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L'Impact d'Henry battu et frustré

L'Impact d'Henry battu et frustré
Par AFP

Le 11/03/2020 à 08:42Mis à jour Le 11/03/2020 à 08:48

LIGUE DES CHAMPIONS CONCACAF - Apathique en première période, l'Impact Montréal de Thierry Henry a réagi en seconde, mais perdu sur sa pelouse face au club hondurien d'Olimpia (1-2), mardi en quart aller de Ligue des champions Concacaf, contraignant les Canadiens à un exploit au retour.

Au coup de sifflet final, la grimace de l'entraîneur français en disait long sur l'énorme frustration éprouvée après ce premier acte, qui constitue sa toute première défaite en cinq matches officiels (trois nuls, une victoire).

Pendant les 90 minutes qui ont précédé, il a hurlé, râlé, levé les yeux au ciel, serré les poings. Il a même cru retrouver le sourire, en calmant son banc surexcité à la 84e minute quand un penalty a été sifflé pour son équipe après une main adverse dans la surface. Avant d'afficher rapidement son incrédulité après que l'arbitre fut revenu sur sa décision, sur intervention du juge de ligne.

"Je ne parle pas de l'arbitre !", a ensuite prévenu Henry face aux journalistes, lors de la conférence d'après-match.

Cette séquence assez improbable est venu éteindre les espoirs de remontée de l'Impact. Tout le contraire de ses dernières sorties, où il avait mené 2-0 contre le Deportivo Saprissa au tour précédent, et à Dallas, samedi en championnat MLS, avant de craquer sur la fin et concéder le nul.

Henry mécontent des cadeaux offerts

Ce nul, Montréal n'a donc pas pu l'arracher malgré d'énormes efforts fournis et des occasions nettes, face à une équipe d'Olimpia qui avait su parfaitement profiter de ses largesses défensives en première période. Au grand dam de 20.243 spectateurs présents malgré l'inquiétude liée à la propagation de l'épidémie de nouveau coronavirus.

Jerry Bengtson, profitant d'un mauvais placement de la charnière centrale, a remporté son duel face au gardien (15e), avant que Jorge Ramirez ne double la marque au bout d'une contre-attaque menée à toute vitesse (41e).

"On ne peut pas donner ce genre de buts que j'appelle des erreurs d'école", a déploré Thierry Henry tout en soulignant les "45 bonnes minutes de (son) équipe en deuxième période".

Un match retour complexe

Au retour des vestiaires, les joueurs montréalais se serrant au centre du terrain pour invoquer l'union sacrée, ont en effet vite repris du poil de la bête quand Saphir Taïder a expédié sous la barre un missile des 30 mètres en demi-volée (47e). De quoi redonner l'oeil du tigre à son coach français dans un échange de regard entre les deux hommes.

Ensuite, des vagues bleues n'ont cessé d'affluer vers les cages d'Alex Güity, le portier entré en début de match pour suppléer Edrick Menjivar, blessé après un dégagement. Jackson-Hamel (64, 76) a manqué deux bonnes opportunités, Taïder a tiré trop haut un coup franc à 20 mètre (71), Wanyama a été contré in extremis dans les arrêts de jeu... De quoi pousser le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France à encore se prendre la tête entre les mains.

Mais aussi de soulagement, quand il a vu ce ballon longer lentement la ligne de but de son gardien après un dernier contre hondurien (90+4). Un motif d'espoir, à une semaine de jouer le match retour au Honduras? A la vue de la seconde période, sûrement. Il faudra éviter de réitérer la même entame.

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