Coupe du monde : Romain Cannone s'impose à l'épée à Tbilissi à quatre mois des Jeux Olympiques de Paris 2024

Eurosport sur Google

L'éclaircie au milieu du brouillard. Miné par des querelles intestines qui ont mené à la démission du manager général de l'épée hommes Hugues Obry le mois dernier, Romain Cannone a retrouvé le goût de la victoire au meilleur des moments, vainqueur de la Coupe du monde de Tbilissi (Géorgie) samedi, à 4 mois des Jeux de Paris 2024. Son premier succès depuis le titre mondial glané au Caire (2022).

Romain Cannone aux Mondiaux 2022, au Caire. (Crédit - FFE).

Crédit: From Official Website

L'escrimeur français Romain Cannone a remporté samedi l'étape de Coupe du monde d'épée de Tbilissi en dominant le Belge Neisser Loyola 15-10 en finale. Ce succès tombe à pic pour le champion olympique de Tokyo, à quatre mois des Jeux de Paris-2024. Surtout en pleine tempête Hugues Obry, malgré la démission du manager général de l'épée hommes le mois dernier, jugée insuffisante par Romain Cannone et deux autres frondeurs en conflit avec Obry, Alexandre Bardenet, demi-finaliste en Géorgie samedi, et Yannick Borel, battu en quart de finale.
"On va droit dans le mur, a lancé la semaine passée Romain Cannone dans les colonnes de L'Equipe en compagnie des deux épéistes. On ne peut pas continuer comme ça avec Hugues dans le projet olympique et un directeur technique national acquis à sa cause." Un interminable hurlement libérateur a ponctué son succès samedi sur la piste de Tbilissi à l'issue de sa première finale sur le circuit mondial depuis son titre de champion du monde au Caire à l'été 2022.

Cannone scelle sa présence aux Jeux

Romain Cannone a par la même scellé sa sélection pour les Jeux, étant le Français le mieux classé à l'issue de cette ultime étape de Coupe du monde fixée pour départager les épéistes français. C'est même le cas sans doute des trois mousquetaires frondeurs, meilleurs tricolores samedi et bien installés dans le top 10 mondial.
Même si la sélection de Bardenet et Borel sera à confirmer lors d'une commission, difficile de les imaginer sur la touche, à moins de voir l'escrime française s'enfoncer un peu plus dans la crise. Fer à la main, Cannone a démontré toute la panoplie habituelle de "Pano" - son surnom - avec ses fameuses touches au pied, au gant et ses esquives. Reste le tournoi par équipes dimanche pour tourner la page du conflit Obry, absent en Géorgie mais resté dans l'encadrement pour superviser les plus jeunes.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité