Tour de Lombardie - "C'est ma meilleure saison" : Avec Tadej Pogacar, l'exceptionnel n'est jamais une finalité
Mis à jour 12/10/2025 à 18:40 GMT+2
Alors qu’on croyait avoir assisté à une saison légendaire en 2024, Tadej Pogacar a encore repoussé les limites en 2025, même si cela semblait impossible. Le Slovène d’UAE Team Emirates a peut-être moins gagné, mais il a mieux gagné. Au point de signer une année historique, "la meilleure de [sa] carrière", selon ses propres mots. En attendant 2026, bien sûr.
Attaque, poursuite, largage : Pogacar, un festival de 36 km
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Avec Tadej Pogacar, les certitudes ne tardent jamais à se confirmer. Son succès au Tour de Lombardie, samedi, relevait presque de l’évidence. Sur la route de Bergame, où le Slovène a levé les bras pour la 3e fois de sa carrière, après 2021 et 2023, le suspense n’a jamais existé. Des succès auxquels il convient de rajouter ceux acquis à Côme en 2022 et 2024.
Le voilà désormais avec 5 victoires sur le dernier Monument de la saison, un record qu'il partage – pour l'instant – avec Fausto Coppi mais qu'il aura réussi en seulement 5 éditions. Car une vérité semble gravée dans le marbre : quand Pogacar prend le départ du Tour de Lombardie, il le gagne. Toujours.
C'est un maître sur un vélo
"Tout le monde peut se sentir unique à son niveau, mais gagner cinq fois de suite, gagner à chaque fois que je prends le départ de l'épreuve, c'est que cette course est vraiment taillée sur mesure pour moi", reconnaissait le Slovène. Et, à vrai dire, le constat pourrait s’appliquer à presque tout le calendrier, tant il s'impose partout – ou presque – où il met les roues. "Avec Pogacar, on a l'impression que tout est facile, confie notre consultant David Moncoutié. Pourtant, c'est l'une des courses les plus dures, avec ses 240 km et ses descentes sinueuses… Mais c'est un maître sur un vélo. On a rarement vu ça". On n'a même jamais vu une telle domination, que ce soit sur le Tour de Lombardie, où il est devenu le premier coureur à gagner la course cinq fois de suite, ou sur toute la saison où le Slovène a réussi en 2025 ce que Eddy Mercks et Sean Kelly avaient échoué à parvenir : monter sur le podium des 5 Monuments sur une seule et même saison.
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Pogacar sur le podium des 5 Monuments de l'année : "C'est ma meilleure saison, et de loin"
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Vainqueur du Tour des Flandres, de Liège-Bastogne-Liège et du Tour de Lombardie, Pogacar n'aura donc "échoué" que sur Paris-Roubaix (2e) et sur Milan-SanRemo où il termine à une "piteuse" 3e place. Jamais personne n’avait réalisé pareille performance. Même lui, pourtant auteur d’une saison 2024 record (25 succès contre 20 cette année). Mais la qualité a cette fois un peu pris le pas sur la quantité. "Ça fait sept saisons que je dis que c'est la meilleure saison de ma vie, avouait-il après cette 116e édition. Mais oui, celle-ci est ma meilleure, et de loin". Difficile de le contredire, même selon les standards extraordinaires mis en place par le double champion du monde depuis plusieurs saisons désormais.
15 podiums en 17 épreuves disputées en 2025
En 2025, Tadej Pogacar a remporté 20 succès, soit cinq de moins que l'an passé mathématiquement parlant. Mais niveau qualité, difficile de faire mieux : UAE Tour (+ 2 étapes), Strade Bianche, Flèche Wallonne, Critérium du Dauphiné (+ 3 étapes), Tour de France (+ 4 étapes), les titres mondial et européen de la course en ligne et les Trois Vallées Varésines, en plus donc des trois Monuments remportés. Juste hallucinant. Surtout que le Slovène n'est quasi jamais passé au travers d'un seul de ses rendez-vous de la saison.
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Le show de Pogacar, celui de Seixas : Le résumé de la course
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En 17 épreuves disputées cette saison, il n'a raté le podium qu'à deux reprises : sur le Grand Prix de Québec (29e) et sur le chrono des Mondiaux à Kigali (4e), battu pour une seconde par Ilan Van Wilder pour la 3e place. Sinon, il n'a jamais quitté les trois premières places. C'est cette constance folle, qui hallucine le plus, bien que techniquement, Pogacar n'avait quitté le podium qu'une seule fois l'an dernier (7e à Québec, encore), mais en 11 épreuves seulement. A côté de 2024 et 2025, sa saison 2023 – pourtant forte de 2 Monuments, une médaille mondiale et 17 succès - apparaît comme une année ratée, ce qui en dit beaucoup sur le niveau d'excellence stratosphérique atteint par le Slovène. D'autant qu'au-delà des chiffres, sa domination et sa marge sur la concurrence n'ont sans doute jamais été grandes.
Faire mieux en 2026 ? Vraiment ?
Sur la Grande Boucle, Jonas Vingegaard n’a jamais été un véritable rival dès que la montagne s’est dressée. Remco Evenepoel, lui, n’a jamais été en mesure de rivaliser sur les courses d'un jour de fin de saison. Non, aujourd'hui, Tadej Pogacar part plus tôt, gagne avec plus d'avance et laisse de moins en moins de place au suspense — s’il en reste encore. Jamais il n’a semblé aussi intouchable. Faire mieux en 2026 paraît impensable. Mais avec Tadej Pogacar, une chose est sûre : l’impossible n’existe pas. Et le rassasiement non plus.
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Pas besoin d'attaque brutale : Pogacar s'est détaché... au bas d'une descente
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