Tour des Flandres : Même leader, Chavanel sait qu'il devra anticiper

Même leader, Chavanel sait qu'il devra anticiper
Par AFP

Le 05/04/2014 à 23:39Mis à jour Le 06/04/2014 à 01:25

Malgré son nouveau statut de leader chez IAM, Sylvain Chavanel sait que pour gagner, il devra anticiper la bagarre entre les favoris dont il ne fait pas partie.

Deuxième en 2011, dixième en 2012 et 13e en 2013. Sylvain Chavanel (IAM) tourne autour de la victoire sur le Tour des Flandres depuis désormais trois années. Ce dimanche, il sera probablement encore la meilleure chance française de podium, avec Tony Gallopin. Libéré du joug de son ancien chef de file, Tom Boonen, et des consignes qui lui étaient alors imposées lors de ses cinq années passées chez Omega Pharma-Quick Step, le Poitevin aborde le Tour des Flandres avec le statut de leader. Une nouveauté que le Français veut exploiter.

A 34 ans, Sylvain Chavanel rêve de répéter sa prestation de 2011, conscient toutefois qu'il ne fait pas partie des favoris. D'ailleurs, pour lui, un coureur est au-dessus de tous les autres : "Pour moi, il n'y a qu'un favori, c'est Cancellara, pronostique le Poitevin. Tom Boonen n'est pas plus fort que les années précédentes. Quant à Peter Sagan, Cancellara le fera sauter de sa roue. Si ce n'est pas un de ces trois là qui s'impose, je vois bien Devolder faire un truc".

" Préférable d'avoir un peu d'avance"

Double vainqueur du Tour des Flandres, en 2008 et en 2009, Stjin Devolder - alors équipier de Chavanel à la Quik-Step - avait profité du marquage entre Cancellara et Boonen pour s'imposer en solitaire, reprenant les deux le Français, parti de loin. Pour réussir un classement dimanche face à ces gros moteurs, Chavanel estime qu'il n'aura pas le choix et devra courir de la même façon qu'à l'époque et "d'anticiper" : "Au Ronde, il vaut toujours mieux avoir un coup d'avance. Dans les monts les plus durs, les favoris vont sortir: il sera préférable d'avoir pris un peu d'avance", suggère-t-il.

Sans victoire depuis le début de la saison, une première depuis 2011, Sylvain Chavanel se veut rassurant : "Je suis en forme. J'ai fini cinquième d'A travers la Flandre et j'étais arrivé pour la victoire à Milan-SanRemo", rappelle-t-il avant de préciser que sa fraicheur pourrait payer en fin de course : "Je n'ai pas fait Gand-Wevelgem, ni Les Trois Jours de La Panne. A dessein car je souhaitais arriver frais dimanche. J'ai quinze jours de course en moins que l'an dernier à la même époque. Ce n'est pas plus mal". Difficile de le contredire quand on voit le parcours réservé au coureurs ce dimanche.

Un parcours toujours plus compliqué

Jeudi, Sylvain Chavanel et ses coéquipiers de l'équipe suisse IAM ont reconnu le parcours de cette édition 2014 du Tour des Flandres. Redessiné par les organisateurs à la suiote des critiques portées lors des deux précédentes éditions, le tracé est "beaucoup plus dur qu'auparavant", selon Chavanel. Malgré un nouveau parcours, chose toujours appréhendé par les coureurs, la difficulté des cinquante devraient proposés une course totalement débridée. C'est en tout cas l'avis du Français. "Dès la deuxième ascension du Quaremont, on n'arrête plus d'enchaîner les monts sans plage de récupération et ce jusqu'à la dernière ascension du Paterberg à 13 kilomètres de l'arrivée à Audenaerde, explique le leader de l'équipe IAM. Cela pourrait faire exploser la course, même si lorsqu'un tracé change on assiste souvent à une course d'attente", analyse le coureur de Châtelleraut, dans la Vienne.

Une chose est sûre, comme à chaque Tour des Flandres, il faudra jouer des coudes, au grand malheur de Sylvain Chavanel. "Je ne sais pas si c'est l'âge mais j'ai de plus en plus de mal à frotter", a-t-il confié vendredi au quotidien belge La Dernière Heure. "Or, il faut sans cesse se battre pour ne pas céder de terrain et remonter à l'avant. Il y en a qui prennent tous les risques, qui n'ont pas de limite. Moi si".

Pour ne pas avoir à frotter, une seule solution s'offre au Français : prendre les devants et partir loin de l'arrivée.

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