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BELLE TRACE - Adil Rami : "Là où je suis le meilleur, c’est là où l’on ne m’attend pas"
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Publié 22/11/2023 à 12:23 GMT+1
Quand on échange avec le footballeur Adil Rami, on ne peut jamais savoir à l’avance ce qu’il va se passer. Flo Masnada en a fait la joyeuse expérience dans le dernier épisode du podcast Belle Trace où elle recevait le champion du monde. L’occasion de revenir sur sa carrière à part. Spoiler alert : ça parle un peu de son parcours, mais ça part surtout dans tous les sens. Du Adil Rami pur jus.
Adil Rami est l'invité de Flo Masnada dans Belle Trace.
Crédit: Eurosport
L’ancien joueur de 37 ans n’a pas peur des mots quand il s’agit de parler de sa carrière. Adil Rami le dit fièrement : "J’ai l’une des plus belles et atypiques carrières du football français". Le gamin né en Corse de parents marocains est arrivé à Fréjus vers l’âge de 5 ans. "J’étais hyperactif et j’ai essayé tous les sports du monde, sauf que ma mère était inquiète pour mon avenir. À l’âge de 16 ans je suis rentré à la mairie de Fréjus comme mécanicien et le soir je m’entrainais avec l’ES Fréjus. Le club ne me donnait que 500€ par mois en tant que footballeur et à la mairie je touchais le SMIC".
Jamais passé par un centre de formation, Rami est repéré par le LOSC avec qui il fera un essai d’une semaine. "Derrière, on m’a rappelé pour faire partie de l’équipe réserve où la moyenne d’âge était de 15-16 ans, alors que moi j’en avais déjà 19. J’ai su m’adapter aux entrainements et à l’époque j’ai pris 10 kilos de muscles en 8 mois".
Tout s’accélère pour le défensur qui se retrouve propulsé en équipe de France après seulement 12 matchs pro. Sa première sélection ? Il l’apprend… dans un jacuzzi. "J’étais dans le jacuzzi après un match à Lille. Rio Mavuba passe devant moi et me dit « bravo Adil, tu es en équipe de France ». Je me suis dit qu’il me faisait une blague. Je ne savais même pas qu’il y avait l’annonce d’une liste à ce moment-là. Je me suis levé, ma serviette autour de la taille avec mes claquettes toutes mouillées et devant l’écran dans la salle des kinés je vois mon nom défiler. Je le relis parce que je suis dyslexique et je me dis qu’il y a eu une faute de frappe et que c’est en fait le gardien Ulrich Ramé. Sauf qu’en allant mettre mes affaires dans le bac, j’ai vu tous les médias qui m’attendaient en salle de presse et j’ai compris".
Au fil des années, Adil Rami est devenu l’une des personnalités phares de l’équipe de France. "On a plus parlé de moi sur la Coupe du Monde 2018 que de certains joueurs qui étaient sur le terrain. Ma personnalité a su plaire". Ce qui ne l’a pas empêché de passer par des périodes plus noires après leur sacre. "Moi, j’ai grandi dans la galère. Donc là où je suis le meilleur, c’est là où on ne m’attend pas. Je suis le meilleur quand on me critique".
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Adil Rami, avec Troyes en L1 face à Reims - 24/10/2021
Crédit: Imago
Récemment retraité des terrains, l’éternel positif ne regrette qu’une chose : "J’ai été impatient et je me suis brûlé les ailes. Mais je vais pouvoir l’apprendre à mes enfants. J’ai envie qu’ils trouvent leur vocation. Ce n’est pas donné à tout le monde de se lever le matin et de faire ce que l’on aime". Retrouvez les bons mots d’Adil Rami sur le podcast Belle Trace et sur toutes les plateformes de streaming.
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