Tour de Romandie 2026 | Vainqueur de la 4e étape et leader irrésistible : Tadej Pogacar, la fausse impression de facilité ?
Par Emile Pawlik
Mis à jour 02/05/2026 à 18:06 GMT+2
Trois victoires en cinq jours, comme d'habitude Tadej Pogacar ne laisse que des miettes à ses concurrents. Ce samedi sur l'étape reine du Tour de Romandie, il est revenu au moment opportun pour s'envoler dans la dernière ascension, lâchant Florian Lipowitz dans les derniers hectomètres. Une impression de facilité que le Slovène balaye d'un revers de la main.
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C'est comme s'il ne pouvait pas en être autrement. Comme si tout lui revenait de droit. Le parcours de l'étape reine du Tour de Romandie proposait trois fois l'ascension de l'exigeant Jaunpass (8,1 km, 8,3%) et malgré une échappée au casting chatoyant, Tadej Pogacar (UAE Emirates - XRG) a tout de même réussi à s'octroyer un troisième bouquet, en cinq jours. Il avait démarré tranquillement sur le prologue, s'est fait battre par Dorian Godon au sprint la veille, mais au-delà de ces quelques petits accrocs, la moisson romande du Slovène est encore bien prolifique.
C'était attendu parce que le plateau proposé par l'épreuve suisse WorldTour ne présentait aucun autre alien, capable de rivaliser avec la puissance du double champion du monde. Mercredi, seul Lenny Martinez (Bahrain - Victorious) a été en mesure de le suivre dans la montée d'Ovronnaz, avant qu'il règle tout son petit monde au sprint. Le lendemain, "Pogi" a montré qu'il était capable de régler un sprint de costauds à Orbe, et ce samedi il a haussé le curseur encore d'un cran. Cela semblait tellement facile, tellement irréversible lorsqu'il a mis en route et que ses prétendants sautaient un à un de la roue du quadruple vainqueur du Tour de France.
Il a concassé Lipowitz
Seul Florian Lipowitz a réussi à tenir sa roue pour quelques hectomètres, avant d'être forcé de laisser partir le leader d'UAE qui a tout fait pour se débarrasser de l'Allemand, 3e du dernier Tour de France. Quand le Slovène roulait au train, le leader de Red Bull-Bora-hansgrohe allait bien, c'est quand il a mis un nouveau coup d'accélérateur qu'il a frappé sur la tête de son adversaire, comme il le fait si souvent.
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"J'aime bien les rythmes réguliers de montée. Il a juste couru pour me lâcher, ça a bien marché pour lui", a concédé l'Allemand, solide dauphin au général, 35 secondes derrière le leader. Le dernier kilomètre de montée, j'étais à la limite, je ne pouvais pas aller plus loin dans l'effort. J'ai géré la fin." Pendant la dernière descente du Jaunpass, Florian Lipowitz a continué à appuyer fort sur les pédales et n'a jamais concédé plus que les 20 secondes perdues dans les ultimes pentes de l'étape. Rivaliser avec Pogacar, quel que soit le terrain, n'a rien d'anodin. "Pogi" lui-même a reconnu que l'Allemand lui avait compliqué la tâche.
Ce n'est apparemment pas facile pour lui
"C'était super dur de lâcher Florian et aussi difficile de maintenir l'écart dans la descente. Il m'a rendu la tâche difficile, c'était super dur", a réagi le maillot jaune au micro de l'organisation, alors qu'il était sur les rouleaux. Interrogé sur la "facilité" qui transparaît à travers sa domination dictatoriale, le Slovène a balayé ce mot. "Je ne suis pas d'accord, les adversaires étaient très forts", a-t-il rétorqué. Pourtant, les faits sont là : partout où il court, le Slovène est en mesure de s'imposer. Il se plaignait après sa victoire à Liège de ne pas avoir beaucoup de jours de course, la Romandie a été un terrain propice à l'augmentation de son capital, autant qu'à son butin qu'il porte à sept victoires, à égalité avec Remco Evenepoel et Paul Seixas, au classement des coureurs les plus prolifiques de la saison.
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"Si l'organisation veut faire gagner Pogacar, c'est leur choix", la colère froide de Paret-Peintre
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Son succès suscite des soupçons de favoritisme avec Valentin Paret-Peintre qui a osé émettre des doutes sur le déroulement de la course, lui, le membre de l'échappée qui s'est fait reprendre dans le Jaunpass. "J'espère que les motos n'étaient pas trop proches derrière, parce que c'était le cas les deux derniers jours. Après si l'organisation veut faire gagner Pogacar, c'est son choix, c'est la vie…", a lancé le Français vainqueur au Ventoux, très déçu de ne pas avoir pu disputer la victoire sur la ligne à Charmey.
Il faudrait être dans les jambes du Slovène pour se rendre compte si c'est facile pour lui de gagner autant ou pas. Nous ne sommes pas dedans, mais sur un pur constat : personne ne lui résiste lorsqu'il décide d'appuyer sur les pédales dès que la pente se dresse. Un autre constat : Florian Lipowitz a rivalisé jusqu'à la ligne d'arrivée avec le Slovène qui doit une fière chandelle à son équipe qui a tout fait pour le ramener sur l'échappée. Ce n'était peut-être pas aussi facile et tranquille qu'on ne le pense, mais cela en avait tout l'air.
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Étape 4Broc → Charmey / 149.6 km
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T. PogacarTerminé
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