Vingt-neuf ans après sa dernière finale, qui l’avait sacrée à domicile, l’Algérie a accroché une deuxième étoile à son maillot. Comme lors de la phase de groupes, les Fennecs sont venus à bout du Sénégal sur la plus petite des marges en prenant l’avantage au début de la partie (1-0). Derrière, l’Algérie n’a fait que défendre, matérialisant cette expression qui consiste à affirmer qu’un tel rendez-vous se gagne avant de se jouer. C’est un peu cruel pour les Lions de la Teranga, qui se sont battus comme ils ont pu mais sont restés approximatifs dans le dernier geste. Pour eux, c’est une nouvelle chance de titre qui s’éloigne, et une malédiction qui se perpétue compétition après compétition.

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L’Algérie est sur le toit de l’Afrique, et c’est tout un pays qui sera en liesse dans les heures et jours à venir. Sans livrer le plus beau match de sa compétition, la sélection emmenée par Djamel Belmadi, qui a marqué de gros points, a transformé son statut de favori en réalité. On ne retiendra grand-chose de celle du terrain, en revanche, tant cet affrontement, qui fut un remake de la phase de groupes, a davantage ressemblé à un combat rugueux. Le match avait pourtant débuté de la meilleure des manières, quand Baghdad Bounedjah a ouvert le score sur une frappe détournée par Salif Sané ayant lobé le malheureux gardien du Sénégal (0-1, 2e).

Ce but a d’abord donné de la confiance aux Fennecs, avant de les éteindre complètement jusqu’au coup de sifflet final. Comme s’il avait inhibé l’Algérie au lieu de la libérer. Les partenaires de Riyad Mahrez ont alors multiplié les fautes, symbolisant la tension immense qui régnait dans le Stade International du Caire. À l’arrivée, c’est peu dire que cette victoire n’a tenu qu’à un fil, le Sénégal étant peu à peu monté en puissance à partir de la fin de la première période et une frappe enchaînée de M’Baye Niang (38e). Une première alerte qui en a entrainé d’autres.

Le VAR a encore frappé

Après la pause, l’Algérie ne s’est pas beaucoup plus réveillée. Elle avait pourtant toutes les raisons de le faire face à des Lions qui avaient les crocs, à défaut de crampons affutés. Ils pourront aussi pester contre le VAR, qui a poussé l’arbitre à invalider un penalty qu’il avait au préalable accordé pour une main dans la surface d’Adlène Guédioura (60e). À sa décharge, le milieu de terrain avait les bras collés et il n’y avait pas d’intentionnalité dans son geste. Malgré ce nouveau vent contraire, le Sénégal a poussé, permettant à Niang, encore, de prendre sa chance (66e) avant que Raïs M’Bolhi ne claque un tir de Youssouf Sabaly (69e). Une ultime tentative signée Ismaïla Sarr plus tard (83e) et l’Algérie, solide derrière, notamment sur les coups de pied arrêté, tenait sa CAN.

Les Fennecs ont frappé six fois moins que leurs adversaires ce vendredi soir. Mais ils ont su marquer ce but qui change le destin d’une nation. On oubliera sans doute très vite la physionomie de cette finale fermée et pendant laquelle ils ont été timides. Mais pas la manière avec laquelle ils ont porté l’espoir de tout un peuple, jusqu’à lui apporter ce bonheur suprême qui n’est pas près de s’éteindre. Et avec lui, la génération Mahrez pourra peut-être voir plus loin.

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