Community Shield – Opposé au champion Arsenal, Manchester City s’avance sans Pep Guardiola ni Rodri, les garants de ses derniers succès

Eurosport sur Google

Orphelin de Pep Guardiola, et bientôt de Rodri, Manchester City s’avance vers Arsenal sous un jour nouveau, pas forcément plus beau. Sous l’égide d’Enzo Maresca, les Skyblues tenteront de ne pas laisser le doute s’introduire en remportant le Community Shield dimanche. Les ajustements de l’Italien ont produit des choses intéressantes en préparation, à confirmer face aux Gunners, nouvelle référence.

Sans Pep Guardiola et bientôt sans Rodri, Enzo Maresca doit chasser la peur du vide à Manchester City.

Crédit: Getty Images

L’éclipse a duré tout l’été dans le ciel de Manchester City. Astre couronné et chéri par toute une ville, Pep Guardiola s’est peu à peu éteint dans un environnement dévorant. Après dix ans jalonnés de titres, de désillusions, mais surtout de joies, les Skyblues ont dit adieu au démiurge de leurs beaux jours. Comme si perdre le guide ne suffisait pas, le point d’ancrage de tout le système construit par le génie espagnol est sur le point d’amarrer à Barcelone, motivé notamment par les conseils de vous-savez-qui.
Guardiola et Rodri en moins, c’est tout un pan conquérant de l’histoire des Cityzens qui se fait la malle. Rarement la main légère à l’heure de signer des chèques à rallonge, City a embauché Enzo Maresca, au repos depuis son départ de Chelsea le 1er janvier, pour chapeauter le nouveau projet. L’Italien n’est pas un inconnu à Manchester. Adjoint de Guardiola lors de la saison du triplé (2022-2023), Maresca s’est également occupé des U23 du club (2020-2021).

Un nouveau triangle, une nouvelle boussole

Avec le nouveau venu sur le banc, un premier bastion de recrues est attendu, surtout dans l’entrejeu. Elliot Anderson a paraphé son contrat de cinq ans juste après la Coupe du monde. Et l’Anglais ne sera pas la seule nouveauté dans le secteur. Rodri, Bernardo Silva et Tijjani Reijnders partis (ou en cours), du sang neuf doit être injecté urgemment. Selon Fabrizio Romano et une batterie d’insiders, cela ne fait que peu de doutes que le nouveau triangle enchanteur de l’Etihad sera composé d’Anderson, accompagné d’Ayyoub Bouaddi et d’Enzo Fernandez.
picture

Elliot Anderson ist der neue Rekordtransfer von Manchester City

Crédit: Getty Images

Vraisemblablement, l’ardoise sera très salée, avec plus de 300 millions d’euros investis pour cette mue. Derrière, du gardien aux latéraux en passant par l’axe, peu de changements devraient pointer le bout de leur nez. Maresca n’imagine pas non plus chambouler son attaque, construite autour de son golgoth norvégien. Eblouissant lors de son premier Mondial, Erling Haaland a repris les affaires courantes et sera encadré de deux dragsters. Pas une nouveauté dans la forme. Attendez seulement d’observer comment ces ailiers sont utilisés par le nouvel héraut.

Nuances et promesses : "le style de jeu est très attractif"

"J’ai regardé les matches amicaux en Corée du Sud et le style de jeu est très attractif, s’enflamme Jérémy Doku, fraîchement prolongé jusqu’en 2031 et de retour à l’entraînement collectif. Il (Maresca) nous demande beaucoup sur le plan offensif et c’est ce que j’aime. Je suis donc très impatient de travailler avec lui." L’international belge sait de quoi il parle. Arme de destruction massive des défenses adverses, Doku a régulièrement été l’option privilégiée la saison passée lorsque le ballon arrivait dans le dernier tiers.
picture

Enzo Maresca is ready to take Man City to a new level

Crédit: Getty Images

Seulement, quelque chose va changer. Maresca a sa propre recette. Pas si lointaine de celle de son précepteur, mais sans doute tout aussi emballante à appliquer, pour ne pas dire plus. Adepte des projections saillantes vers le but adverse, le technicien transalpin valorise énormément les lames aiguisées sur les côtés. Dans son Chelsea, parfois irrégulier et lénifiant lors de certaines après-midis, le poids des ailiers provocateurs et centreurs était considérable (Pedro Neto, Noni Madueke) dans l'animation offensive.

Une copie blanche à habiller, des réponses à trouver

Jouer avec des flèches est une chose, trouver comment exploiter leur potentiel en est une autre. A l’occasion de la tournée en Corée du Sud, les premiers rouages d’une organisation amovible ont été assemblés. Pas de ligne excessivement haute, mais un pressing invasif une fois le cuir franchissant le rond central. Dès lors, fini les atermoiements lancinants, les circuits millimétrés, le contrôle exacerbé. Place au football débraillé, aux choix risqués, aux coups d’œil sans cesse donnés vers l’avant. C’est dans ce nouveau décor qu’Antoine Semenyo s’est régalé contre l’Atlético de Madrid (deux passes décisives), profitant des espaces pas encore étouffés par un bloc disloqué.
picture

Rodri, Guardiola et Bernardo Silva avec la FA Cup, dernier trophée de l'ère Pep

Crédit: Getty Images

Avec Guardiola, City pensait plus vite. Maintenant, il agit aussi plus vite. Dès lors, pas question de se laisser bercer par le narratif d'une période creuse inéluctable une fois les départs marquants entérinés. Maresca veut apposer son sceau, et gagner vite. "Pour moi personnellement, c'est un trophée, pose sans ambiguïté l’entraîneur des Skyblues, motivé par ce Community Shield face à Arsenal (16h). Et quand des trophées sont en jeu, qu'une finale est là, vous allez toujours essayer de gagner le match." En reconstruction, le projet bleu azur aura fort à faire face à la force tranquille du champion d’Angleterre, qui n’aspire qu’à de simples retouches avant d’ambitionner d'étendre ses conquêtes. "Nous sommes Manchester City et nous allons essayer de combler l'écart avec Arsenal et de rivaliser à nouveau," promet Maresca. Quelques gros chèques ne suffiront peut-être pas à habiller une copie blanche. Les réponses, peut-être les doutes, arriveront sans doute bien assez tôt.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Plus de détails
Publicité
Publicité