Statu quo en tête

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L'Audi R10 TDI de McNish-Kristensen-Capello était toujours devant la Peugeot 908 HDi de Gené-Villeneuve-Minassian, dimanche à 9h00 du matin, en tête de la 76e édition des 24 Heures du Mans, alors que la pluie continuait à tomber sur la Sarthe.

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Crédit: Eurosport

L'Audi N.2 est passée en tête vers 5h20, avec Tom Kristensen au volant. Les écarts ont continué à varier entre les deux seules voitures encore dans le même tour, de 15 secondes à 3 minutes, au gré des ravitaillements et des conditions de piste très changeantes pendant toute la nuit. "C'est très difficile, dès qu'on appuie sur l'accélérateur la voiture part", a expliqué Jacques Villeneuve, très constant et prudent. "Mais ce n'est pas grave d'avoir cédé la tête, parce que quand ça redeviendra sec on repassera devant", a assuré le Québécois. Petit problème pour Peugeot, le soleil semblait vouloir faire la grasse matinée.
Personne n'est à l'abri d'une erreur. En début de nuit, Minassian a fait un tête-à-queue dans la ligne droite des stands, sans rien toucher. En fin de relais, Kristensen, septuple vainqueur, a fait un tout-droit dans la première chicane des Hunaudières, prenant soigneusement l'échappatoire, avant de passer le relais à McNish.
Dans le peloton de chasse, Franck Montagny, sur la 908 N.9, celle des "top guns", est remonté à la 3e place en dépassant Mike Rockenfeller sur l'Audi N.3, celle des "jeunes loups". Comme en tête, la bataille faisait rage entre ces deux voitures, mais avec des écarts plus réduits. La troisième et dernière couche de ce mille-feuilles au gazole, constituée de l'Audi N.1, celle des vainqueurs de l'an dernier, et de la 908 N.8, partie en pole position mais retardée par deux longues réparations, pointait un peu plus loin, avec des espoirs de victoire beaucoup plus vagues.
GT: Aston Martin et Ferrari mènent le bal
Derrière les six protos diesel, la meilleure voiture essence était toujours une Pescarolo-Judd, la N.17 de Primat-Tinseau-Tréluyer, devant la Courage-Oreca N.5 du trio Ayari-Duval-Groppi, retardée par quelques petits soucis (embrayage, démarreur). La Pescarolo N.16 a renoncé peu avant 7h00 du matin, moteur en vrac. La Courage-Oreca N.6 avait disparu beaucoup plus tôt, suite à une violente sortie de route de Marcel Fässler ayant provoqué la seule et unique sortie de la voiture de sécurité, peu après minuit.
En GT1, dans le duel entre Corvette et Aston Martin, les belles Anglaises ont pris l'avantage, grâce à Brabham, Turner et Garcia sur leur DBR9, par rapport à Fellows-O'Connell-Magnussen sur leur C6.R. En GT2, Mika Salo emmenait le défilé des Ferrari, soit cinq F430 devant quelques Porsche 997 rescapées. Le cap des 14 abandons a été franchi en tout début de matinée, sur 55 voitures ayant pris le départ samedi à 15h00. Un ratio très raisonnable pour des conditions aussi délicates.
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