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Tour féminin de la Communauté de Valence : Van der Breggen, Niewiadoma, Longo Borghini… Toutes contre Demi Vollering
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Mis à jour 13/02/2025 à 00:02 GMT+1
Grande star de l'intersaison avec son transfert vers la FDJ-Suez, Demi Vollering reprend la compétition cette semaine à l'occasion du Tour féminin de la Communauté de Valence. Elle y retrouvera déjà son ex-mentor Anna van der Breggen, mais aussi Kasia Niewiadoma ou encore Marlen Reusser. Autant de pointures qui n'auront qu'une envie : battre la star néerlandaise.
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Par Benoît Vittek
Les regards se braquent sur Demi Vollering. Tout particulièrement ceux du public français, qui va pouvoir suivre cette semaine les premières performances de la star néerlandaise sous ses nouvelles couleurs de la FDJ-Suez, à l’occasion de la Setmana Valenciana. Mais l’attraction Vollering est globale : l'Oranje est une vainqueure du Tour de France. C'est une icône de son sport, déterminée à prendre encore une autre dimension en s’associant à une équipe française. Une star dont la venue dans l'Hexagone s’accompagne de celle d’un équipementier de pointe (Specialized) et d’un sponsor mondialement célèbre (Nike)… Elle est aussi la femme à battre, celle que tout le reste du peloton scrute.
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"Elle n’est pas numéro 1 mondiale, elle est deuxième", objecte malicieusement son nouveau directeur, Stephen Delcourt, avant d’admettre, mardi à l’occasion de la présentation de l’équipe FDJ-Suez pour la saison 2025 : "L’an dernier, Lotte Kopecky (championne du monde et numéro 1 mondiale) a fait une grosse saison, il y a eu des tensions internes qui ont fait que Demi n’est pas restée numéro 1, mais ça reste la meilleure cycliste au monde sur les Grands Tours en termes de palmarès sur les trois dernières années. Et nous, on va tout faire pour qu’elle soit la numéro 1 partout, mais aussi une numéro 1 qui sait faire gagner Évita (Muzic), Juliette (Labous) et d’autres coéquipières."
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Demi Vollering.
Crédit: Getty Images
Comprenez : aussi (sur)douée soit-elle, le salut de Vollering passera par le collectif de la FDJ-Suez, après avoir vu le collectif SD Worx précipiter sa perte l’an dernier, tout particulièrement sur le Tour de France, où elle apparaissait isolée, désemparée, sur son vélo comme en dehors de la course. "Le plus important, c’est la communication", souffle-t-elle aujourd’hui, en assurant (sans complètement convaincre) que "chez SD Worx, ça a plutôt bien fonctionné."
Il semble évident que la situation ne pouvait pas perdurer
L’équipe néerlandaise, puissance établie depuis de longues années au sommet du cyclisme féminin, incarne naturellement l’opposition numéro 1 face aux ambitions hégémoniques de Vollering et FDJ-Suez. La "super team" a toutefois bien changé à l’intersaison. Entre autres départs, la Suissesse Marlen Reusser s’est installée pour de bon en Espagne (Movistar) pour pouvoir jouer ses cartes, notamment sur les Grands Tours, après avoir été une domestique ultra-luxueuse pour SD Worx.
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"Il semble évident que la situation ne pouvait pas perdurer", nous disait-elle fin janvier, évoquant l’abondance de talents pour expliquer les départs de chacune : "Avec Lorena (Wiebes), il n’y avait pas de problèmes, mais entre Lotte, Demi et moi, nos profils sont trop proches et j’ai le sentiment que, pendant longtemps, c’était moi qui apportais l’équilibre en faisant le travail sur de nombreuses courses." Après une rentrée victorieuse à Majorque, la Suissesse est également à Valence pour une première opposition avec Vollering.
Van der Breggen sait ce qu'elle doit travailler pour battre Demi
Mais un autre duel attise les fantasmes depuis de longs mois et il connaîtra également son premier épisode cette semaine, avec le retour à la compétition d’Anna van der Breggen, ancienne équipière (la reine des Ardennes avait notamment adoubé sa successeure en menant Vollering vers la victoire à Liège en 2021) puis directrice, avant de se décider à remettre un dossard pour affronter celle qu’elle a entraînée.
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Anna van der Breggen
Crédit: Getty Images
Van der Breggen bénéficie-t-elle d’un avantage déloyal ? "Elle s’entraîne très dur, elle sait exactement ce qu'elle doit travailler pour battre Demi et, avec son talent et sa personnalité, je n’ai aucun doute sur sa capacité à gagner", nous assure sa compatriote Ellen van Dijk (Lidl-Trek). "Demi aussi connaît Anna par cœur", répond Delcourt. "Et elle n’est plus entraînée par Anna. On a fait évoluer sa façon de s’entraîner. Et puis, elle peut connaître par cœur… Quand ça va pousser plus de watts, ça sera le même résultat à la fin !"
Avec Kopecky, rendez-vous à Sanremo et sur le Tour
Pour Vollering et son nouvel entourage, on préfère élargir la focale. "Je suis curieuse de voir ce que Pauline Ferrand-Prévot et Anna van der Breggen vont faire", disait mardi la championne, heureuse d'ajouter dans la balance l’autre grand retour de l’intersaison. "Lidl, SD Worx, Canyon et UAE sont aussi des armadas", appuie Delcourt, impressionné par Elisa Longo Borghini sur l’UAE Tour. "Et il y en a une dont personne ne parle", s’étonne-t-il : "Kasia Niewiadoma ! Elle a gagné le Tour, et aussi la Flèche Wallonne, et maintenant, elle est associée avec notre ancienne leader Cecilie Uttrup Ludwig."
Le duo explosif sera également à Valence cette semaine, contrairement à Kopecky, dont la reprise est attendue sur Milan-Sanremo (22 mars). "L’an dernier, on avait des programmes séparés, parce qu’elle s’est concentrée sur le Tour et moi sur les Jeux et les Mondiaux, donc on a forcément eu moins de contacts", nous expliquait la Belge en décembre, après que la Néerlandaise l'a accusée de l'éviter l’an dernier. "J’espère que Demi sera heureuse avec FDJ et qu’on aura de belles batailles."
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La palette : Comment Kopecky a piégé Vollering dans le sprint final
Video credit: Eurosport
Ce sera le cas dès Sanremo, puis sur l’Amstel Gold Race et Liège-Bastogne-Liège, où Kopecky fera la paire avec Van der Breggen. Surtout, la Belge aux multiples talents a coché le Tour de France, dont elle avait pris la 2e place en 2023, derrière sa désormais ex-coéquipière Vollering. Depuis, elle a également fini dauphine du Giro 2024, derrière Longo Borghini. "Ce n'est pas parce qu'on a fini deuxième qu'on peut l'emporter, mais je veux vraiment voir ce que je peux faire avec une préparation adaptée", se projette Kopecky. La bataille des cheffes est attendue !
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