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Armitages Boy à la retraite

Armitages Boy à la retraite

Le 15/04/2019 à 17:59Mis à jour

Le sublime étalon Armitages Boy va prendre sa retraite sportive à l'âge de dix-sept ans. Arrivé à haut niveau il y a neuf ans avec le cavalier français Aymeric de Ponnat, et poursuivant son ascension avec l'Italien Lorenzo de Luca, l'explosif bai se consacrera désormais à sa carrière de reproducteur en France.

Il est de ces chevaux qui marquent les esprit. Armitages Boy est un cheval à part qui s’est d’abord distingué sur la forme. En effet, sa manière unique de dégager ses postérieurs au-dessus d’un obstacle – sans aucun artifice – a suscité de nombreux émois au sein des amateurs de la discipline. Sa fougue, synonyme chez l’étalon de puissantes ruades, et son modèle parfait ont aussi contribué au mythe du charismatique bai. Mais après neuf ans à écumer les concours internationaux, l’Oldenbourg tire sa révérence, sportivement du moins. À dix-sept ans, il s’emploiera maintenant en tant que reproducteur au sein du haras de Saint Lô. En effet, Stephan Conter, propriétaire des écuries Stephex, chez qui le cheval a conclu sa carrière sportive, et d’une partie du cheval avec Grégory Mars et Guillaume Canet, a accepté de le confier au célèbre haras manchois tel que l’a expliqué Michel Guiot, co-gérant de France Étalons : “Nous sommes vraiment très heureux de la confiance que nous accordent les écuries Stephex. C’est une grande maison avec deux cavaliers évoluant à haut niveau. C’est un partenariat plein de promesses pour le futur. En plus, j’ai toujours adoré Armitages Boy! C’est un cheval qui n’est pas grand mais qui m’a toujours fait rêver avec sa souplesse, son équilibre et ses moyens impressionnants. Ses premières générations se révèlent très qualiteuses alors c’est d’autant plus excitant pour nous de pouvoir le ramener en France et de le distribuer en frais dès cette saison.”

Armitages Boy est né chez le Néerlandais Edwin Oude Kamphuis. Il a débuté les concours en France à l’âge de six ans, puis à l’âge de sept ans, il est passé sous la selle de Philippe de Balanda et a débuté les épreuves directement sur des épreuves de niveau Pro 3 et Pro 2. L’étalon est ensuite passé sous la selle d’Aymeric de Ponnat et a débuté les compétitions internationales. Leur première victoire à ce niveau a été célébrée dans le Grand Prix du CSI 2* du Salon du cheval de Paris en 2011. À partir de là, le couple a enchaîné les performances séduisantes, à l’image de leur sixième place dans le Grand Prix CSI 3* d’Arezzo, en Italie, ou encore de leur cinquième place dans le Grand Prix 4* de Bourg-en-Bresse. En 2013, tous deux ont participé à la victoire de la France dans la Coupe des nations Longines de Lummen, en Belgique, ainsi qu’à la troisième place des Bleus au CSIO 5* de Rotterdam, aux Pays-Bas. De plus, cette même année, ils ont pris part au triomphe des Tricolores lors de la finale de la Coupe des nations Longines à Barcelone, juste après avoir terminé onzièmes en individuel des championnats d’Europe d’Herning, au Danemark. En 2014, le couple a réalisé plusieurs bonnes performances équipes comme dans les Coupes des nations Longines de Lummen et de La Baule, où la France a terminé respectivement deuxième et première. Après une période moins vaste à cause d’une longue convalescence, l’Oldenbourg a été confié en 2016 à Lorenzo de Luca, cavalier italien de l’écurie belge Stephex, venant d’être racheté par Stephan Conter, Grégory Mars et Guillaume Canet. Le nouveau couple s’est octroyé dès ses débuts une troisième place dans une épreuve intermédiaire du CSI 5*-W de Vérone, en Italie, ainsi qu’une quatrième place dans le Grand Prix de Mexico et de Madrid, début 2017. Ils ont également participé à la victoire de l’Italie dans la Coupe des nations Longines de Saint-Gall, en Suisse, et à leur troisième place au CSIO 5* de Rotterdam. Puis, lors des championnats d’Europe 2017, le puissant étalon s’est blessé. Depuis cet événement, le petit bai a eu bien du mal à retrouver son mailleur niveau. Ainsi, à l’exception d’une troisième place au CSI5*-W de Leipzig, en Allemagne, Armitages Boy n’a guère brillé ces derniers temps. Mais l’Oldenbourg de dix-sept ans pourra à étinceller à présent en tant que reproducteur, lui qui semble si bien marquer ses produits. En effet, il y a quelques semaines, l’un de ses fils a créé le buzz sur les réseaux sociaux : on retrouve chez lui toute la souplesse mais aussi la fougue de son paternel !

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