Rien ni personne ne pouvait empêcher ce Championnat du monde 2011 de s'achever au sprint. Ce postulat étant posé, rien ni personne ne pouvait priver Mark Cavendish, le meilleur sprinter de la planète, de s'emparer du maillot arc-en-ciel. Fidèle au rendez-vous qu'il s'était fixé, l'homme de l'ile de Man a parachevé l'extraordinaire travail de toute l'équipe britannique, qui n'a cessé de contrôler la course, d'un bout à l'autre. Encore fallait-il concrétiser. Cavendish l'a fait. Même le faux-plat final n'a pas eu raison de lui. Matthew Goss, un peu court, n'a pu le déborder, alors qu'Andre Greipel, nettement en retrait, a arraché la médaille de bronze à Fabian Cancellara. Un podium qui, il y a un an, aurait été 100% HTC !
On annonçait le tracé danois peu sélectif. La course a largement confirmé ce pressentiment. Aucune échappée n'a pu contrecarrer les intentions du peloton et c'est tout sauf une surprise. Même la petite rampe finale placée dans le dernier kilomètre, avec son passage à 10% sur 200 mètres, n'a finalement pas perturbé la hiérarchie. Tous les cadors du sprint se sont donc donné rendez-vous dans la dernière ligne droite. Tous, sauf un. Thor Hushovd, tenant du titre, n'était plus là. Piégé par une chute qui a coupé le peloton en deux à environ 75 kilomètres de l'arrivée, le Norvégien n'a jamais pu revenir. Il a été vaincu sans avoir combattu. Frustrant, même s'il aurait sans doute eu beaucoup de mal à s'imposer face à ce Cavendish là.
Voeckler en vain
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23/09/2011 À 06:21
Le mérite de Cavendish est d'avoir conquis son titre à la force des cuisses dans le dernier faux-plat. Son équipe avait énormément travaillé auparavant, derrière les différentes échappées, avec une mention spéciale à Bradley Wiggins. Mais dans les trois derniers kilomètres il est apparu plus esseulé que Matthew Goss. Sur la droite de la chaussée, Cavendish a produit son effort au bon moment, débordant d'abord un Peter Sagan parti trop tôt, lui. Goss l'a menacé jusqu'au bout, mais il a manqué quelques mètres supplémentaires au vainqueur de Milan-Sanremo pour faire la différence. Les autres, tous les autres, étaient plus loin. Seul Fabian Cancellara a réussi à s'immiscer parmi les sprinters. Le Suisse échoue à quelques millimètres du podium. Mais ce n'était pas le jour des puncheurs, à l'image de Philippe Gilbert (17e) ni celui des baroudeurs.
Pourtant, ils sont nombreux à avoir tenté leur chance tout au long de la journée. A commencer par les Français, constamment présents à l'avant de la course, comme ils l'avaient promis. Anthony Roux s'est d'abord glissé dans la première échappée du jour, en compagnie de six autres coureurs, dont le Croate Robert Kiserlovski et l'Espagnol Pablo Lastras. Roux en fut le dernier rescapé, tentant encore sa chance en solitaire à 20 kilomètres de l'arrivée. Joli panache, même si on le devinait vain. Yoann Offredo avait rejoint en tête son coéquipier de la FDJ en partant dans un contre avec notamment Luca Paolini. Mais la Grande-Bretagne veillait.
Elle (sur)veillait encore lorsque Thomas Voeckler a tenté sa chance juste avant la fin du dernier tour. Mais c'était peine perdue. Il aurait fallu bien plus que le soutien de Nicki Sorensen et celui de Klaas Lodewyck, qui avaient pris la roue de l'Alsacien, pour espérer quoi que ce soit. Voeckler n'a jamais vraiment pu y croire. La dernière carte tricolore se nommait alors Romain Feillu. Ce dernier n'a pas démérité dans le sprint, en prenant la 6e place. Il était 10e l'an dernier en Australie. Difficile de lui en demander plus. Il est à sa place. Mark Cavendish aussi. Il avait beaucoup de pression et la semaine a été compliquée pour lui. Mais il a tenu sous la pression. Ça aussi, c'est la marque des champions.
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