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Brésil-Espagne (3-0), finale de la Coupe des confédérations 2013 : l'antisèche d'Eurosport.fr

Brésil-Espagne (3-0), l'antisèche: la Seleçao, championne du monde
Par Eurosport

Le 01/07/2013 à 07:47Mis à jour Le 01/07/2013 à 09:28

Brésil-Espagne (3-0) : voici notre analyse, nos choix, notre mauvaise foi. Dimanche au Maracana, c'est le Brésil qui avait la classe du champion tout-terrain. Grâce à une magnifique maîtrise tactique, grâce à des individualités comme Neymar et Fred, éblouissants, la Seleçao a assuré qu'elle avait le potentiel d'une équipe championne du monde.

LE JEU : L'infernal pressing brésilien

L'Espagne a dominé le monde du football ces dernières années grâce à sa faculté à récupérer rapidement le ballon dans les pieds de l'adversaire grâce à la qualité de son pressing. Face au Brésil, elle a été prise à son propre jeu. Même après l'ouverture du score précoce de Fred (2e), la Seleçao a continué à harceler le porteur du ballon, empêchant systématiquement les Espagnols de ressortir proprement le cuir, un domaine dans lequel l'équipe de Vicente Del Bosque excelle habituellement. Exceptionnellement privée d'une relance propre, la Roja s'est retrouvée exposée. La formation de Luiz Felipe Scolari s'est procuré des situations dangereuses dans les trente mètres de l'Espagne grâce à cette récupération haute. Le talent et le réalisme de ses attaquants, ainsi que les largesses des défenseurs espagnols au marquage, ont fait le reste.

LES JOUEURS : Neymar et Fred trop forts, Iniesta trop seul

Neymar a éclaboussé cette finale de toute sa classe. En plus de son but, superbe, la star brésilienne a réussi des gestes de génie, dont un qui a abouti à la troisième réalisation auriverde par Fred. L'ancien Lyonnais, déjà buteur dès la deuxième minute, a été l'autre héros d'une Seleçao où les individualités n'ont pas failli. Thiago Silva, pas toujours irréprochable sur cette compétition, a retrouvé toute sa maîtrise aux côtés d'un David Luiz impérial, tandis que le duo Paulinho-Luiz Gustavo, talentueux et complémentaire, a fait la loi dans l'entrejeu. A l'inverse, les Espagnols sont globalement passés à côté de leur match. Sauf un, toujours le même. Dans le marasme, Andres Iniesta s'est démené pour rallumer la flamme rouge. Mais la furia était brésilienne, et Don Andres était bien trop seul pour la contenir.

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Au Maracana, le Brésil n'a pas seulement infligé à l'Espagne sa première défaite en compétition officielle depuis le revers subi par la Roja face à la Suisse en phase de poules de la Coupe du monde 2010. Cela faisait en effet 28 ans que la Seleccion n'avait pas perdu sur un score d'une telle ampleur. Il faut remonter à 1985 pour retrouver la trace d'une défaite aussi lourde pour l'Espagne. C'était face au pays de Galles, à Wrexham (3-0).

LE TOURNANT QUI N'A PAS EU LIEU : L'incroyable retour de David Luiz

41e minute : L'Espagne a refait progressivement surface après une entame très délicate et le but de Fred d'entrée de jeu. Servi par Fernando Torres, Juan Mata trouve Pedro dans la surface en première intention. L'attaquant espagnol devance la sortie de Julio Cesar pour inscrire ce que tout le monde pense être le but égalisateur. Mais pas David Luiz. Le défenseur brésilien revient de nulle part pour dégager le ballon juste devant sa ligne d'un superbe tacle. La Roja a laissé passer sa chance. Trois minutes plus tard, Neymar inscrit le deuxième but de la Seleçao pour lancer définitivement le Brésil vers la victoire.

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LA QUESTION : Le Brésil fera-t-il mentir l'histoire ?

Si brillant soit-il, le succès du Brésil sur l'Espagne est plutôt une mauvaise nouvelle pour la Seleçao d'un point de vue statistique. Jusqu'ici, le vainqueur de la Coupe des Confédérations n'est jamais parvenu à remporter la Coupe du monde l'année suivante. Et les Brésiliens, qui avaient déjà remporté cette épreuve en 1997, 2005 et 2009 avant leur sacre en 2013, sont les mieux placés pour le savoir. Il est cependant difficile de ne pas voir dans cette équipe auriverde un champion du monde en puissance après cette démonstration face au tenant du titre. Il appartiendra aux partenaires de Neymar de faire mentir l'histoire en confirmant cette impression l'an prochain.

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