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Ribéry revit avec le Bayern

Ribéry revit avec le Bayern
Par Eurosport

Le 12/09/2011 à 08:44Mis à jour Le 12/09/2011 à 10:28

Décevant avec les Bleus, Franck Ribéry a encore brillé avec le Bayern Munich en signant un doublé face à Fribourg (7-0), samedi. Une réussite qui doit rendre jaloux Laurent Blanc et le pousser à se poser des questions. Reverra-t-on un jour le « Kaiser Franck » en équipe de France ?

En Allemagne, on ne doit pas comprendre le débat qui agite l'équipe de France. Franck Ribéry est-il toujours indispensable aux Bleus ? Doit-il sa place de titulaire à une protection de Laurent Blanc ? Autant de questions qui doivent sembler farfelues pour les spectateurs de la Bundesliga. Car, outre-Rhin, on ne connaît pas le même Ribéry. Preuve en est le match que le Français vient de livrer face à Fribourg (7-0), samedi. Après avoir ouvert son compteur face à Kaiserslautern, il s’est offert un doublé qui porte portant à 34 son total de buts dans le championnat allemands.  Pour couronner le tout, ses deux réalisations face à Fribourg sont de toute beauté : une talonnade dos au but pour la première, même si l'ombre d'un hors-jeu planait sur la passe de Gomez, et un enchaînement contrôle, grand pont sur le défenseur Nicu et frappe du gauche imparable pour la seconde.

 "Je suis redevenu le Ribéry d'avant ! Je me sens bien cette saison grâce au coach Jupp Heynckes", s'est donc réjoui l'international français, en référence à ses deux bonnes premières saisons, avant ses problèmes relationnels avec l'entraîneur néerlandais Louis van Gaal, limogé en avril dernier. "Je ne me sentais pas bien ces deux dernières saisons. J'étais triste, je ne prenais pas de plaisir. Mais tout va beaucoup mieux maintenant", a-t-il une nouvelle fois expliqué. Au Bayern, on peut témoigner de cette métamorphose. "C’est un autre Franck Ribéry", confirme Karl-Heinze Rummenigge, le président du club. Samedi, le « Kaiser Franck » lui a presque fait oublier l'absence de son compère néerlandais Arjen Robben, ménagé pour sa pubalgie et qui reste incertain pour le déplacement à Villarreal pour l'entrée en lice dans la phase de poules de la Ligue des champions, mercredi.

 Après Robbery, Gomery

Mais le coup du nouveau départ, Ribéry nous l’a déjà fait en équipe de France. "J’espère que l’on retrouvera le Franck Ribéry de 2006. Je suis là pour ça. Je veux reprendre du plaisir avec les Bleus", promettait-il avant les deux rendez-vous face à l’Albanie et la Roumanie. Mais l’ancien Marseillais, qui reconnaissant tout de même que ses matches disputés sous le maillot tricolore "n'ont pas été les meilleurs", a encore déçu. Si l’envie était là, ses prestations, ont laissé un goût d’inachevé. Aucun but, aucune passe décisive. Ribéry a expliqué avoir "eu quelques problèmes avec ses adducteurs après le match international", celui disputé avec la France la semaine dernière à Bucarest contre la Roumanie (0-0) en qualifications à l'Euro 2012. "C'est pour ça que j'ai fêté (mes buts) avec le Doc et le kiné. Mais je suis à 100%", a-t-il rassuré.

Mais cela ne saurait expliquer un passage à vide qui dure depuis trop longtemps. Alors reverra-t-on un jour le Ribéry version Bayern en équipe de France ? Laurent Blanc devra peut-être réfléchir à la meilleure utilisation à faire du joueur. Alors qu’il a obtenu le côté gauche qu’il réclamait, le Bavarois ne semble pas trouver sa place en sélection. En Bundesliga, il est le joueur qui touche le plus de ballons dans la moitié de terrain adverse (231 par match), loin devant son dauphin (191). Une piste à creuser… A moins qu’il soit mieux entouré à Munich. En club, Ribéry récite une partition en accord parfait avec le reste de la section offensive, que ce soit Kroos, Müller ou Gomez. Après "Robbery", la presse allemande parle ainsi de "Gomery" pour traduire son duo avec Mario Gomez. Cette saison, Ribéry totalise trois buts cette saison mais aussi deux passes décisives dont celle délivrée à l’international allemand sur le 4e but du Bayern. Il est déjà en route pour battre son record de buts qui est de 11 en 28 matches pour ses débuts en Bavière en 2007-2008.  Les Bleus aimeraient eux aussi en profiter.

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