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L'heure de la confirmation
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Publié 28/03/2007 à 15:45 GMT+2
Les Championnats du monde sur piste débutent jeudi dans le vélodrome flambant neuf de Palma de Majorque, en Espagne. L'occasion pour le trio de sprinteurs français de confirmer l'or obtenu l'année dernière à Bordeaux. L'effectif tricolore allie qualité et
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Grégory Baugé, Mickaël Bourgain et Arnaud Tournant, qui avaient ramené l'or de Bordeaux l'année passée (l'un des deux titres français avec celui de Jérôme Neuville en scratch), jouent au plus haut niveau, tant par équipe qu'individuellement. Ils incarnent la tradition du sprint français qui, après avoir dominé le monde, a dû composer avec la montée en puissance de la Grande-Bretagne, devenue une grande puissance de la piste, et l'éclatante affirmation du Néerlandais Théo Bos, le dominateur des Mondiaux 2006.
Poussés par la concurrence, tant nationale qu'étrangère, les trois Français ont encore haussé le niveau si l'on se fie aux temps d'entraînement sur la rapide piste en bois blond (un mélèze de Sibérie) de Palma. "Excellents", glisse-t-on dans l'entourage de l'équipe de France au climat apaisé par rapport à l'année passée. Un modus vivendi a été trouvé entre les pôles de l'INSEP et de Hyères, traditionnellement rivaux, sous l'autorité de Florian Rousseau, le champion emblématique de la piste française.
Une concurrence accrue
Àdix-sept mois des JO de Pékin, chacun cherche à marquer des points. Baugé, déçu par son élimination prématurée du tournoi de vitesse à Bordeaux, veut se réhabiliter. Tournant, tracassé par une chute à l'entraînement voici deux semaines, est cependant prêt au combat. Quant à Bourgain, il touche à sa pleine maturité. "C'est peut-être son année", annonce son ancien entraîneur Daniel Morelon qui, après avoir passé la main avec son compère Gérard Quintyn, dispense ses conseils aux pistards chinois. "Il est plus fort que jamais et Bos, qui a chuté il y a peu de temps, ne semble pas aussi impérial".
La France, confrontée à un (heureux) problème de choix, a laissé de côté deux coureurs de première force qui n'ont pu déloger les titulaires. François Pervis (3e en 2006) se consacre ainsi au kilomètre, une épreuve de référence bizarrement placée lors de la dernière journée au contraire des années passées. Kevin Sireau, lui, fait ses débuts mondiaux en prenant part au keirin, en compagnie de Bourgain. Quant à Michael d'Almeida, un jeune espoir, il participe à l'omnium, une sorte de pentathlon de la piste (5 courses dans la même journée) nouvellement inscrit au programme.
De nombreuses échéances
La situation diffère dans les épreuves d'endurance, pour lesquelles un problème récurrent de recrutement se pose. Hormis quelques exceptions, les coureurs aptes à se distinguer sont peu disponibles en pleine période des classiques, à une période entre Milan-Sanremo et le Tour des Flandres. Quitte à délaisser la poursuite par équipes, promise aux rouleurs britanniques, la France a ciblé l'américaine et la course aux points en faisant appel à Matthieu Ladagnous (et Andy Flickinger), l'un des espoirs du cyclisme national sur la route.
Mais la concurrence s'annonce rude dans ces épreuves toujours aléatoires, tant des pays de l'Est (Russie, Ukraine) que des nations fortes de l'ouest (Grande-Bretagne, Pays-Bas, Italie, Espagne). Sur les dix-sept titres décernés dans un programme (très) touffu, encore alourdi de deux courses par rapport à Bordeaux, sept le sont pour les dames. Avec une espérance vivace de Clara Sanchez qui, déjà victorieuse à deux reprises du keirin, vise maintenant le podium de la vitesse, l'épreuve-reine de la piste
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