En attendant que le nom du vainqueur soit révélé, nous sommes déjà sûrs d'une chose : le Ballon d'Or 2013 va couronner une "arme offensive" comme toujours depuis 2006 et le succès controversé de Fabio Cannavaro. Ribéry, Ronaldo, Messi ont pour point commun d'être des "dynamiteurs", au sens large du terme (que l'on peut opposer aux créateurs), ceux qui interviennent dans le dernier tiers du terrain, quand il s'agit de faire la différence.
C'est la première fois depuis 2008 que le Ballon d'Or accueille sur son podium trois joueurs de ce genre ; entre-temps, au moins un relayeur (barcelonais en l'occurrence, Xavi ou Iniesta) était parvenu à se faire une place au soleil parmi les finalistes. Victime de la machine Bayern, les deux Catalans ont été contraints de s'effacer face à l'hyperactivité de Ribéry.
Ribéry, Ronaldo, Messi... S'il fallait imaginer un prototype du super-attaquant moderne, la fusion des trois s'en rapprocherait très certainement. Même si aucun n'est un pur avant-centre, ni même un buteur façon renard des surfaces, les trois hommes combinent toutes les qualités nécessaires pour marcher sur les défenses du monde entier.
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Ronaldo, celui qui pourrait être 9

Commençons par le grand favori, Cristiano Ronaldo. Des trois finalistes, il est sans aucun doute celui qui se rapproche le plus du finisseur. Ses statistiques sont là pour le prouver, avec 29 buts inscrits pour "seulement" 6 passes décisives depuis le début de saison. Il faut dire que les qualités sont là : coups de pied arrêtés, bon placement dans la surface adverse, qualités des appels de balle, jeu aérien... Bref un numéro 9-type, qui n'en est pourtant pas un puisqu'il évolue toujours sur l'aile gauche du Real Madrid, et ce malgré les tests effectués par Carlo Ancelotti en début de saison pour le repositionner dans l'axe.
Par rapport à Ribéry et Messi, Ronaldo se détache sur ces qualités d'attaquant pur. S'il peut évidemment faire la différence avec le ballon dans les pieds, il se distingue par ses appels de balle, sa capacité à prendre intelligemment la profondeur, bien aidé par sa pointe de vitesse qui peut lui permettre de déposer n'importe quel défenseur. Sur ce point-là, Ribéry va peut-être être amené à s'inspirer de son prestigieux concurrent, lui qui doit parfois prendre des initiatives de ce genre dans le nouveau système de jeu de Pep Guardiola.

Cristiano Ronaldo celebra un gol realizando un saludo militar

Crédit: AFP

A Ribéry le volume 

Si Ronaldo a la surface de réparation pour terrain favori, Ribéry est sans doute le finaliste doté du plus gros volume de jeu. S'il n'a jamais été un milieu relayeur, de par sa zone d'influence beaucoup plus avancée que Schweinsteiger, Kroos ou maintenant Thiago et Lahm, le leader technique des Bleus est sans doute ce qui se rapproche le plus du "milieu excentré", avant tout chargé d'animer un couloir quand d'autres ne s'en servent que de point de départ pour couvrir ensuite tout le terrain. Si Ribéry est assez libre sous Guardiola, comme sous Heynckes, il reste avant tout un "homme de gauche" : son principal acolyte reste son latéral, David Alaba, et ses plus belles chevauchées se font le long de la ligne de touche.
En terme de qualités intrinsèques, au-delà de son volume de jeu et de son endurance impressionnante qui lui permet aussi de répondre présent défensivement à l'inverse de Messi et Ronaldo, le Français se distingue par sa capacité à percuter et ce, parfois sur de longues distances. Ribéry excelle quand il doit lui-même remonter le ballon et effectuer le bon choix dans la dernière passe. Le Barça s'en souvient. Des trois finalistes, il est aussi le seul à passer plus qu'il ne marque. Une preuve supplémentaire de son rôle plus reculé sur le terrain, mais pas moins dangereux pour les défenses.

Messi, roi des petits espaces

Dernier candidat au titre, sans doute le moins armé sur l'année, Lionel Messi est l'homme des petits espaces. Ribéry et Ronaldo sont des joueurs évidemment difficiles à contenir mais l'Argentin possède un point fort que ces deux adversaires n'ont pas, comme le reste du monde d'ailleurs : une conduite de balle ahurissante, avec un ballon qui colle littéralement à ses pieds.
Et cela complique forcément la tâche des défenseurs : si Ribéry et Ronaldo peuvent être contenus, non sans mal, par un marquage très serré et agressif (cf. le match de Zabaleta face à Ribéry lors du dernier Bayern Munich-Manchester City), les contrôles orientés et la conduite de balle d'un Messi à 100% le rendent peut-être encore plus dangereux lorsque le marquage se resserre sur lui. Formation à la Masia oblige, le quadruple Ballon d'Or est aussi le finaliste le plus efficace dans le jeu court. En contre-attaque, l'Argentin s'est aussi souvent montré à son avantage quand il s'agissait de lancer ses partenaires dans l'espace (Villa, Pedro, Sanchez etc...).

FOOTBALL - 2014 - Atletico-Barcelone - Messi

Crédit: AFP

S'il fallait résumer : à Ronaldo les grands espaces et la surface de réparation, à Ribéry l'aile gauche et l'activité défensive comme offensive et à Messi le jeu dans les petits espaces et les 30 derniers mètres. Trois hommes différents dans leurs approches sur le terrain mais un seul but : martyriser les défenses adverses, marquer et/ou faire marquer. Trois joueurs complémentaires ? Puisque le Ballon d'Or est une occasion de rêver, allons-y : oui, Messi, Ronaldo et Ribéry pourraient former un trio absolument dantesque... Qui à gauche ? Qui dans l'axe ? Qui à droite ? De simples détails ou presque tant la complémentarité entre les profils prévaut aujourd'hui sur les postes attribués à chacun.
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