Belgique: Objectif 2006

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Avec un groupe très rajeuni, la Belgique a raté la qualification pour l'Euro 2004. Les Diables Rouges, encore un peu verts, sont donc déjà tournés vers la prochaine Coupe du monde en Allemagne. La nouvelle génération est prometteuse, mais elle a besoin de

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Crédit: Eurosport

C'est le paradoxe belge. Les Diables Rouges, qui n'ont plus manqué une Coupe du monde depuis 1978, ont encore raté le wagon de l'Euro. La dernière qualification de la Belgique à une phase finale du Championnat d'Europe des Nations remonte maintenant à 20 ans. C'était en 1984. En 2000, les Belges devaient leur présence à leur statut de co-organisateur. Troisième d'un groupe pourtant abordable derrière la Bulgarie et la Croatie, la sélection d'Aimé Anthuenis a payé cher son manque de constance dans les matches décisifs (quatre points sur douze face à ses deux principaux rivaux).
L'explication de cet échec réside pour une bonne part dans le rajeunissement du groupe. Après un Mondial 2002 très réussi (qualification pour les huitièmes, où les Belges ont frôlé l'exploit face au Brésil), plusieurs cadres ont tiré leur révérence, à l'image de Marc Wilmots la grande figure de la sélection depuis dix ans. D'autres piliers, comme Verheyen, Boffin, Walem ou Strupar en ont fait de même. Aujourd'hui, il faut donc reconstruire, ce qui prend forcément du temps.
Programme chargé
Le prochain grand objectif pour la Belgique, c'est évidemment le Mondial 2006. Pour aller en Allemagne, les jeunes pousses d'Anthuenis ont besoin de s'aguerrir face à des grosses cylindrées. D'ici le début de la phase qualificative, les Belges vont donc se frotter successivement à la France, aux Pays-Bas, à la Turquie et à la Norvège. "Face à la France, le risque de prendre beaucoup de buts existe, mais j'ai demandé des adversaires de grand calibre, je ne vais pas me plaindre aujourd'hui" justifie le sélectionneur.
Anthuenis en est persuadé, il n'y a pas d'autre moyen pour ses joueurs de progresser. "Un Belgique-France est plus enrichissant qu'un Belgique-Slovaquie. Évidemment, il y a le danger de recevoir une raclée. J'ai regardé plusieurs fois la cassette d'Allemagne-France (0-3) et j'ai vu des Français au sommet de leur art. Alors, c'est vrai, peut-être que mercredi soir je reverrai mon jugement, mais pour l'instant je suis très heureux de jouer contre la France", poursuit-il.
"Le travail est en train de payer"
Aujourd'hui, les leaders du groupe ont pour nom Walter Baseggio, le milieu de terrain d'Anderlecht, Vincent Kompany, Eric Deflandre, Daniel Van Buyten ou encore Wesley Sonck. Ces trois derniers comptant d'ailleurs parmi les rares membres de la sélection retenue pour affronter la France à évoluer à l'étranger. Le niveau du championnat belge ayant tout de même beaucoup baissé depuis dix-quinze ans, les matches internationaux restent le meilleur moyen de s'endurcir pour les jeunes.
Après quelques mois de doutes, l'optimisme est revenu, au point de prendre le pas sur la frustration. "Notre entraîneur a pris des risques pour lancer des jeunes dans le groupe" témoigne Deflandre, le défenseur lyonnais. Nous savions que ce ne serait pas évident, mais le travail est en train de payer." Face à une équipe de France privée de quelques atouts maîtres, les Belges se disent finalement qu'ils ont peut-être un bon coup à jouer. D'autant que la dernière confrontation entre les deux équipes, en mai 2002, leur a laissé un bon souvenir...
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