Au bout d'un suspense insoutenable, le Real Betis Balompié a remporté la Coupe d'Espagne 2021-2022 ! Dans le stade olympique de La Cartuja de Séville, les Béticos ont dû patienter jusqu'à l'épreuve des tirs au but pour dompter le FC Valence (1-1, 5-4 tab). Après avoir ouvert le score par Borja Iglesias en début de match, les Verdiblancos se sont fait rejoindre au score par une réalisation de Hugo Duro. Vainqueur d'une rencontre très intense sur le plan physique mais dominateur du point de vue des occasions de but, le Betis de Nabil Fékir soulève ainsi la troisième Coupe du Roi de son histoire après 1977 et 2005. Ce soir, le football espagnol a récompensé l'équipe la plus joueuse, et c'est tant mieux comme ça.
Le film du match
Liga
Dans l'attente, le Real se contente d'un nul
20/05/2022 À 20:56
Juan Miranda se souviendra longtemps de cette nuit du 23 au 24 avril 2022. Dans la fièvre andalouse, le joueur de 21 ans né à Olivares, dans la communauté de Séville, a transformé le tir au but décisif pour offrir le titre de vainqueur de la coupe d'Espagne à son équipe de cœur. Comment ? En trompant Giorgi Mamardashvili d'un contrepied plein de sang froid, puis en s'agenouillant sur la pelouse les larmes aux yeux avant de voir ses coéquipiers le couvrir d'amour.
Lors du dernier trophée remporté par le Betis en 2005, Miranda avait 5 ans. Mieux encore: le défenseur central était présent dans le stade Vicente-Calderon, ancien écrin de l'Atlético de Madrid, pour assister au sacre des Sévillans après leur victoire contre Osasuna (2-1). Qui soulevait le trophée pour les siens ce soir-là à Madrid ? Joaquin Sánchez Rodríguez. Ce soir à Séville, c'est à nouveau Joaquin, 39 ans, qui a reçu des mains du roi d'Espagne le trophée tant désiré après dix-sept ans d'attente. Une soirée que ni le capitaine sévillan ni tous les fans du Betis ne vont écourter, après tant de souffrance endurée.
Englué dans le ventre mou de la Liga espagnole, le FC Valence partait pourtant avec un avantage de poids face au Betis. Les Chés ont remporté huit fois le trophée dans leur histoire, soit quatre fois plus que leurs adversaires du soir. Mais cette année, le Betis offrait plus de garanties dans son jeu pratiqué grâce notamment à son milieu de terrain XXL avec William Carvalho, Sergio Canales et Nabil Fekir.

Musah condamne Valence

Très tôt, le Betis a d'ailleurs pris le meilleur sur Valence à la suite d'un mouvement collectif initié par... Fekir. En lançant Hector Bellerin sur le côté droit, l'international français a permis à son coéquipier espagnol de servir Borja Iglesias pour l'ouverture du score de la tête (10e, 1-0). Très en jambes ce soir à Séville, le Panda a pesé sur la défense adverse, comme en témoigne le carton reçu par Gabriel Paulista tôt dans la partie pour un coup donné à l'avant-centre andalou (5e). Mais au moment où le Betis semblait maîtriser son sujet, Valence a trouvé l'ouverture sur son premier tir du match et Hugo Duro a trompé Claudio Bravo à l'aide d'un joli ballon piqué (30e, 1-1).

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Avec cette égalisation, le Betis s'est recroquevillé et la tension a commencé à gagner les esprits des acteurs présents sur la pelouse. Dans une finale très âpre, Valence a fait valoir son statut d'équipe la plus indisciplinée d'Espagne (698 fautes et 130 cartons jaunes toutes compétitions confondues depuis le début de saison !). Doucement mais sûrement, les hommes de José Bordalas ont instauré un climat où les coups et les fautes d'antijeu sont venues ternir le spectacle mais pas l'enjeu. Dans toute cette ferveur, le Betis a trouvé les ressources pour créer du danger et frapper deux fois le poteau par Canales (43e) et Juanmi (78e). Sans la vigilance de Mamardashvili devant ce même Juanmi (65e), mais aussi Fekir (82e) et Iglesias (90e), Valence aurait pu craquer avant la prolongation.
Mais les Chauve-souris ont tenu et se sont même procurés la balle de match sur un tir de Carlos Soler repoussé par Bravo dans le temps additionnel (91e). Après une prolongation marquée par les sorties de Fekir et Canales, Pellegrini a fait confiance à tous ses remplaçants entrés en cours de jeu pour tirer dans la séance. Ainsi, Willian José, Joaquin, Andrés Guardado, Cristian Tello et Juan Miranda ont tous marqué. De l'autre côté, Yunus Musah a envoyé son tir au-dessus. Un échec suffisant pour combler le Betis de bonheur. À Séville, la nuit est loin, très loin d'être finie...
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