Tour des Flandres 2026 - "Il y a un phénomène qui rôde" : tous s'inclinent devant le roi Tadej Pogacar
Par Glenn Ceillier
Mis à jour 05/04/2026 à 23:00 GMT+2
Tadej Pogacar a encore une fois écœuré ses concurrents ce dimanche en s'imposant sur le Tour des Flandres. Le champion du monde les a fait craquer un par un. Et tous ont reconnu sa supériorité à l’issue de cette nouvelle démonstration. Il est "simplement trop fort", a résumé un Remco Evenepoel aussi honnête que désabusé.
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Tout le monde ne peut que s'incliner devant son talent et sa domination. Tadej Pogacar est comme ça : aussi insatiable que cannibale. Et à la fin, les autres ne peuvent que saluer leur roi. "Tu es une bête !", l'a félicité sur la ligne Wout Van Aert, quatrième ce dimanche sur le Tour des Flandres, dans des propos repris par Sporza. "Il ne m'a pas manqué grand-chose pour rester avec Tadej dans le Vieux Quaremont mais il a montré une fois encore qu'il était simplement trop fort. Aujourd’hui encore, il était imbattable", s'est incliné sur la RTBF Mathieu van der Poel, le dernier à craquer sur les routes flandriennes.
Inlassablement, Tadej Pogacar impose sa domination au reste du peloton. Et ne laisse même pas les miettes à ses collègues, même les plus illustres. Ce dimanche, le génial leader de l'équipe UAE Emirates-XRG a ainsi encore fait la loi. Il a essoré un par un ses principaux adversaires pour filer seul à 18 kilomètres de l'arrivée. Histoire de remporter le 12e Monument de sa carrière en s'offrant pour la troisième fois le Tour des Flandres. "J'avais l'impression de combler l'écart, mais Tadej a porté le coup fatal juste avant les Steenbeekdries, en attaquant. Il l'a fait exprès pour m'empêcher de le rattraper", a reconnu Remco Evenepoel, beau troisième pour sa première sur le Ronde.
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"UAE n'en a rien à secouer de la tactique"
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Van der Poel : "Je reste réaliste : Tadej Pogacar est l'homme à battre à chaque course"
Déjà vainqueur de Milan-Sanremo le 21 mars à l'issue d'un scénario dingue où on l'a vu chuter avant d'aller s'imposer dans un sprint mémorable face à Tom Pidcock, "Pogi" a l'habitude de frustrer tout le monde dès qu'il se présente au départ. Trois courses cette année à son programme, trois victoires dont deux Monuments. Et cette impression qu'il ne joue tout simplement pas dans la même catégorie alors qu'il parvient presque toujours à atteindre ses objectifs malgré les péripéties, des schémas de courses fous ou la concurrence.
Même les "autres fantastiques" semblent bien humains devant le double champion du monde slovène, qui a gagné dimanche son quatrième Monument consécutif. "J'ai un problème : il y a un phénomène qui rôde, a résumé van der Poel à Sporza. J'ai fait tout ce que j'avais à faire, mais il y avait quelqu'un de plus fort. Je n'y pouvais rien (…) Je développais 650 watts sur le Quaremont et pourtant, impossible de le suivre. Au moment où je pensais me rapprocher, Pogacar a accéléré de nouveau et j'ai lâché prise. J'ai dû m'incliner face à la force brute (…). J'ai tout donné, mais je reste réaliste : Tadej Pogacar est l'homme à battre à chaque course".
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Evenepoel : "C'est plus ou moins une première participation parfaite"
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Van Aert : "Comme à chaque fois que Pogacar participe…"
L'impuissance de van der Poel en dit long. Malgré son talent et sa soif de succès, le petit-fils de Raymond Poulidor, sacré trois fois sur le Ronde, courbe l'échine face à son rival. Tout comme Wout van Aert, qui semble accepter son sort. "Il s’est passé la même chose que l’an dernier, comme à chaque fois que Pogacar participe au Ronde. Il a attaqué. J’étais bien dans sa roue, mais j’ai un peu explosé dans la dernière partie. J’ai craqué à ce moment-là, mais cela se serait de toute façon produit plus tard dans la course", a avoué le Belge, qui rêve d'une victoire dans le Monument flandrien.
Un constat sans appel émis par l'un des ténors du peloton. Mais voilà, Tadej Pogacar est d'une autre planète encore. Au point qu'aujourd'hui, rien ne lui semble impossible. Alors qu'il vient de décrocher son 12e Monument pour s'installer seul à la deuxième place du classement historique, il semble en mesure d'aller chercher la légende Eddy Merckx et ses 19 succès. Ou même de devenir le premier coureur à remporter les cinq Monuments lors d'une même saison, alors qu’il vise dimanche prochain une première victoire sur Paris-Roubaix – le seul Monument qui lui échappe encore -. "Les cinq en une année ? Je ne veux pas trop y penser pour l'instant. Remporter une course de vélo, n'importe laquelle, est déjà tellement difficile. Il faut vraiment que tout s'aligne. Et Roubaix est celle qui me pose le plus grand défi. Mais je vais essayer", a-t-il temporisé dimanche. Mais tout le monde est persuadé qu'il a les jambes pour. Et notamment ses adversaires.
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