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Valverde, suspension confirmée

Valverde, suspension confirmée
Par Eurosport

Le 16/03/2010 à 14:27Mis à jour

Le Tribunal arbitral du sport a confirmé mardi la suspension de deux ans en Italie de l'Espagnol Alejandro Valverde, pour dopage. Le vainqueur du dernier Tour d'Espagne reste donc suspendu jusqu'au 10 mai 2011. Et cette sanction pourrait être alourdie par l'UCI.

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a confirmé mardi la suspension en Italie pour une durée de deux ans pour dopage de l'Espagnol Alejandro Valverde, qui devrait être prochainement interdit de courir dans les autres pays par l'Union cycliste internationale (UCI). L'appel de Valverde contre la décision du Comité olympique italien (Coni) a été rejeté par le TAS dans une décision très sévère pour le coureur espagnol, l'un des grands noms du peloton mondial.

Le TAS, qui a estimé le CONI compétent pour prendre cette décision, a qualifié de "non seulement recevables mais encore pertinentes" les preuves utilisées dans la procédure et a jugé la "sanction proportionnée à la violation des règlements" par le coureur. Les avocats de Valverde ont réagi sans attendre en annonçant un prochain appel devant la justice fédérale suisse. Au motif, notamment, que l'un des juges du TAS serait "partial car il a travaillé pour l'Agence mondiale antidopage". Cet appel a toutefois peu de chances d'aboutir a priori, le tribunal fédéral suisse ayant débouté la quasi-totalité des sportifs qui ont fait appel devant lui ces dernières années.

Dans cette affaire qui va faire jurisprudence dans le sens où, pour la première fois, un sportif est sanctionné par une autorité antidopage dont il ne relève pas directement, le problème principal pour Valverde reste encore à venir. Le Murcian, qui est âgé de 29 ans, est menacé en effet d'une suspension à l'échellle mondiale de la part de l'UCI qui s'est déclarée déterminée, quelques minutes après la décision du TAS, à aboutir à cette sanction, dans le respect des "procédures adéquates".

Horizon bouché

La fédération internationale a déclaré "accueillir très favorablement la décision du TAS qui confirme les convictions qu'elle s'était formées sur la base de l'étude approfondie du dossier de 'l'affaire Puerto' et de l'implication d'Alejandro Valverde dans cette dernière". La question consiste maintenant à savoir à quelle date partira la -très probable- suspension qu'encourt Valverde. Le problème étant rendu plus complexe par l'appel interjeté conjointement contre la fédération espagnole par l'UCI et l'Agence mondiale antidopage (AMA), qui doit être examiné de jeudi à lundi prochain par le TAS.

Cet appel, remontant à fin 2007 (antérieur par conséquent à la sanction du Coni), concerne le refus de la fédération espagnole d'ouvrir à l'époque une procédure à l'encontre de Valverde, l'un de ses coureurs vedettes qui a accumulé les performances ces dernières années. Pour s'en tenir à ces dix derniers mois -depuis la suspension du Coni-, le leader de l'équipe Caisse d'Epargne, s'il a été privé de Tour de France, a notamment gagné le Dauphiné et la Vuelta en 2009, avant de remporter cette saison le Tour méditerranéen et se classer dimanche deuxième de Paris-Nice.

Seule certitude, le Murcian, qui a en théorie la possibilité de courir (sauf en Italie) tant que l'UCI ne s'est pas prononcée, a devant lui un horizon bouché. La suspension qui le guette au niveau mondial peut épouser les contours de la sanction italienne et aller jusqu'en mai 2011, auquel cas il devrait perdre le bénéfice des résultats acquis depuis dix mois. Elle peut aussi commencer à partir de ce printemps et repousser un éventuel retour au printemps 2012.Valverde, qui n'a jamais avoué de dopage, avait envisagé sa défaite devant le TAS. Dans un quotidien espagnol, il avait annoncé à la fin de Paris-Nice que dans cette hypothèse, il reviendrait au cyclisme et continuerait à gagner, "sans états d'âme."

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