appelle probablement d'autres victoires dans les étapes à venir. Mais de là à dire que le rapport de force s'est inversé, il y a un pas que je ne peux pas franchir.
Surtout par rapport à Biniam Girmay. L'Erythréen n'a pas ajouté une troisième victoire à son actif sur ce Tour de France, mais il est quand même d'une régularité bluffante à l'image de sa deuxième place sur cette 10e étape. C'est sa force, celle sur laquelle il a toutes les raisons de s'appuyer pour la suite de la Grande Boucle, celle qui lui permet aussi de garder 74 points d'avance sur Philipsen dans la course au maillot vert. Et si le Belge et l'Alpecin-Deceuninck ont repris confiance, Girmay et Inermarché-Wanty ne me semblent pas avoir perdu la leur. Je ne vois ainsi pas de changement dans le rapport de force.
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Encore un sprint houleux : comment Philipsen a devancé Girmay à l'intermédiaire

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L'étape du Lioran : pour l'échappée ou les cadors ?

Julien Chesnais
Située à mi-Tour et au lendemain d'une journée lénifiante, cette étape du Massif Central suscite une grande attente chez les suiveurs mais aussi les fans de Romain Bardet, qui passera forcément à l'attaque sur ses routes auvergnates. Et les autres coureurs ? On les imagine aussi très motivés car ce genre de profil peut sourire, au doigt mouillé, à une bonne moitié du peloton. L'échappée a donc de sérieuses chances d'aller au bout. D'autant que le kilométrage important (211) peut dissuader les formations des "grands" à se mettre en route pour contrôler.
Mais les hommes du général ont aussi de bonnes raisons de vouloir s'imposer. Le final se prête aux grandes manœuvres. Les difficultés s'enchaînent sans répit, les pentes sont terribles (une borne à 14% dans le Puy Mary) et le Point Bonus, au col de Pertus, peut finir d'attiser la gourmandise (8, 5 et 2 secondes) vu la maigreur des écarts au général. Pogacar et Evenepoel, qui ont affûté leurs couteaux depuis Troyes, ont sans doute envie d'assortir une attaque d'envergure à une belle victoire d'étape.
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Tour de France : Cycling - Tour de France - Stage 11 - Clip - Map

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Vincent Brégevin
Je pense aussi que Pogacar et Evenepoel vont avoir des fourmis dans les jambes. Après une journée de repos et une étape ennuyeuse au possible mardi, le leader et son dauphin au classement général auront envie de se dégourdir un peu les jambes. D'autant plus que derrière, les tracés proposés au peloton jeudi et vendredi semblent également promis aux sprinteurs, donc propices à un scénario assez similaire à celui qui s'est produit mardi sur la route de Saint-Amand-Montrond, en espérant quand même un peu plus de mouvement.
Mais je ne les vois pas se découvrir outre-mesure pour autant. Il y a toutes les chances pour qu'une échappée se forme et j'imagine plutôt les favoris laisser faire et se marquer entre eux derrière les hommes de tête. Qu'ils se testent dans le Puy Mary ou le Col du Perthus, c'est possible pour ne pas dire probable. Mais sans viser la victoire d'étape. Je pense qu'il faudra plutôt attendre le week-end pour voir un tel scénario se dessiner avec l'arrivée du peloton dans les Pyrénées.
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"La guéguerre psychologique est à l'avantage de Vingegaard"

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