Les 20 victoires de Tadej Pogacar en 2025 à "égaler" et 18 ans de disette pour la France à reléguer au passé : Paul Magnier, week-end plein de défis

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Prolifique. Paul Magnier l'est en 2025, surtout depuis peu. Avec 18 succès cette saison, le Français de 21 ans réalise une performance inédite pour un Tricolore au XXIe siècle. Et s'il grimpait à 20 (comme Pogacar), en remportant la dernière étape et le général du Tour de Guangxi dimanche ? Pour cela, il devra résister à un final escarpé, en Chine, ce samedi. Une disette de 18 ans prendrait fin.

"Il est imbattable" : Magnier s'impose encore au sprint

Video credit: Eurosport

Peut-il le faire ? Paul Magnier, irrésistible depuis un mois et auteur d'un quadruplé inédit au Tour du Guangxi, se retrouve en position de devenir dimanche le premier Français à gagner une course par étapes World Tour, la première division du cyclisme, depuis 2007.
Même assis, il ne s'arrête plus. A 21 ans, le coureur de l'équipe Soudal Quick-Step continue à affoler les compteurs après avoir signé vendredi sa quatrième victoire en quatre étapes, en restant vissé sur sa selle tout au long du sprint, remporté haut la main.
Sa moisson est déjà historique : avec 18 succès en 2025, le Grenoblois né au Texas réussit la meilleure performance chiffrée sur une saison pour un Français depuis les 19 succès de Laurent Jalabert en 1997. Et en 2025, seul Tadej Pogacar a plus levé les bras que lui avec 20 victoires, sachant que le Slovène n'a gagné que des courses prestigieuses.
Magnier, qui reste sur une séquence démentielle de 13 victoires en... 16 jours de course depuis le 14 septembre, a d'abord moissonné sur des épreuves de moindre envergure en remportant le GP de Fourmies, puis quatre étapes du Tour de Slovaquie et autant sur la Cro Race.
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Et de trois pour Magnier, encore vainqueur au sprint : l'arrivée en vidéo

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Un vainqueur des Champs dominé

En Chine, il confirme au niveau World Tour. Le Tour du Guangxi n'est certainement pas la plus course la plus relevée du calendrier. Mais il y quand même de sacrés clients à l'image du Belge Jordi Meeus, vainqueur du sprint des Champs-Elysées sur le Tour de France 2023 et que Magnier matraque depuis le début de la semaine.
Ses victoires, le bolide français les a toutes décrochées au sprint, avec son style tout en puissance qui fait rêver son directeur sportif Tom Steels. Chez Soudal Quick Step, où on loue son "potentiel énorme", on le rêve en futur Tom Boonen, l'ex-empereur des Flandriennes, et Magnier lui-même se définit d'abord comme un "coureur de classiques qui est capable de bien sprinter".
Samedi, il arrivera sur un terrain beaucoup moins favorable lors de l'étape-reine qui se termine au sommet du col de Nongla, à une trentaine de kilomètres de la frontière vietnamienne. Il s'y présentera avec un petit matelas au classement général où il devance, grâce au jeu des bonifications, Meeus et le Tchèque Pavel Bittner de respectivement 26 et 28 secondes.
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Comme à la parade : Magnier gagne encore et toujours

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C'est court... mais c'est raide

Ce ne sont pas ces deux purs sprinteurs qu'il aura à surveiller samedi, mais des coureurs venus jouer le classement général sur cette unique montée sèche. De tous, l'Equatorien Jhonatan Narvaez, pointé à 33 secondes au général, est peut-être son rival le plus dangereux avec les Jan Christen, Pello Bilbao, Cian Uijtdebroeks ou encore - un autre Français - Victor Lafay (tous à 40").
Magnier pourra-t-il leur résister avant une dernière étape plus plate dimanche où il retrouvera un terrain de jeu propice à ses qualités ? Un bouquet le dernier jour et l'ensemble de l'épreuve, cela ferait deux succès de plus, soit vingt sur l'année, comme "Pogi" en 2025, et mieux que Jalabert en 1997.
Cela s'annonce compliqué, car la pente est raide (7,3% avec des passages à plus de 14%). L'espoir réside dans le fait que la montée est relativement courte (3,2 km), ce qui pourrait lui permettre de limiter la casse. D'autant que Magnier, qui est d'abord passé par le VTT, était plutôt un bon grimpeur chez les juniors. Mais, depuis, il s'est mis à la musculation pour devenir le sprinteur qu'il est aujourd'hui et son poids (70 kg annoncés pour 1,87 m) sera un sérieux handicap samedi.
S'il réussit l'exploit, ce sera une délivrance pour le cyclisme français qui attend depuis une éternité - plus exactement la victoire de Christophe Moreau au Critérium du Dauphiné 2007- qu'un de ses représentants remporte une course par étapes au niveau World Tour.
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Magnier poursuit sa moisson : sa victoire sur le Tour du Guangxi

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