Robert Lewandowski ou Zlatan Ibrahimovic. Mardi soir, un monument du football dira adieu au Mondial après la finale de barrage Pologne-Suède (20h45), probablement définitivement, au regard de leur âge respectif.
Pour "Ibra", qui aura 41 ans en octobre, avant le tournoi au Qatar (21 novembre-18 décembre), c'est à coup sûr la dernière chance de participer à la compétition planétaire. "Lewy", à 33 ans, est toujours au sommet de sa forme, mais bien malin qui pourrait dire s'il jouera encore en 2026, et à quel niveau. Mardi, le buteur du Bayern, double meilleur joueur FIFA 2020 et 2021, sera en tous cas le capitaine et le fer de lance des "Aigles blancs", devant leur public à Chorzow, dans le sud de la Pologne.
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Après avoir ressenti une douleur à un genou la semaine dernière, et avoir suivi un programme allégé, il a repris dimanche l'entraînement avec l'équipe. Zlatan Ibrahimovic n'est en revanche pas en condition. Blessé, puis laissé sur le banc, il n'a quasiment plus joué avec l'AC Milan depuis la mi-janvier. Jeudi, il était suspendu pour la demi-finale de barrage, remportée par les Suédois après prolongation contre la République Tchèque (1-0).
Zlatan ne débutera pas le match
Mais lui voit les choses à sa façon. "Un Mondial sans Zlatan n'est pas un Mondial", avait-il déclaré en 2018. Il a refait une sortie "à la Zlatan" la semaine dernière en affirmant : "Je joue, jusqu'à ce que quelqu'un meilleur que moi arrive. C'est pour cela que je joue toujours". Le sélectionneur Janne Andersson l'a ramené lundi à la réalité du moment. "Zlatan est une arme pour nous, mais il ne peut pas jouer toute la rencontre, a-t-il déclaré. Il a un certain nombre de minutes dans les jambes, mais combien, c'est dur de le déterminer. Il ne débutera pas le match, (même s'il est) très probable qu'il entre en jeu".
Cette finale de barrage aura aussi un fort relent de revanche pour les Polonais. Le 23 juin à Saint-Pétersbourg, lors du dernier match de phase de groupes de l'Euro, Robert Lewandowski avait répondu par un doublé à un autre doublé d'Emil Forsberg, l'attaquant de Leipzig. Mais la Suède s'était imposée (3-2) dans le temps additionnel grâce à un but de Viktor Claesson, éliminant la Pologne dès le premier tour.

La Suède remontée contre la FIFA

"Cela va certainement être chaud", a d'ailleurs pronostiqué Emil Forsberg, habitué à affronter Robert Lewandowski sur les pelouses de Bundesliga. "On a gagné l'été dernier et donc ils auront sans doute soif de revanche. Leur mettre une nouvelle claque, ça serait quelque chose", a-t-il ajouté.
Avant même le coup d'envoi mardi, la tension est montée d'un cran. La Suède n'a pas du tout apprécié que la Pologne soit qualifiée d'office pour cette finale, en raison de l'exclusion par la FIFA de la Russie, son adversaire désigné, pour cause de guerre en Ukraine. "Le principe de jouer dans les mêmes conditions, c'est-à-dire jouer et gagner deux matches de compétition pour atteindre la phase finale de la Coupe du monde, devrait s'appliquer", a estimé Hakan Sjöstrand, le président de la fédération suédoise.
La décision de la FIFA est "complètement insensée d'un point de vue sportif", a renchéri Janne Andersson. La Pologne arrive donc en ayant joué juste un match amical jeudi en Ecosse, sans Robert Lewandowski ménagé. Elle a arraché in extremis à Glasgow un nul 1-1 grâce à un penalty à la quatrième minute du temps additionnel. Pendant que la Suède battait les Tchèques après prolongation. Entre ces deux formations capables d'aller chercher un résultat dans les derniers instants, la qualification se jouera peut-être au bout du suspense... et pourquoi pas aux tirs au but.
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