"Un titre à défendre"

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Devenu responsable du sprint français, Florian Rousseau reste exigeant et veut conserver le titre de vitesse par équipe lors des Mondiaux sur piste qui débutent jeudi à Palma de Majorque. "Satisfait du fonctionnement" de l'équipe tricolore, l'ancien coure

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Crédit: Eurosport

FLORIAN ROUSSEAU, à quel niveau mettez-vous la barre cette année ?
F.R: Comme l'année dernière, quatre médailles pour le sprint. Avec un titre à conserver, celui de la vitesse par équipes. En sachant que l'année dernière, on avait l'avantage de jouer à domicile.
En revanche, vous avez moins de pression...
F.R: L'année dernière, je ne savais pas à quoi m'attendre. A Bordeaux, le contexte était un peu particulier. On faisait le parallèle avec 1998 (une édition dominée par les Français, ndlr), on attendait beaucoup de moi. Mais ici aussi, on a la pression. Un entraîneur est aussi un compétiteur. On veut que cela marche.
L'entrée en matière s'est avérée difficile l'an dernier...
F.R: Il fallait au plus vite mettre tout ça au clair.
Crever l'abcès ?
F.R: Oui, mettre tout à plat pour que les athlètes se sentent mieux. Après Bordeaux, on s'est réuni, le DTN Patrick Cluzaud et les deux principaux concernés, Benoît (Vetu, le responsable du pôle de Hyères) et moi. Pour voir comment on allait travailler. Là, ça se passe bien entre nous. On a certainement des compétences différentes, mais qui sont complémentaires. On échange. Je suis satisfait du fonctionnement.
Comment se présentent les courses ?
F.R: Dans le tournoi individuel, l'objectif est de mettre l'un de nos trois participants sur le podium. Sur le kilomètre, Pervis doit franchir un pas après ce qu'il a fait en Coupe du monde, c'est à dire la deuxième place et peut-être titiller Hoy (le champion du monde). Henriette, lui, a fait pratiquement le temps de Pervis de l'an dernier. Chez les filles, Clara Sanchez a gagné plusieurs fois le keirin. Elle a progressé physiquement et elle a pris de la maturité tactiquement et techniquement pour la vitesse. Il y a aussi Bourgain et Sireau dans le keirin.
Et pour la vitesse par équipes ?
F.R: Il y a un titre à défendre. Cela va être très dur car, en face, les Britanniques sont au point. Ca va se jouer à très peu. Tout peut arriver, un départ loupé, une mauvaise sortie de la machine. Il faudra être irréprochable pour battre les Britanniques et les autres aussi. Il peut y avoir une surprise avec les Allemands qui ont un très bon démarreur.
L'équipe est-elle aussi forte que l'an passé ?
F.R: Oui même si l'an dernier elle s'est montrée exceptionnelle, sous la barre des 44 secondes. Baugé et Bourgain ont progressé chronométriquement. Tournant est très en forme, et même mieux que l'an dernier. Mais la barre est placée très haut.
Etes-vous satisfait des temps à l'entraînement ?
F.R: Les temps sont très bons mais je n'aime pas faire trop de prédictions. L'entraînement est une chose, la compétition une autre. Bourgain a fait 9 sec 62 en étant lancé par Sireau jusqu'au premier virage. Ca donne un ordre d'idée. La piste était très critiquée mais elle a un bon rendement.
Avez-vous préparé spécialement cette course ?
F.R: La différence, c'est qu'ils ont pu travailler ensemble le premier demi-tour, la phase critique, pendant le stage à Bordeaux. L'an dernier, cela s'était fait deux-trois jours avant le Championnat du monde.
Des trois sprinteurs français, l'un est-il au-dessus des autres ? Bourgain ?
F.R: Chronométriquement, il a fait de très bons temps sur 200 m. Il va vite et il a l'expérience. Il a les qualités pour être champion du monde de vitesse. Mais c'est valable pour les autres aussi.
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