Il n'y aura pas de victime

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Impliqués dans l'affaire des quotas, le DTN François Blaquart et de l'ex directeur général adjoint André Prévosto ont été sanctionnés par la direction de la FFF. Apprécié à la Fédération, Blaquart s'en sort avec un simple rappel à l'ordre. De son côté, Prévosto a été mis à pied pour six jours.

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Crédit: Eurosport

L'affaire des quotas, qui a fait trembler le football français au début du mois de mai, a trouvé mardi son épilogue administratif avec des sanctions légères contre le DTN François Blaquart, qui a reçu un avertissement, et le directeur général adjoint de la FFF André Prévosto, mis à pied six jours. "François Blaquart a reçu un avertissement et André Prévosto a été mis à pied pour six jours" par la FFF, a déclaré à l'AFP une source proche du dossier.
Les deux enquêtes ouvertes en parallèle par le ministère des Sports et la Fédération française avaient déjà lavé de tout soupçon le sélectionneur Laurent Blanc, contraint tout de même de présenter des excuses au 20 heures de TF1 pour ses propos lors de la réunion de la DTN du 8 novembre 2010, à l'origine de cette affaire. C'est également pour les termes utilisés lors de cette réunion, et pour le "dérapage" de celle-ci, que M. Blaquart a reçu un avertissement, a appris l'AFP de même source, qui a précisé que le DTN était maintenu dans ses fonctions, le Conseil fédéral lui accordant "toute sa confiance".
"On peut baliser, en non-dit, sur une espèce de quota", de joueurs bi-nationaux, avait déclaré M. Blaquart le 8 novembre selon le verbatim publié par le site d'information Mediapart. M. Prévosto, proche du président de la 3F Fernand Duchaussoy, avait lui reçu l'enregistrement de cette fameuse réunion réalisé par Mohamed Belkacemi, conseiller technique national pour le football des quartiers, mais n'avait pas averti sa hiérarchie.
C'est finalement lui qui est le plus sévèrement puni, puisqu'avec une mise à pied de six jours, avec retenue sur salaire, il a écopé de la "sanction la plus lourde avant le licenciement selon le règlement interne de la Fédération", selon la même source. M. Prévosto a déjà survécu à d'autres tempêtes: en novembre dernier, il avait déjà été accusé d'orchestrer des manoeuvres contre l'ancien directeur général de la FFF, Jacques Lambert, qui avait démissionné. Lui n'avait pas été inquiété.
Avertissement pour Boghossian
MM. Blaquart et Prévosto étaient les deux seuls protagonistes passibles de sanction, puisque, outre Laurent Blanc, l'entraîneur des Espoirs Erick Mombaerts avait lui aussi été épargné par le Conseil fédéral de la FFF en dépit de son rôle actif dans la conversation rapportée par Mediapart. Cadre d'Etat dépendant du ministère des Sports, M. Belkacemi ne pouvait quant à lui pas être sanctionné par la Fédération. Selon la source interrogée par l'AFP, la ministre des Sports Chantal Jouanno, qui à l'issue des commissions d'enquête avait parlé de "sous-entendus à la limite de la dérive raciste", a été tenue informée des décisions de la FFF. Sollicitée par l'AFP, elle n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'attente de l'officialisation des sanctions.
Dans une affaire distincte, la FFF a également infligé une sanction a minima à l'entraîneur-adjoint des Bleus Alain Boghossian, qui a lui aussi reçu un avertissement pour sa participation à un match amical à Grozny, en Tchétchénie, organisé par le très controversé président Ramzan Kadyrov. Un reportage de Canal+ l'avait montré être remercié par le chef de la police de Grozny d'une montre sertie de brillants. Des "précautions seront prises à l'avenir pour que de tels errements n'aient plus lieu", a déclaré à l'AFP la même source, qui a ajouté que les membres du staff de l'équipe de France devraient désormais informer la Fédération de leurs déplacements en dehors de leurs fonctions officielles.
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