Balou du Rouet, Cristallo I, ou encore Singular La Silla sont des étalons célèbres qui séduisent chaque année de nombreux élevages ou particuliers. Pourtant ces vedettes de la reproduction équine sont porteurs d’un gêne mutant qui peut nuire au poulain : le WFFS, ou syndrome du poulain fragile. Cette question est peu soulevée dans l’élevage français. A contrario, les stud-books des races équines allemandes et hollandaises communiquent régulièrement à ce sujet. Ainsi, sur le site de la race KWPN ont peu trouvé une rubrique spécifiquement destinée à ce sujet, en plus d’une liste des étalons pouvant transmettre cette maladie. 

Le 10 janvier, le site néerlandais Horses.nl a annoncé que sept chevaux du célèbre étalonnier Paul Schockemölhe étaient porteurs du gêne WFFS. En effet, celui-ci s’est vu obligé de tester ses étalons phares par les différents stud-books des races allemandes dont ses reproducteurs sont issus. Ainsi, 13,46% de ces chevaux sont atteints. Ce chiffre est légèrement au-dessus de la moyenne puisqu’habituellement 10 à 11% des chevaux de sports possèdent ce gène mutant, selon une étude menée en Europe. Ainsi, de véritables étalons stars de saut d’obstacles ou dressage de haut niveau tels que Top Gear (par Totilas), Chacgrano (par Chacco Blue), Action Blue (par Action Breaker), mais surtout Balou du Rouet (par Baloubet du Rouet) qui a sailli plus de deux cent cinquante jument l’an passé, sont reconnus comme porteurs du gène.

Le syndrome du poulain fragile, expliqué dans cet article de l’IFCE, cause de sévères problèmes de peau. Les poulains atteints connaissent dès leurs premières heures une hyper-laxité des articulations ainsi que des ulcérations ou plaies qui ne parviennent pas à partir. Au bout de quelques jours, le poulain doit être euthanasié ou meurt ; à noter, qu’il n’existe pas de traitement à l’heure actuelle. Pour qu’un poulain naisse malade, les deux parents doivent posséder le gêne WFFS. Si un des deux seulement est porteur du gène, alors il y a cinquante pourcents de chances que le poulain ait ou non ce gène dans son ADN. Mais aucune chance pour lui de développer la maladie. D’où l’importance de tester les étalons et les futurs poulinières, car ce syndrome peut être facilement évité si des croisements raisonnés sont pratiqués !
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