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Il va devoir être patient
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Publié 04/03/2005 à 01:00 GMT+1
Trois semaines. C’est sans doute le temps que devra attendre Franck Bouyer, le coureur de Bouygues Telecom, avant de savoir si le Tribunal Arbitral du Sport, qui l’a reçu en audience ce vendredi, l’autorise à courir tout en soignant sa narcolepsie.
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Franck Bouyer devra patienter encore trois semaines avant de savoir si le TAS l’autorise à disputer de nouveaux des compétitions. A l’arrêt depuis mai 2004 à la demande de l’UCI et de l’AMA, le coureur de Bouygues Telecom espérait bien obtenir une réponse ce vendredi.
Franck Bouyer souffre de la maladie de Gélineau, ou narcolepsie catalepsie. Un syndrome qui provoque des endormissements subits. Depuis mai dernier, le coureur mayennais est pris entre deux feux. D'un côté, pour des raisons d'assurance, la FFC lui a ordonné de se soigner et de prendre le seul médicament réellement efficace, mais qui contient du Modafinil, un princpe actif porté à la liste des produits interdits. De l'autre, l'AMA et l'UCI lui interdisent de courir parce qu'il prend ce médicament.
Trois semaines de perdues
Bouyer espérait que le TAS lui accorderait une justification thérapeutique, blanc-seing lui permettant de courir tout en se soignant. Malgré la présence du docteur Nogues, spécialiste de la narcolepsie, du docteur Potiron, directeur du service de la médecine sportive au CHU de Nantes, et du docteur Mégret, médecin de la FFC, le TAS a réservé sa décision, qu'il devrait rendre d'ici trois semaines.
Trois semaines de perdus pour le coureur français, qu'on ne reverra pas sur le vélo avant le mois d'avril. Dans le meilleur des cas puisque, en cas de refus du TAS, il ne lui restera plus qu'à recommencer les longues procédures qu'il a déjà engagées depuis près d'un an.
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